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« Puisse le sort vous être favorable »

Quel ironie… L’idéologie perpétrée par le Capitole et le Président Snow dans l’état de Panem, dans Hunger Games dépasse largement le modèle décrit par Louis Althusser.

Ce dernier, dans le prolongement de la pensée marxiste, dénonce l’exploitation de la classe ouvrière par la bourgeoisie et soutient que l’idéologie vient avant tout du système de répression d’un Etat.

La société construite dans Hunger Games illustre parfaitement tout ce qu’Althusser dénonce. Décryptage.

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La réussite ou poursuite de pulsions inassouvies

Qu’est-ce que réussir dans la vie dans notre jargon quotidien ?

Est-ce devenir riche et être reconnu(e) de tous ?

Atteindre les sommets de la gloire dans une société où l’individualisme pousse à la concurrence et aux débauches populairement envieuses ?

L’usage, dans le milieu économique, est de mener son entreprise au sommet, d’avoir de bonnes idées et de gagner beaucoup d’argent, ou plutôt, que son entreprise ait beaucoup de rentabilités. Tout cela en soi n’a rien de critiquable, d’un point de vue purement moral.

Mais le constat est que l’homme a trop tendance à ne pas séparer ses ambitions professionnelles de ses passions et désirs personnels : combien d’articles de journaux ont jusqu’à présent révélé des faits scandaleux de ce genre ?

La prise de risque est telle que le concerné peut se retrouver pris au piège dans son jeu de l’assouvissement inassouvissable, au point de faire du mal aux concurrents de son travail et à ses propres proches.

 

Jordan Belfort alias le loup de Wall Street s’efforce à résoudre ses problèmes passionnels, non pas ceux-là liés à la passion d’amour mais ceux-là avidement épicuriens.

Tout au long du film, il mijote, détruit les autres, que ce soit de manière économique (il arnaque sans scrupules des clients naïfs car miséreux), ou sentimentale (il trompe sa femme et mène ses collègues à faire de même). Jordan est très fort car fait intelligemment ce qu’il fait de mal et y réussit : il devient millionnaire.

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Malgré le fait que le film soit assimilé à une banalisation du sexe, de la drogue et de la violence par le succès qu’il eut auprès des jeunes, il est en réalité une critique acérée du comportement de Jordan.

Leonardo Dicaprio, interprète de Jordan, affirme cela lors de la promotion du film :

« Le film pourrait ne pas être compris par certains. J’espère que le public comprend que nous ne tolérons pas ce comportement, que nous le condamnons. Le livre était une mise en garde et si vous restez jusqu’à la fin du film, vous comprendrez ce que nous affirmons à propos de ces gens et de ce monde, car ce dernier est toxique. »

Toxique car complètement illusionné. Un monde où la libido se confond avec le travail de manière follement décadente.

 

Le comportement de Jordan peut être mis en relation avec ce qu’écrivit Marcuse dans Eros et Civilisation.

Car c’est un philosophe dont certains de ses travaux se proposèrent à traiter de la relation possible entre la libido sexuelle et le travail dans la société.

Mais il est difficile de penser, comme l’affirme Marcuse, qu’il serait préférable de lier, voire de confondre raison et instinct afin de permettre à l’individu une liberté d’action nouvelle, plus en accord avec ses réelles envies, lorsque Scorsese révèle à quel point les actes de Jordan prennent à la moutarde.

 

Heureusement pour les jeunes, la morale du film est bonne, même si de nombreuses scènes du film n’y portent pas. Jordan Belfort s’engage, après avoir trahi ses amis et anciens collègues à la police et avoir tout perdu, vers la rédemption et enseigne l’économie à des étudiants.

 

Constat final :

Il n’a pas « « réussi sa vie », mais a « réussi dans la vie », en étant riche, distingué, respecté de ses collègues de travail et bien accompagnée par la séduisante Naomi.

Soupçonnez l’ironie.

 

 

Sources et références :

Marcuse, H. (1955). Eros and Civilization. Boston : Beacon Press.

Scorsese, M. (2012). The Wolf of Wall Streetsexe [Enregistrement Vidéo]. Etats-Unis : Red Granite Pictures, Appian Way Productions, Sikelia Productions.

Allociné. Après les critiques, Leonardo DiCaprio prend la défense du « Loup de Wall Street ». Consulté le 13/01/2016 sur http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18629761.html.

Photographie : deux images issues du film

Premiers vœux avec Adobe

Dans cette période hivernale, j’ai tenu à souhaiter mes meilleurs vœux à mes proches, amis, professeurs, bref… la terre entière. Mais je voulais aussi utiliser des outils que je ne maitrise pas encore. Au bout de cinq heures de prise de tête ( oui je suis parti de très bas ) voila ce qui en est sorti :

Une création jumelant un travail sur Photoshop, After effect, et Première pro. la première de son espèce.

May all your dreams come true….

Dérivés de Derrida

Jacques Derrida (1930-2004) est un phénoménologue français de renommé qui fit ses études littéraires à Louis le Grand, puis se lia dans ses travaux avec Foucault et Althusser à l’Ecole Normale Supérieure de Paris et devint ainsi structuraliste, puis enseigna en Hypokhâgne dans une école préparatoire et à l’université de la Sorbonne.

Derrida prône une compréhension des phénomènes du monde dans leur objectivité la plus pure grâce à la déconstruction (méthodologie par l’absence de structure) ; il cherche avant tout à comprendre et à retranscrire ses travaux de manière universelle.

Dans ses Echographies de la télévision, une interview menée par Stiegler retranscrite sous la forme d’un livre, Derrida explique quelle est la place des nouveaux médias à son époque et quels sont leurs effets sur notre philosophie de vie.

Derrida cherche à savoir à quel point les médias peuvent contrôler des individus. Il veut dépeindre et tenter de penser de manière éthique la place des médias et des nouvelles technologies dans notre société.

 

Voici un extrait qui, par l’exemple de la télévision, montre l’enfermement qu’elle fait subir.

« Prenons l’exemple de la télévision. La télévision introduit dans le chez-moi l’ailleurs, et le mondial, à chaque instant. Je suis plus isolé, plus privatisé que jamais, avec chez moi l’intrusion en permanence, par moi désirée, de l’autre, de l’étranger, du lointain, de l’autre langue. Je la désire et en même temps je m’enferme avec cet étranger, je veux m’isoler avec lui sans lui, je veux être chez-moi. Le recours au chez-soi, le retour vers le chez-soi est d’autant plus puissant, naturellement, qu’est puissante et violente l’expropriation technologique, la délocalisation. »

Derrida montre le pouvoir de la télévision, un médium qui permet de s’ouvrir au monde tout en restant chez soi. Nous comprenons alors l’effroi encouru par un dispositif audiovisuel aussi attrayant, effroi qui est que nous ne maitrisons pas ce qui est diffusé et que nous en sommes pour ainsi dire esclaves, car notre psychisme interagit sans qu’on le veuille avec ce que la télévision diffuse.

Il est alors terrible de se rendre compte que la télévision nous empoisonne, qu’elle nous fait croire à des choses en nous privant de notre sens critique. C’est le cas notamment des émissions de télé-réalité ou des TV-shows qui vont nous donner des informations liées au domaine du social et peut-être nous inciter à nous imprégner de certains mode de vie.

 

Dans Confessions d’un homme dangereux réalisé par George Clooney, Mr. Barris, le personnage principal, est un producteur de jeux télévisés qui va inventer des émissions populaires telles que The Dating Game, The Gong Show ou encore The Newlywed Game et les diffuser sur les chaines américaines. Il va pervertir l’esprit de millions d’américains à cause de leur contenu pesant et provocateur.

Extrait de Confessions d’un homme dangereux qui montre le contenu critiquable de la télévision américaine de la fin des années 70 : ici, c’est le Gong Show.

 

Nous devrions donc puiser dans les œuvres de Derrida un conséquent nombre d’informations afin à l’avenir de ne pas nous sentir dépasser par le développement des technologies et de ne pas sombrer face à l’explosion et au contrôle interne des médias.

 

Sources et références :

Derrida, J. Stiegler, J. (1996) Echographies de la télévision. Entretiens filmés Paris : Galilée.

Clooney, G. (2002) Confessions d’un homme dangereux. Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne : Miramax Films, Mad Chance, Section Eight, Allied Filmmakers, JVS & Co., The Kushner-Locke Company, NPV Entertainment and Village Roadshow Pictures.

Youtube. Confessions of a Dangerous Mind (6/10) Movie CLIP – The Gong Show (2002) H. Depuis la chaine de Movieclips. Consulté le 27/11/2015 sur https://www.youtube.com/watch?v=nOu9n4ulmRk

Photographie : Image extraite d’une scène du film

Diagnostiquer et Traiter

Dans les années 90, la psychiatrie moderne découvre un nouvel outil: le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), classification détaillée des différents troubles mentaux selon les symptômes observés. L’objectif du DSM n’est pas la compréhension de la maladie, mais l’efficacité du diagnostic et de la mise en place du traitement adéquat. L’outil se veut descriptif, non analytique.

Cette approche de la souffrance psychique par la description minutieuse des comportements ne peut manquer de nous rappeler l’analyse des systèmes de surveillance par Michel Foucault. Pour ce dernier, l’observation et la description d’un individu aboutissent à l’assujettissement de cet individu par la structure qui observe et décrit. La thèse est semblable à l’analyse de l’idéologie de Louis Althusser : lorsqu’un système veut soumettre un individu, le meilleur moyen est de faire de lui un Sujet, cela en le définissant précisément… en le décrivant méthodiquement.

Hunger Games (Gary Ross, 2012)
Hunger Games (Gary Ross, 2012)

Les stéréotypes nous cachent bien souvent une réalité inquiétante. La description des systèmes totalitaires que nous offre la culture populaire des années 2000 est significative : Hunger Games, Divergente, The Giver… nous présentent des sociétés aliénant les individus en effaçant les différences (uniformes de rigueur, émotions et opinions interdites, etc…). Tout l’inverse de la description Althusserienne de l’idéologie.

The Giver (Philip Noyce, 2014)
The Giver (Philip Noyce, 2014)

Qu’en est-il des stéréotypes en vogue sur le traitement psychiatrique ? La camisole de force, les électrochocs douloureux, l’enfermement, le personnel sadique… Pourtant la camisole et les électrochocs ont disparu du paysage psychiatrique depuis près d’un demi-siècle. Les hôpitaux manquent de lit, et le suivi des patients en structure ouverte est largement favorisé (les hôpitaux de jour). Cela signifie-t-il que la psychiatrie moderne ne joue plus aucun rôle répressif aujourd’hui ? Nous en doutons.

Requiem for a Dream (Darren Aronofsky, 2000)
Requiem for a Dream (Darren Aronofsky, 2000)

Le DSM en est déjà à sa cinquième actualisation, toujours plus précis dans sa description des troubles psychiques. En quoi l’approche descriptive de la souffrance psychique pourrait assujettir le patient ? Voici comment : une description de la souffrance peut se substituer à une expression de la souffrance. Nous l’avons personnellement observé : devant un psychiatre, si vous décrivez votre mal-être et que votre description correspond à ce qui figure dans les manuels de psychopathologie, le médecin s’empressera de prendre des notes ; il approuvera vos dires, les validera, bienveillant ; votre souffrance est entendue. Si ce que vous dites n’est inscrit nul part dans la littérature psychiatrique, votre parole pourrait bien être inaudible, nulle.

«  LE VRAI VISAGE DU COMMUNISME »

     Louis Althusser, philosophe français est au XXème siècle un des nombreux membres que contient le parti communiste.

     Si à travers l’histoire l’idéologie communiste a pris une connotation négative, au début du XXème il était tout a fait courant de faire parti de ce parti. Revisitons sa définition même : cette idéologie prône une « formation économique et sociale caractérisée par la mise en commun des moyens de production et d’échange, par la répartition des biens de produits suivant les besoins de chacun, par la suppression des classes sociales et l’extinction de l’Etat qui devient l’administratif des choses ». Comme il est explicité, c’est tout d’abord un ensemble de doctrines qui visent à l’instauration d’une société sans classes sociales.

     Cette idéologie découverte par Marx au XIXème s’est vue très vite écrasée par différentes personnalités. L’exemple le plus revisité est celui des soviétique et du bloc communiste qui a fait l’objet de la Guerre Froide, s’opposant aux Américains, Pays-continent capitaliste,

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mais il s’agit aussi de Mao Zedong, chef du parti communiste chinois, à l’origine du courant maoïsme.

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     Ce qui était avant tout un tout, une union, derrière cette idéologie qui semble pacifique, le communisme cherchait avant tout à détruire la bourgeoisie, à la rendre à néant. La violence a répondu face à la violence, le parti a été rapidement suivi, puis dirigé de manière totalitaire. C’est ainsi que le tout est devenu division.

Althusser, avant tout philosophe, a ainsi voulu revisiter le parti communiste, plus particulièrement marxiste et s’est ainsi rapproché du structuralisme, ainsi, il rejoint étroitement par ses réflexions des chemins de pensée  de Barthes, de de Saussure, de Jakobson.

L’ideologie ou la manipulation de masse

à l’origine on entend par idéologie le science qui étudie les idées dans leur fond et leur formes. Mais elle est surtout réputée de nos jour pour son utilité politique. Louis Altusser, qui est l’un des fondateur du structuralisme et aussi l’un des hommes les plus marquant de son temps. Professeur à l’E.N.S, il a planché sur l’utilisation de l’idéologie au service d’une poignée.

Qu’est ce qu’une idéologies ? Au sens qui nous intéresse c’est la capacité à « programmer » l’esprit humain dans un but précis. Les politiciens et les publicitaires véreux le fond très bien. En effet sans un mot, mais juste en jouant sur les codes et les schémas pré-conçus ils parvienne à implanter dans le cerveau de leur cible un désir précis. Ici comme le disait Spinoza, « la liberté n’est atteinte que lorsque nous maîtrisons les causes qui nous déterminent » là il est clairement question d’une attaque sur notre liberté de penser.

Le sommet de cet « art » est quand on passe des envies personnelles pour valeur universelles. Ou quand on programme le cerveau d’un tiers en créant le besoin. Afin de s’enrichir.

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Idéologie et Freudisme

Louis Althusser était un philosophe français du XXème siècle, appartenant au groupe du Parti communiste français, il suivait en parti la pensée marxiste, expliquant la lutte des classes et dénonçant l’exploitation de la classe ouvrière par la bourgeoisie et le système capitaliste. Il consacra une grande partie de son travail à l’appareil idéologique d’état et aux modes de productions.

L’idéologie serait d’abord crée grâce aux appareils répressifs d’Etat, ce qui correspondrait à toute institution ayant une portée arbitraire et punitive à chacun comme la police et les tribunaux, l’idéologie serait aussi dictée par les appareils idéologiques d’Etat qui eux, toucheraient à l’ordre de lieux d’émergence d’idée et de pensées comme la famille, l’école et la religion.

A l’heure actuelle, le modèle d’Althusser est plus que valable, l’idéologie est bien dépendante de ces éléments. Cette théorie nous montre bien que c’est l’environnement dans lequel évolue chaque personne et les conséquences face à ses actes qui vont induire une idéologie propre. L’idéologie pourrait être alors identifié comme le « sur moi » de Freud dans sa psychanalyse, résultat du « ça » intérieur -qui regroupe toute nos pulsions primaires et nos envies- avec le « moi » qui se définit comme le libre arbitre. Le travail d’adaptation et de maitrise de soi construit la morale de chaque personne, on pourrait penser que les paramètres extérieures aient autant d’importance sur la construction d’une idéologie et le conscient, les deux étant liés, elles expliqueraient des actes déraisonnés comme l’enroulement de jeunes dans la guerre pour le djihad.

Le structuralisme

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Louis Althusser est un penseur lié au structuralisme, il a écrit un court texte intitulé Idéologie et Appareil Idéologique d’Etat (AIE) paru en 1970, publié dans La pensée à Paris.

Dans ce texte Althusser évoque trois choses essentielles :

-L’idéologie aurait une existence matérielle, elle existe par la pratique dans un appareil. Elle aurait besoin de l’illusion de la liberté du sujet car elle s’adresse au sujet pour lui-même et pour contribuer à se diffuser. La thèse centrale d’Althusser est qu’il n’est idéologique que pour des sujets que par des sujets. L’analyse des idées n’est donc pas importante se serait plutôt l’analyse des pratiques, rituels qui permettent aux sujets de propager ses idées. Cela permet ainsi de propager les idées d’une tel façon qu’elles sont transmise inconsciemment et donc font corps avec le sujet.

-Les idéologies ne seraient pas le reflet du pouvoir d’une classe mais plutôt un lieu de combat entre plusieurs points de vue. A ce titre la religion, ou l’école peuvent être des outils des dominés comme des dominants.

-Dans notre société moderne, l’appareil qui serait le plus puissant pour la reproduction de l’idéologie n’est pas la religion mais l’école.

Les médias et l’idéologie

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Louis Althusser est un philosophe français et un membre du parti communiste. Il est connu notamment pour être à l’origine d’un renouvellement de la pensée Marxiste et  un acteur majeur du courant du Structuralisme des années 1960.

Althusser nous éclaire sur la manière dont l’idéologie proposée par l’état  influence l’individu et ses désirs au sein de la société actuelle. Les médias de masse nous proposent un idéal de vie. Il nous ouvrent un accès grandissant à la connaissance et donc nous permettent de voir le monde dans sa globalité et sous tous ses aspects. On est alors capable de déterminer, seulement en voyant des images, quels vie et style de vie on souhaiterait mener.

Je prends l’exemple de la télévision qui nous expose en permanence des vies ou destins exceptionnels. Ces émissions suscitent inconsciemment l’envie de posséder la même chose. Depuis l’enfance,  nous sommes bombardés d’images de lieux paradisiaques, de vies rêvées. Nous sommes nés dans une ère où tout est médiatisé, de l’horreur à la sérénité, de la laideur à la beauté. Les désirs sont aujourd’hui exacerbés par les médias de masse qui deviennent le moteur de nos besoins et envies.