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La télévision, monstre affamée d’une pensée dictée

Ignacio Ramonet, ancien directeur du Monde Diplomatique et écrivain franco-espagnol se place dans la continuité de pensée de l’Ecole de Francfort. Celui dénonce l’utilisation des médias, de la télévision par les institutions à des buts lucratifs.
Dans sou ouvrage, « Propagandes Silencieuses » publié en 2003, celui ci montre à quel point ce phénomène est ancré dans notre société. Qu’il s’agisse par exemple des séries télévisées conditionnées par les spots publicitaires ou encore sur les Westerns italiens des années 50,60.

Je ne trouve pas que celui apporte d’éclairage nouveau sur les critiques déjà fortement prononcé par d’autres auteurs plus au moins pessimiste sur le sujet tel qu’Adorno ou encore Horkheimer.

Selon Pierre Bourdieu, un des plus grands sociologues français du XXème siècle, la télévision appelle à une certaine dramatisation, elle met en scène en images, accentue l’importance et le caractère tragique.
Charlie Brooker utilise cette notion dans sa série Black Mirror, qui dresse la mise en oeuvre d’une technologie dystopique. En effet par exemple dans le premier épisode de la saison 1, un homme capture la princesse du Royaume Uni menaçant de la tuer si il n’obtient pas ce qu’il veut. Tout est constitué d’un engrenage médiatique, le premier ministre étant le seul à pouvoir agir pour la sécurité de la personnalité royale.
Ici ce personnage atypique représente l’utilisation malsaine des médias et de la télévision sans en tirer profit (il se suicide à la fin de l’épisode). Cette série apporte un éclairement sur cette utilisation des médias. La tension dramatique est exagérée ensuite par les moyens de diffusion de l’information anglais, ce qui rend la population tendue. La médiatisation de l’affaire s’immisce dans la vie de chacun et en devient même un mauvais ressenti.

« La télévision a une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d’une partie très importante de la population. »
P. Bourdieu (1930-2002)

Le soft power : diktat de la culture ?

obey-obama

Ignacio Ramonet, le rédacteur en chef du Monde Diplomatique, dont nous connaissons les prises de positions tranchées en matière d’anti-mondialisation, s’est attaché, dans cet ouvrage, à nous montrer de manière tangible et empirique comment nous étions tous manipulés, plus ou moins selon les cas à notre insu, voire parfois avec notre accord complaisant ou délétère.

A l’heure d’Internet et de la révolution numérique, événements qui nous impactent tous et sans lesquels vous ne seriez pas en train de lire ces lignes, Ignacio Ramonet a choisi d’illustrer ce constat évident de manipulation par des exemples pris dans les domaines culturels : cinéma, télévision…

Par exemple on encense souvent la formidable industrie culturelle américaine, qui rayonne sur le monde entier. Mais cela revient au fait que les mass médias des différentes nations sont dominé par l’influence américaine, et si nous ne disposons pas de notre imagerie singulière comment pouvons-nous nous considérer comme étant maitre de nos propres déterminismes.

Espionnage numérique

Ignacio Ramonet est sociologue, journaliste et écrivain. Il est reconnu pour être très investi dans l’analyse des médias de mass.

En 2014 à Londres, le 24 octobre Ramonet décida de faire une interview sur Julien Assange pour la sortie de son livre intitulé               « Quand Google rencontra WikiLeaks ». Julien Assange est surtout connu en tant que fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de WikiLeaks. Le livre nous explique le fonctionnement de nos pratiques de communication à l’aide de smartphones, les ordinateurs, le web. Les risques encourus par l’utilisation de ces nouvelles technologies….

Voici l’interview complète disponible ci-dessous :

http://www.medelu.org/Google-nous-espionne-et-en-informe