Archives pour l'étiquette Jakobson

Zuckerberg « Grand Houdini de la communication Moderne »

The great zukerberg Roman Jakobson grand linguiste le plus influents du XXème siècle il est à la base du structuralisme moderne.
Il établit la classification des fonctions du langage, ici celle qui va le plus nous intéresser est la fonction phatique du langage.

La fonction phatique est définie sous la forme de la mise en place d’une communication sous n’importe quelle forme entre un émetteur et un récepteur.

Facebook (réseau sociale que je connais le plus) a su bien plus que s’approprier ce principe.
C’est la base et la définition de tout réseau : connecter, faire du lien, et ici le lien, la communication  s’exprime en nombre d’amis, en like, en commentaire.

Qui il y a 20 ans avait 497amis, et avais la possibilité de créer des événements avec plus de 100000 personnes sur la place publique en quelques minutes  ??? Continuer la lecture de Zuckerberg « Grand Houdini de la communication Moderne »

Les fonctions du langage

Jakobson, penseur russe et linguistique influent du XXème siècle. Dès sa jeunesse, il s’intéressent de manière toute particulière au langage. Il définie le fait que lors d’un rapport de communication entre êtres humains nous pouvons utiliser différente fonction du langage. Jakobson distingue le langage de par 6 fonctions. La publicité sait d’ailleurs très bien manipulée chacune d’elles.

Tout d’abord la fonction expressive : elle se traduit par l’expression des sentiments du locuteur, quand on se confie à quelqu’un, une foule, etc.  On peut le trouver dans des publicités armé d’un message  plus ou moins direct, comme celui-ci  de la société Macdonald’s « venez comme vous êtes »

bigstockPeopleTalking

La fonction représentative ou référentielle où le message nous fait l’état des choses, il nous les communiques.Par exemple, avec un logo, on peut citer instagram, ou l’appareil fait directement référence au réseau social spécialisé dans le partage de photographies.

La fonction phatique : se caractérise par la mise en place des liens et le maintien de la communication. Comme la publicité abusive constamment présente pour un quelconque produit.

La fonction métalinguistique : où le code lui même est l’objet du message. Il peut se traduire à travers des publicité jouant sur les mots avec des objets divers et aux références (notamment sonores de part leur prononciations) multiples.

La fonction poétique : la forme et la mis sen valeur du texte de par une certaine création devient l’essentiel du message.

La fonction conative : lorsque l’on cherche à agir sur l’interlocuteur. Par exemple, avec un logo, on peut citer instagram, ou l’appareil fait directement référence au réseau social spécialisé dans le partage de photographies.

 

Parce que mon Article le vaut bien

Si vous lisez ces lignes, c’est que le titre de cet article vous a surpris, ou du moins a attisé votre curiosité (à moins que vous ne soyez forcés de le lire). Car tel un slogan, cet ensemble de mots s’est incrusté dans votre conscience et a fait en sorte de vous communiquer « les bienfaits de mon article ».

Vous l’avez surement constaté, ce slogan est ici une reprise parodique du célèbre « Parce que je le vaux bien » utilisé chez L’Oréal Paris.

Je me propose ici à exposer en quoi un slogan peut-être surprenant et peut capter l’attention dans notre société où le marketing, la vente du produit de marque, est plus importante que la qualité du produit lui-même.

Utilisons alors l’exemple de ce fameux slogan qui nous provient directement de l’une des plus grandes compagnies de cosmétiques du monde. Mais afin de le décrypter, je vais me baser sur les travaux que fit Roman Jakobson sur l’étude du langage qu’il publia dans ses Essais de linguistique générale en 1960.

En effet, Jakobson, penseur russe structuraliste et linguiste très influent du XXème siècle, étudia de près la langue, travaillant beaucoup sur ses aspects phonétiques et poétiques. Son travail le plus reconnu est sa construction montrant les six différentes fonctions du langage, travail basé sur le schéma initial de Shannon et Weaver qui parut en 1948.

Portons alors notre attention sur les différentes fonctions que connait le slogan de L’Oréal.

La fonction expressive est basée sur le jeu des personnes qui la prononcent. Ce slogan est écrit sur des panneaux publicitaires en tout genre, mais est surtout connu pour être dit dans des publicités, et cela grâce à sa fonction expressive. Car ce sont de belles et sensuelles femmes qui disent le slogan à l’écran après avoir utilisées le produit ; de nombreuses effigies telles qu’Eva Longoria, Scarlett Johansson, Pénélope Cruz ou encore Beyoncé l’ont ainsi prononcées.

La fonction conative est ici implicite, c’est-à-dire qu’à la place de donner un conseil et de dire « acheter l’Oréal », ici l’émetteur du message va dire « regardez ce que peut faire l’Oréal » en exposant des personnalités magnifiques.

La fonction phatique qui permet de maintenir le contact entre l’émetteur et le récepteur est ici implantée dans le regard caméra des effigies. En effet, en tant qu’homme mais aussi en tant que femme, comment ne pas succomber lorsque ces femmes exposent leur beauté tout en fixant d’un air chaleureux l’objectif ?

La fonction métalinguistique qui est relative au code, au mode d’emploi, correspond ici à la traduction que connait ce slogan dans différentes langues. En effet, en anglais par exemple, c’est « Hey ! Because we’re worth it », ce qui ne correspond pas à la traduction formelle du slogan mais à une version plus ouverte, plus fun.

La fonction référentielle est relative au contexte extérieur du message, au monde, à la culture ou aux informations qui lui sont liés. Ici en l’occurrence, ce slogan a été créé en 1971 alors que les femmes surfaient sur leur vague de féminisme et montraient leur révolte dans la société. Ce slogan montre ainsi la prise de parole que connait la femme, et la fait parler d’elle au travers de la marque, de sa situation.

La fonction poétique est relative au message en lui-même, aux agencements des mots, à leurs phonétiques et à leurs sonorités. Ici le slogan est intrigant parce que commence directement par nous exposer la raison, le parce que, sans nous informer des causes, du questionnement qui précède cette explication. Ainsi ce slogan nous pousse à essayer de comprendre la source de cette réponse, la question initiale.

 

A présent, nous discernons plus distinctement grâce à cette étude structuraliste la complexité que connaissent les slogans, qu’ils soient plutôt courts ou même un peu longs. Mais gare tout de même, en utilisant cette méthode, aux interprétations erronées.

En effet, le discernement est essentiel afin de comprendre les slogans, c’est pourquoi la fonction référentielle est la plus importante de toute car permet de connaitre leurs enjeux culturels et contextuels.

Il ne s’agit pas de « le valoir bien » : le produit de haute qualité L’Oréal, parce qu’on est belle, ou parce qu’il est assez cher, mais en fait parce que l’on cherche la qualité et que c’est notre droit de femme.

« Ce n’est pas que je me soucie de l’argent. Ce qui compte le plus, c’est le bien-être de mes cheveux. En fait, peu importe que L’Oréal me fasse dépenser plus. C’est parce que je le vaux » : Slogan initial développé par Ilon Specht.

 

Sources et références :

Jakobson, R. (1963) Essais de linguistique générale. [Essai]. Paris : Les Editions de Minuit.

Parce que je le vaux bien. Wikipédia. Consulté le 16/11/2015 sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Parce_que_je_le_vaux_bien

Photographie : Barbara Palvin for L’Oreal Paris Rouge Caresse.

Y-A-T-IL TOUJOURS UNE FONCTION POÉTIQUE DANS LA POÉSIE ?

     En lien avec mon article précédent traitant sur la langue comme signe du langage, il me semblait intéressant de parler ici des fonctions du langage selon Roman Jakobson. Lors de l’exposé mené en classe par trois de mes camarades, il a été mis en évidence sept fonctions du langage :

  • La fonction expressive : expression des sentiments du locuteur
  • La fonction conative : fonction relative au récepteur
  • La fonction pratique : mise en place et maintien de la communication
  • La fonction métalinguistique : le code lui-même est objet du message
  • La fonction référentielle : le message renvoie au monde extérieure
  • La fonction poétique : la forme du texte devient l’essentiel du message

Schema_communication_generale_jakobson

     J’ai décidé de porter cet article plus particulièrement sur la notion de la fonction poétique.

     Si cette fonction n’a rien avoir avec de la poésie, elle met en fait l’accent sur l’importance du texte dans une quelconque image, qu’elle soit publicitaire, informative, etc. Le texte prend le dessus sur le dessin, sur ce qui est montré, c’est lui qui annonce la couleur, sans lui plus rien n’a de sens. Le texte va jouer sur des assonances, des altérations qui vont capter l’attention de celui qui se confronte à l’image. N’importe quelle publicité se base finalement sur ce principe. C’est le rôle du publicitaire que de trouver un slogan qui marche, qui s’articule correctement pour qu’il soit simple et efficace. L’image ne devient alors que support du texte, qu’illustration pure et dure qui permettra à celui qui la regarde d’avoir le sentiment de regarder une structure harmonieuse.

OkLj6HsM7sz_ndCllBDR4V1osd4

     Mais est-ce que parfois, plus loin que la publicité, que l’information transmise, la poésie elle-même en tant qu’art ne peut-elle pas

     C’est en primaire que nous apprenions à illustrer un poème. N’a-t-on jamais dessiné sur une double page de cahier d’enfant des feuilles rouges sur un poème de Maurice Carême ? ou un clocher au clair de lune en face de six quatrains de Musset ?

     C’est pourtant si simple et plaisant de se souvenir de la manière dont on tenait nos crayons de couleur. Nos dessins ne servaient pas à grand chose, peut-être favoriser l’éveil des enfants, le texte avait toujours le plus grande importance face au dessin.

     Cependant, eux exemple qui me paraissent intéressant me viennent en tête :

     En premier lieu je vais parler du poète du XIXème Aloysius Bertrand. Dans son court recueil de poèmes, Gaspard de la nuit, publié en 1842, l’un de ses poèmes les plus connu est « Scarbo ». Sa prose est illustrée par un dessin au fuseau représentant un petit gnome diabolique. Le dessin fait parti intégrante du poème, il lui donne de l’ampleur, une certaine efficacité, il permet au lecteur de se faire une image visuelle du personnage traité dans quatre des poèmes de l’écrivain. Cependant, cela ne fait pas de lui quelque chose qui va perturber tout l’art du texte, toute la réflexion qu’il y a derrière. Encore une fois, au même titre que les dessins d’enfants, ce n’est qu’une illustration appuyant un texte, texte qui, lui, manifeste chez le lecteur le plus grand intérêt.

louvre-aloysius-bertrand-scarbo-fuseau

     Dans un second temps, il existe pourtant dans l’art de la poésie deux artistes qui ont revisité cette fonction poétique, favorisant l’importance du texte face à l’image. Il s’agit de Man Ray et d’Eluard, dans leur ouvrage à quatre mains.

mainslibres29

    L’illustration a été revisitée ; le texte illustre l’image. L’image est antérieure au texte, on peut alors se poser la question sur l’importance du texte ? Est-il moindre que celle de l’image, du dessin réalisée par Man Ray, illustré par Paul Eluard, artistes surréalistes ? On se rendra compte par la suite que malgré le fait que l’image ait été créée antérieurement au texte, les deux forment un tout complémentaire. Est-ce que c’est parce que c’est artistique qu’on ne peut pas définir leur fonction ? Ce qui est sûr, c’est qu’ici le texte ne fait pas objet de fonction poétique, l’image a aussi ce rôle, ce qui rend cette oeuvre des Mains Libres presque unique dans l’art du XXème siècle.

Quand on se met au vert

En Novembre 2009, MacDonald’s a changé son code couleur en Europe et est donc passé du rouge & jaune au vert & jaune. En plus de cela, leurs magasins arborent actuellement des matériaux tels que le bois ainsi que des couleurs crèmes. Elle n’est pas la seule a avoir adopté la couleur verte dans sa gamme de produits, nous pouvons également citer Coca-Cola avec sa nouvelle recette à la stevia (coca cola Life) et plus anecdotiquement Starbuck coffee
qui a délaissé la couleur marron du café pour un vert sapin sur son logo.mcdonalds-avant-apres
Continuer la lecture de Quand on se met au vert

Sommes nous toujours les mêmes communicant derrière notre écran ?

Media-sociauxLe schéma de Jakobson est un modèle décrivant les différentes fonctions du langage (au nombre de 6). Parmi ces 6 fonctions on compte la fonction phatique. Celle-ci permet d’établir, de maintenir ou d’interrompre le contact physique et psychologique avec le récepteur. Elle sert à manifester « l’orientation du message ou le prolongement du contact ». Il permet par exemple de vérifier si le récepteur du message est attentif, ou tout simplement d’indiquer par un signe linguistique que le récepteur est prêt à recevoir le message (le mot « Allô » par exemple, qui permet l’amorce de la communication téléphonique).

Depuis l’apparition de la communication instantanée écrite, il est important de revoir ces fonctions du langage à l’échelle des réseau sociaux.

Lancer une discussion par l’intermédiaire du chat privé peut se faire de diverses manières :

– « salut », simple et efficace il indique l’envie de discuter sans but précis

– « … », l’aposiopèse, une figure de style qui consiste à suspendre le sens d’une phrase en laissant au lecteur le soin de la compléter…

– « ça va ? » Un groupe de deux mots qui n’a aujourd’hui plus le même sens qu’autrefois (celui de prendre des nouvelles de la personne), qui au contraire permet l’amorce conversationnelle, complété dans 99% des cas par « oui et toi ? »

L’échelle du temps est différente de la réalité. En effet, il est impossible de communiquer aussi rapidement à l’écrit qu’à l’oral. On en vient donc à parler de manière plus directe afin d’accélérer ce processus. Les conversations sont rythmées par des phrases courtes, dénuées de mots superflus mais pertinentes. Un style écrit qui permet un échange limitant l’ennui, donc de bâillement du correspondant. On s’exprime sans détour afin d’atteindre le sujet au plus vite.

D’ailleurs, le réseau social serait notre nouveau doudou, celui qu’on consulte le soir, avant de s’endormir. Selon un sondage britannique, plus de 70 % de personnes interrogées consultent leurs réseaux sociaux avant de se coucher

Un tweet pour illustrer Jakobson

Roman JAKOBSON, penseur et linguiste reconnu et étudié, est l’auteur de plusieurs théories ou schémas relatifs au langage, dont l’exemple le plus connu est le schéma de la communication verbale qui permet de classifier l’ensemble des paroles, d’identifier et de schématiser des discussions, discours.

Cette théorie des catégories du langage à été vérifiée, et continue à être vérifiée chaque jour, à chaque parole. Il est intéressant de remarquer que les différents tweets liés au hashtag #PrayForParis, dont on suppose qu’ils expriment des choses similaires, sont autant de représentation des différentes catégories que Jakobson propose, et parfois, ces catégories se mêlent.

Twitte Jakobson

Ce tweet propose un contenu référentiel : il s’agit d’une information pure (la tour Eiffel change ses couleurs), relative à la photo partagée. Le mot clé #PrayForParis permet de catégoriser ce tweet, il y a ici une marque de la fonction métalinguistique. On peut aussi dire de ce tweet qu’il utilise la fonction poétique que Twitter propose par ses haikus forcés de 140 caractères : deux mots pour décrire un ensemble relatif à des évènements. La twitteuse a donc du réfléchir au placement, à la résonance que ces mots auront chez le lecteur. On peut aussi parler d’une fonction émotive, de par l’association de l’information et du hashtag : mademoiselle Guttin prend le parti de s’associer à un mouvement purement émotionnel, qui est celui de la prière.
Il ne manque alors que la fonction conative, que l’on trouve plus bas dans le post, sans qu’elle ai eu à l’écrire, lorsqu’il est mention de s’abonner, d’aimer le tweet, ou encore de le partager.

Un penseur Russe du XIXème siècle est donc rompu à l’analyse d’événement tristement actuels ; et c’est là tout l’intérêt, toute la force de la linguistique.

Et un coup de tampon !

Roman Jakobson (1896-1982) était un penseur russe qui a participé à la création du cercle linguistique de Moscou. Il a fait partit du mouvement des formalistes russes, et s’est intéressé à la structure du langage permettant de communiquer. Il s’est principalement centré sur la notion du message poétique.

Il est également philosophe, pédagogue, et sémiologue. Son ouvrage « Essais de linguistique générale» (1963) est l’une des œuvres majeurs de sa carrière.

Jakobson s’est notamment penché sur six modes de communication différentes dont la fonction expressive du langage. Cette dernière est centrée sur l’émetteur qui, à travers son message, communique ses émotions, ses prises de positions personnelles, ses réactions… etc

galerie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Continuer la lecture de Et un coup de tampon !

Capter l’attention par l’image

Une des bases des différentes stratégies de communication est d’identifier ces trois éléments importants : la cible, le message délivré et sous quel support il sera transmis. L’étude du schéma de Roman Jakobson en communication permet de comprendre les différentes fonctions du langage permettant son application afin de réaliser une étude de marché pertinente. Il définit donc plusieurs fonctions :

  • la fonction poétique, elle délivre le message
  • la fonction expressive, elle est donnée au récepteur par l’émetteur, elle informe ce dernier sur ses opinions
  • la fonction conative, elle est utilisée par l’émetteur sur le récepteur, elle influence ce dernier
  • la fonction référentielle, elle s’occupe de ramener l’information dans son contexte
  • la fonction phatique, elle doit maintenir le contact entre émetteur et récepteur
  • la fonction méta-linguistique, elle permet de s’assurer que le message a bien été compris et qu’il est décodé.

Dans la publicité et la presse les différentes fonctions du langage ont une application directe. Par le biais d’une affiche par exemple le publiciste doit attirer l’attention du public par la fonction phatique puis convaincre ou informer par la fonction conative, il peut y remédier en utilisant la fonction référentielle qui utilisera des faits concrets ou la fonction expressive touchant la sphère de l’affect. Enfin le but étant le passage à l’action de la cible, il sera réalisé grâce à la fonction référentielle et conative.

Pour illustrer ces propos nous pouvons étudier une affiche utilisée pour la campagne de recrutement par l’armée de terre.

ADT_Sevice_ALL-580x421

Ici le but est de faire naitre une vocation ou de développer l’appel que peuvent ressentir des personnes face à la défense du territoire. La fonction référentielle rappelle le contexte de guerre, on voit des militaires en position de combat avec un hélicoptère en arrière plan. La deuxième partie de l’image pose seulement un texte écrit en blanc sur un fond au motif de camouflage. L’émetteur tente d’influencer le destinataire et de l’inclure dans son propos par l’utilisation de la première personne, cette affiche utilise aussi une part de l’affect en prônant des valeurs telles que le service pour les autres et la volonté de vaincre le mal. A travers ces images se transpose la symbolique du héros, laissant deviner la fonction expressive. Les jugements exprimés par ce texte traduisent la fonction qui est centrée sur l’émetteur. On retrouve donc ici facilement des fonctions conatives et expressives.

Le slogan publicitaire selon Jakobson

Jakobson, un linguiste très influent du XXe siècle affirme que pour créer un rapport de communication entre deux êtres nous faisons appel à une fonction particulière du langage. La publicité est un exemple qui illustre assez concrètement son affirmation. Il existe six différentes fonctions du langage pour lui.

Premièrement la fonction expressive, qui réfère aux sentiments du locuteur.  On retrouve dans certains slogans publicitaires cette fonction. Il cherche alors à faire du récepteur l’acteur même du message, comme l’Oréal par exemple « L’Oréal, parce que je le vaux bien ».

La fonction poétique, elle, contient l’essentiel du message dans la forme même du texte. La structure même du message est l’objet d’attention. On y retrouve des jeux de mots, des répétitions ou encore des effets de styles. Cette fonction est omniprésente en publicité, elle aide à la mémorisation due entre autre à sa simplicité. Lapeyre par exemple reprend le jeu de mot dans son slogan : « Lapeyre, y’en a pas deux », mais il n’est pas le seul à utiliser cette fonction.

La fonction référentielle contient un message qui renvoie lui même au monde extérieur, à l’objet même du discours. Cette fonction permet de donner une information, dite objective, sur le produit tel que : « Seb, c’est bien ! »

La fonction conative est elle relative au récepteur. On appelle également cette fonction la fonction d’incitation, qui de toute évidence est très utilisée en publicité. Ainsi une marque s’adresse directement à la cible, lui posant des questions auxquelles elle offrira des réponses. Citroën par exemple fait référence a cette fonction : « Vous n’imaginez pas tout ce que Citroën peut faire pour vous ! »

La fonction métalinguiste trouve l’objet du message dans le code lui même, c’est l ‘explication qui permet la compréhension. Les slogans se devant d’être courts et simples, il est rare d’utiliser cette fonction en publicité.

Et finalement la fonction phatique est utilisée pour mettre en place ou pour maintenir la communication. Il est difficile de mettre en œuvre cette fonction en publicité car il n’y a pas de contacts physiques entre la marque et la cible, sauf, supposons, en cas de vidéo.

Le langage est communication, et selon Jakobson la communication est un processus, un processus qui se doit d’être maitrisé pour être pertinent, notamment en publicité.