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nightcrawler again

Comme dans un article précédent, on va reprendre l’image de Nightcall, mais cette fois-ci pour non pas évoquer la critique des médias, mais pour reprendre et appuyer les propos de Pierre Bourdieu : dans son ouvrage Sur la Télévision, le sociologue français lie journalisme professionnel et commercial. De plus, il dégage une thèse selon laquelle le journalisme exercerait une emprise de l’information sur le champ de la diffusion médiatique.

On peut alors reprendre le film de Dan Gilroy pour illustrer ses propos.

Non seulement, dans le film, on voit que le journalisme est plus professionnel que commercial (point de vue qui pourrait être exagéré suite à la caricature du film). En effet, le personnage principal Louis Bloom fait ce métier non pas pour la passion du journalisme et des actualités, mais pour gagner de l’argent. De plus, les images ont de la valeur lorsqu’elles répondent aux besoin des téléspectateurs, ce qui influe le champ de recherches d’images en fonction des attentes des téléspectateurs. D’ailleurs, il ne propose pas des images intéressantes, il propose des images choquante car celles-ci attireront des audiences et feront grimper les chiffres du KWLA show.

C’est ainsi que l’on constate qu’il existe deux médias : les médias.

Folie, combat et idée : ce que Derrida nous enseigne sur l’écriture.

Et je me dis… « mais tu es fou ! », raconte Jacques en portant un doigt vers sa tempe,  »tu es fou d’écrire ça, tu es fou de t’attaquer à ça ».

Il n’est pas anodin que Jacques Derrida, auteur, philosophe et linguiste, associe son œuvre avec la folie. Il lui arrive de craindre les concepts qu’il théorise et défend ; il ne s’agit pas d’une peur de l’écriture, l’auteur a en fait peur des idées qu’il présente, et du potentiel qu’elles renferment.

Ce que révèle cette relation, c’est sûrement le pouvoir de l’idée. En menant sa pensée vers la novation, Derrida fraie de nouveaux chemins, il poursuit une réflexion vers de nouveaux espaces, il étend le domaine des idées ; quitte à ce que ces nouvelles routes se face de force. Écrire, pour Derrida, s’apparente souvent au combat, à un geste agressif. Car en menant sa pensée vers des chemins jusqu’alors inexplorés, l’auteur refuse l’établi, cette doxa qui semble pourtant si naturelle tant elle est usuelle. Écrire est un combat, le texte est une arme de déstabilisation massive, qui peut blesser, inquiéter ceux qui pourraient se trouver en désaccord. Derrida ne clame pas pour objectif de blesser, mais il a conscience de la puissance de son outil, et l’use avec la conscience de son geste.

L’écriture telle que la présente Derrida pourrait sembler à des années lumières de nos intérêts lorsqu’il s’agit d’écrire en 2015. On ne blesse plus par une doctrine ou par des dogmes, car l’agressivité de l’écriture est devenue insoutenablement normale. Le nombre de publication est tel qu’il devient nécessaire, pour sortir de la masse, de porter un geste puissant dans chaque œuvre, l’extension du domaine de l’idée est devenue nécessité et non cheminement naturel. Lorsqu’un livre novateur et à contre-courant est publié, peut on encore le considérer comme une révolution, comme un geste combatif, alors que la nouvelle doxa veut la multiplication de ces courants agressifs ? L’accélération de la métamorphose des contenus semble rend muette toute révolution idéologique, comme si on ne pouvait plus distinguer la couleur rouge sur un caméléon changeant sa peau en permanence. Il y a en définitive peut-être trop de révolution pour aujourd’hui distinguer de véritables courants, on ne retiendra sûrement que les influences.

Pour une meilleure écriture aujourd’hui, il est intéressant d’observer ce que Derrida proposait sur son travail, lors des divers interviews qu’il donna au cours de sa vie. Voici une liste de trois points qui permettrait d’orienter l’écriture vers un aboutissement plus essentiel, moins objectivé :

  1. Ne pas chercher à intimider l’autre par son écrit, mais plutôt ne pas être intimidé par l’écriture.

C’est à dire : un étudiant diffuse un article dont le contenu vous révulse, vous n’êtes pas d’accord. Au lieu de chercher à discrédité les concepts promulgués en prouvant par A + B qu’ils sont faux, Derrida propose de créer un nouvel article, dans lequel vous proposerez des concepts différents voir inverses, car c’est à ces concepts même de contrer les affreuses divagation de l’autre étudiant.

  1. Écrire par nécessité d’expression, sans jamais se limiter à l’artificiel.

C’est à dire : Derrida écrivait énormément par nécessité, et utilisait la plume pour prolonger sa pensée, non pour la décrire. Écrire permet d’observer ses idées, et se contenter de la surface ne permet pas d’obtenir l’essence de l’idée, le concept qu’elle cache. Il faut toujours creuser une idée, dès que l’idée se manifeste, il viendra alors par l’habitude ce sentiment de nécessité de sortir les concepts de sa tête, de les préciser.

  1. Arrêter de faire comme si ce qui n’est pas naturel est naturel.

C’est à dire : si Derrida nous apprend bien une chose, c’est que les concepts et dogmes, même globalement acceptés, ne sont pas nécessairement justes, et qu’il faut arrêter d’écrire en les acceptant si on ne les considères pas naturels. Il faut accepter la folie de s’attaquer à certaines choses, et apprendre à faire sans une règle prédéfinie, si celle-ci nous semble illégitime.

Il s’agit après de savoir proposer une alternative à ce que l’on défait par l’écrit. Derrida n’attaquait pas, mais construisait, quitte à empiéter sur une propriété adjacente. C’est cela qu’il pensait fou, qui l’animait : combattre en construisant la nouveauté à ses yeux légitimes, face à un ancien sans naturel.

Les médias sur le chemin de nos pensées

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Aujourd’hui les médias sont présents sous de nombreuse formes, ils ont pour but de transmettre des informations et de délivrer des messages. Au cours des cinquante dernières années, les média électroniques – radio, télévision, films, jeux vidéo, et maintenant Internet ont enveloppé le globe et ont transformé presque tous les aspects de notre vie. La presse écrite est le premier média à être apparue dès la Renaissance et ensuite aux XVIIe et XVIIIe siècles plus particulièrement. Elle a toujours perduré depuis ce temps là, mais la presse écrite est de nos jours concurrencée par divers médias dont Internet fait partie, seul les idées exploiter par ces médias reste les mêmes et la forme change.  

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De SAUSSURES, fondateur de la linguistique moderne, à établit, dans son œuvre «le cours de linguistique général», une définition des termes de langage et de langue: le langage est une faculté inné et universelle qui est propre à l’Homme de mettre en place une langue particulière pour communiquer; tandis que la langue est une faculté acquise suite à un apprentissage des signes verbaux et écrits qui sont propre à une communauté. Ainsi on peut montrer que les médias sont un exemple de ce concept dans lequel ont établit une différence entre deux position, par exemple si l’on se concentre sur le journalisme on peut démontrer cette théorie.

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Le journalisme est un moyen de communiquer des informations, il peut être informatique ou sur papier, dans les deux cas il réunit deux penser, celui des lecteurs (représentant le langage) et les journaliste (qui représente la langue). En effet toute personne est capable de penser et d’écrire, cependant seulement une partie de ces personnes sont capables de formuler leur idées et les rédiger pour créer une information générale, c’est une faculté qu’elles ont acquises suite à une instruction précise. On retrouve donc clairement ici le concept prôné par De SAUSSURES sous une nouvelle forme. On peut également retrouver ce concept avec le web ou le cinéma, c’est cependant un concept qui peut s’appliquer à de nombreuses pratiques de nos jours.

Les médias sont là pour nous informer, pour que l’on sache ce qu’il se passe en bas de notre porte, mais aussi à l’autre bout du monde. Ils sont donc devenus très important de nos jours, et notre connaissance du monde est de plus en plus importante. Leurs développement s’est effectué dans le même temps que la mondialisation. Les médias sont de plus en plus réactif, de plus en plus connectés aux réseaux sociaux pour donner l’information la plus rapidement possible, et ont de nos jours des effectifs partout dans le monde. L’utilisateur est donc tout de suite au courant, même si c’est une information venant de l’autre bout du monde.images (7)

Certains médias modernes apparaissent également sous de nouvelles formes comme sous forme de vidéos amateur. En effet le mouvement «youtube» est un exemple de ce phénomène, on retrouve de nombreux «youtubeurs» qui à travers leur vidéos passe des messages sur la société d’aujourd’hui, ces vidéos présentent plusieurs forme: comique, re-difusions d’information télévisé ou encore en débats personnel fondé sur des faits réel. On peut parler d’une nouvelle génération de médias qui se fondent sur l’élément principal qu’est le web.

Conférence : l’explosion du journalisme.

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Vous l’avez sûrement manqué, c’était la conférence sur la condition du journalisme d’Ignacio Ramonet du 22 mars 2012 pour la promotion de son livre. Espagnol, Sémiologue du cinéma et journaliste lui même, il a dirigé pendant quelques années le mensuel : le Monde diplomatique. Pendant ce séminaire, le sujet principal traité sera la transformation des médias de masse à la masse de médias ainsi que ses conséquences directes sur le métier du journaliste, c’est à dire l’explosion ! Il faut avant tout resituer le constat médiatique alarmant : les journaux disparaissent, les journalistes se font licenciés avec la naissance d’un journalisme à but non lucratif se reposant sur un base de données et une information automatique proposant des informations low cost. Cependant il y a du bon à prendre concernant le journalisme en ligne et la presse pour les support électroniques avec une efficacité remarquable.

Malgré tout, Ramonet propose également un réflexion critique sur des problèmes majeurs comme l’insécurité informationnelle, la perte de crédibilité, la désinformation ainsi que les manipulations que connaissent les médias. Inévitablement ceci a un impact sur le journaliste qui perd petit à petit son identité professionnel avec le changement de l’écosystème médiatique ainsi que la précarisation de leurs conditions de travail. L’explosion du journalisme montre comment les médias qui sont la main d’œuvre de l’opinion publique, sont eux même devenu un problème pour la démocratie.

Cette conférence avait donc pour but de sensibiliser la population sur le nouveau fonctionnement des média à l’heure du numérique. Qu’en est-il d’aujourd’hui en 2015 ? La presse numérique s’est d’autant plus amplifié et le problème persiste, qui plus est, en pire…