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Transgenre et Image

Il existe certainement un rapport intime et mystérieux entre l’image et l’idéal androgyne, entre le virtuel et l’effacement de la différence des sexes.

Devenir un ange… Devenir une image…

C’est ainsi que nous nous expliquons la place importante des gender studies, en particulier les travaux de Judith Butler, dans les études médiatiques.

La quête du transgenre est l’idéal des adorateurs d’images. Les Wachowski en sont un exemple intéressant.

Mais nous songeons ici à l’ultime opéra de Richard Wagner: Parsifal.

Parsifal de Richard Wagner
Parsifal de Richard Wagner

La question du dépassement des sexes est au cœur de Parsifal. Le désir sexuel est vécu par les protagonistes du drame comme une tension insupportable, une plaie affreusement douloureuse dont l’humanité doit guérir. La figure du méchant est incarnée par Klingsor, chevalier déchu qui s’est châtré pour gagner un pouvoir maléfique.

L’opéra se conclut dans une fusion magique de symboles mâles et de symboles femelles : la Sainte Lance (symbole phallique) et le Saint Graal (symbole de la fécondité) sont réunis ; les voix d’hommes se mélangent aux voix de femmes ; le roi Amfortas et la tentatrice Kundry tombent sans vie au pied de Parsifal.

Richard Wagner aurait adoré le cinéma.

Mariage pour tous 2014

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Judith Butler est une philosophe américaine, née en 1956 à Cleveland et professeure à l’Université Berkeley depuis 1993.  Les travaux de Judith Butler ont eu une influence considérable sur le féminisme.

En 2014 près d’une centaine de milliers de manifestants se sont rassemblés, entrainés par le sentiment de devoir défendre la République. Une nouvelle menace venait peser au-dessus de la France : la “théorie du genre”. Pour beaucoup de Français, la “théorie du genre” est devenue synonyme de chaos. Les français non jamais été aussi peu divisé sur l’identité de leurs pays. De ce fait, Judith Butler fut propulsé sur la scène lors du débat sur le mariage pour tous. Cependant, certains manifestants n’avaient pas très bien compris le but de ses travaux. La “théorie du genre”, poursuit-elle, a fut assimilée dans l’esprit de ses détracteurs à une « absence de règles ».

Some like it hot : précurseur de la théorie du genre

Judith Butler est une philosophe américaine, née en 1956 aux Etats-Unis, elle a signée Trouble dans le genre (1990 ) qui a fait d’elle l’une des figures de proue des gender studies. En s’appuyant sur les acquis de autres disciplines ( sociologie…) sur le genre, elle va le définir à son tour comme une performance. La sexualité serait un effet dut à la répétition.  Ce qui va être l’un des fondements des théories sur l’identité sexuelle. Son ouvrage a eut fort retentissement 20 ans après sa sortie, après de nombreuses récupérations politiques, beaucoup se sont offusquées des idées avancé par Judith Butler. Alors que ces idées étaient déjà présente dans des films grands publics, bien antérieures à l’ouvrage de Judith Butler.

C’est le cas du célèbre film de Billy Wilder  » Some Like it Hot », sortit en 1959. Les personnages masculins principaux sont certes dans une performance  de déguisement théâtrale plus que dans le drag. Mais une analyse factuelle de la narration révèle une critique de la norme hétérosexuelle. Le film adopte une vue performative du sexe, du genre et de la sexualité. On peut noter trois couples qui défient les structures de la romance hétérosexuelle. La fameuse réplique de fin du personnage interprété par Jack Lemmon  » Nobody’s perfect » s’inscrit dans la pensée de Judith Butler car elle repense le genre avec humour. C’est d’ailleurs probablement ce ton léger qui à permis d’avancer des idées si novatrices sur la sexualité.

Homme ou femme ?

« Le genre n’est pas un être, c’est une performance. » affirme Judith Butler.

Dans son livre Trouble dans le genre, Bulter explique que notre société telle qu’on l’a vie au quotidien nous forme à devenir soit un homme ou une femme. Notre corps est une construction sociale selon elle. Y-t-il une différence entre l’homme et la femme ?

Le gouvernement français à mis en place depuis 2013 un module pour les classes de primaires : « ABCD de l’égalité ». Il à pour objectif de faire prendre conscience aux enfants les valeurs d’égalité et de respect entre files et garçons.

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Peut être qu’en informent les citoyens au plus jeune âge ils seront moins formalisés par notre société de masse.

 

 

La performativité du genre selon Conchita Wurst.

Thomas Neuwirth, né le 6 novembre 1988 est un chanteur autrichien plus connu sous son nom de scène, Conchita Wurst, personnage de drag queen avec une barbe. Il s’est fait connaître au concours de l’Eurovision de la chanson 2014 qu’il a remporté devant les Pays-Bas et la Suède en interprétant sa chanson « Rise like a phoenix », un hymne à la tolérance. Ce qui a permit entre autre à renverser en quelques minutes l’image d’une Autriche terne.
Il adopte alors une double vie en tant qu’homme dans sa vie privée et travestit sur scène, ce qui ne l’oblige pas à confondre les deux car il maîtrise son interprétation, c’est-a-dire qu’il a monté le personnage de Conchita de toute pièce et ne vit pas complètement à travers elle. Si il a décidé de la créée, c’est pour montrer au monde que l’on peut faire ce que l’on veut tant qu’on ne blesse personne.

Mais alors, que fait la barbe dans tout ça ?

Selon Judith Butler, philosophe postmoderne américaine, la performativité du genre se résume en trois points, dont nous allons associer avec Thomas et son personnage de scène Conchita :
Le sexe anatomique : Masculin, et ceci le restera.
L’identité du genre : Un coup masculin, un coup féminin.
La performance du genre : Feminin. Cependant un point non négligeable c’est son choix a garder la barbe pendant son interprétation en drag queen, qui je rappelle est la pour amplifier son désir de montrer au monde que l’on peut faire ce qu’on veut de sa personne et personnalité.

Grâce à sa barbe en tant que Drag Queen et sa double vie, Thomas et Conchita ont réussi à créer un cocktail original de genres entre-croisés dont Judith Butler n’aurait même pas imaginé !