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Les loups au quotidien

Guy Debord écrivain et cinéaste (court métrage) rédige en 1967 La société du spectacle.

Selon lui l’emprise de la marchandise sur les masses est omniprésente dans nôtre société de consommation, sur tous les aspects de la vie. Les commerciaux utilisent les médias de masse pour que toute la société pense la même chose . Un produit est montré de façon extraordinaire dans les média mais lorsque la masse obtient cet objet, il devient vulgaire car un nouvel objet est présenté.

NO SPOIL

Dans le dernier Martin Scorcese (Le Loup de Wallstreet) Jordan Belfor, trader, est addict à l’argent. Il nous raconte au fil de l’histoire (biographie) ses sensations (achat des derniers modèle de voiture…), ses désirs (la mode), ses motivations dans la vie (toujours acheter,  dépenser). Tout ce que dit Guy Debord sur l’emprise de la société sur les individus est illustré dans ce film.

Comme l’explique Guy Debords : « le spectacle est une idéologie économique ». Il font leur réunion pendant les soirées.

Enfin, le travail de Jordan Belfor le déshumanise. Il se perd dans les drogues, les femmes… Le spectacle des marchandises fait aussi parti du processus de son aliénation. On pourrait même dire qu’il devient  le spectacle à la fin…

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7. Apprendre: le maître mot de cette recherche

J’ai appris, c’est certain…

L’histoire et le métier : J’ai pu pu voir qu’il n’y a pas d’effets spéciaux sans illusion dans la mesure où le réalisateur cherche à rendre crédible ce qui ne peut pas s’inscrire dans le réel. Dans l’histoire du cinéma, ce n’est pas le numérique qui à lancé les effets spéciaux mais qui à donné naissance au blockbuster.

Le spectateur et le spectaculaire : J’ai appris que la science fiction se retrouve propulsée par un artifice cognitif qu’est l’effet spécial au sein du récit filmique. C’est alors qu’interviennent les rivalités entre effet physique et effet visuel dans lesquels dire et montrer s’opposent.

Le business et la société : Je me suis rendu compte que les effets spéciaux s’inscrivent dans notre société en tant que carburant économique avec la consommation visuelle et d’appareils de création de médias. Ils interviennent également en tant que nourriture technologique qui cherche chaque jour améliorer leur rendu, simplifier, la mise en forme des effets. J’ai pu constater que le cinéma à gros budget se sert beaucoup des attentes du spectateur.

L’artiste et le technicien : Plus rien n’a de secret pour moi, il est évident que dans le milieu du cinéma, ces deux distinction se confondent.

L’impact sur notre psychisme : Il m’est difficile de cerner la globalité de cette notion qui requiert une démarche de compréhension plus poussé que le reste. Je me penche encore sur le sujet. Heureusement, un grand nombre d’ouvrages existent depuis un siècle sur la question. Je site : S.Tisseron, M.Breton, L.Bertels ou  R.Bellour.

L’avenir et l’innovation : Je me suis renseigné sur la question de la perte de réalisme se pose de manière cyclique : Méliès début 20e, Stéréoscopie dans les 50”, Capteur numérique dans les 70” et aujourd’hui, avec le retour au source (animatroniques dans Star Wars 7 et 8). J’ai pu voir que les technologies se demande comment créer du spectacle, comment voir l’impossible, comme épater le spectateur. Mais ce qui, à ma grande surprise, devient un danger, dans cette lutte opposant le cinéma au jeu vidéo, n’est autre que l’univers virtuel prenant le dessus sur le réel. Cela engendrerai des troubles sociaux de l’ordre de la distanciation liée la surconsommation visuel. La question que je me pose est si la vie deviendra un jour une image truquée de la réalité.

Merci à toute et à tous de m’avoir suivi et soutenu dans cette recherche.

A très bientôt

Charlton