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la philosophie Marcusienne

Herbert Marcuse s’oppose à l’idéalisme abstrait du libéralisme des Lumières et de Kant. Liberté, plaisir, bonheur doivent s’incarner dans la vie concrète. Il défend un hédonisme critique pour étendre les liberté aux conditions matérielles. « L’hédonisme exige que les potentialités et besoins sensuels de l’homme puisse accéder à la joie individuelle sans culpabilité, ni honte, ni idée de péché », résume Claude Dupuydenus. L’individu à la fois rationnel et sensuel fonde l’idée de bonheur.

Mais Herbert Marcuse critique également l’hédonisme de la société moderne. La satisfaction immédiate des désirs ne fait que stimuler de nouveaux besoins. Ensuite, cet hédonisme marchand semble centré sur l’individu et non sur la construction de véritables relations humaines.

Mais Herbert Marcuse attaque la morale bourgeoise qui n’a pour fonction que de favoriser le développement de la production et de la productivité. Il critique notamment la morale sexuelle. La jouissance et la plaisir sexuel demeurent particulièrement dévalorisés car opposés à la logique du travail. Le plaisir n’a aucun but autre que lui-même. Il s’oppose à la subordination de l’individu au travail et aux contraintes sociales.