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Doit-on se libérer du libéralisme ?

Lipovetsky remet en cause le concept de post-modernité considéré comme ambigu et même inadéquat. En réalité, c’est une hyper-modernité, une « modernité superlative » et effrénée qui caractérise, à ses yeux, le nouveau moment historique des sociétés libérales.

Toutes les anciennes entraves à la modernisation sont tombées et il n’existe plus de système alternatif crédible et légitime à la modernité démocratique et marchande : c’est le temps de la modernité achevée, sans contraire, dérèglementée et globalisée.

Cette seconde révolution moderne est celle qui, réconciliée avec ses principes de base (la techno-science, la démocratie, les droits de l’homme, le marché) est emportée par un processus hyperbolique de modernisation de la modernité elle-même. Ce qui veut dire toujours plus de concurrence, toujours plus de compétition, de marchandisation, de mobilité et de flexibilité.

L’hypermodernité se présente ainsi sous le signe de l’excès, d’une montée aux extrêmes dans les sphères les plus diverses de la vie sociale et économique,médiatique, artistique et sportive (dopage). Même la vie individuelle n’y échappe pas comme en témoignent la boulimie, les « anarchies » alimentaires et addictions en tout genre.

Pour Lipovetsky, la seconde révolution individualiste s’exprime dans les mœurs, dans la mode, mais aussi dans la sphère éthique marquée par l’effondrement des idéaux sacrificiels et la montée d’une éthique indolore et circonstancielle, plurielle et émotionnelle.

Toutes les anciennes entraves à la modernisation sont tombées et il n’existe plus de système alternatif crédible et légitime à la modernité démocratique et marchande : c’est le temps de la modernité achevée, sans contraire, dérèglementée et globalisée.

Cette seconde révolution moderne est celle qui, réconciliée avec ses principes de base (la techno-science, la démocratie, les droits de l’homme, le marché) est emportée par un processus hyperbolique de modernisation de la modernité elle-même. Ce qui veut dire toujours plus de concurrence, toujours plus de compétition, de marchandisation, de mobilité et de flexibilité.

 

Sources et références :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Lipovetsky

En r’tard, en r’tard, j’ai rendez-vous quequ’part

Gilles Lipovetsky (1944-…) est à l’origine de la mutation culturelle la plus importante, à partir du concept d’écranocratie on vit ou l’écran règne. On vit dans une société régit par le capitalisme, la mondialisation et consommation touche à tout : individualité, spiritualité, objets qui va de paire avec le sentiment d’urgence.

Toujours connectés, l’information en direct, actualisation constante des réseaux sociaux,… Nous vivons dans un monde de l’urgence de l’information. On a envie de savoir ce que fait un tel, ce qui se passe à cet endroit,  qui est concerné par quoi,.? que ce soit de près ou de loin, ce sont nos nouvelles questions du quotidiens, dont le manque de réponse entraîne une frustration démesurée, et dont l’angoisse est « j’ai plus de réseau, j’ai plus de batterie, j’ai plus de place dans ma mémoire,..! »

Aujourd’hui, plus un enfant ne veux aller à la campagne, car « y’a pas de réseau, je vais m’ennuyer, je vais pas pouvoir jouer ». Avant, le jeu c’était de parcourir cette campagne.

Le métro, un lieu syncopé

680 000, c’est le nombre moyen de voyageurs prenant le métro de façon quotidienne à Lyon en 2011 (src : Sytral.com). Un moyen de transport pourtant peu agréable, on peut noter que s’engouffrer dans les souterrains d’une ville n’est pas ce qu’il y a de plus fun et qu’après notre journée de travail dans les pattes, nous avons qu’une envie : celle de se poser au calme. Le métro souffre d’une réputation anxiogène, c’est un lieu syncopé puisqu’il ne laisse qu’une place restreinte à notre confort dans les heures de pointe.

Seulement ces paramètres extérieurs ne semblent pas être les seuls à influer sur notre moral. On remarque aujourd’hui de nouveaux comportements au sein de ce lieu, la plupart des gens, malgré cette « masse » adoptent des comportements individualisés. Le fait de voir une personne les yeux rivées sur son portable ou perdue dans sa musique avec son casque nous renseigne sur ce moment individualisé pour toutes ces personnes même si ces dernières sont proche physiquement d’un grand nombre de personnes.

Gilles Lipovetsky décrit dans « l’Ere du vide » (1983) nos nouvelles attitudes telles que l’apathie, l’ indifférence et la désertion dans notre quotidien. Ce comportement peut venir dans ce qu’il fait la critique dans son livre, « le procès de personnalisation« . Nous serions dans une ère de séduction ou tout semblerait s’adapter à nous. Afin de toucher un public plus large mais pourtant ciblé, les sociétés décident d’étudier leurs marchés selon un marché personnalisé. En adoptant ce type d’approche, nous répondons plus efficacement aux attentes de notre client, le service finit par devenir un besoin puisqu’il lui correspond en terme de goûts mais aussi de simplification et enfin cette approche personnalisée nous flatte tout simplement.

Prenons l’exemple de la consommation de la musique. Aujourd’hui, il nous est proposé un type de musique pour telle ambiance (festive, posée), tel lieu ou tel moment (trajet, travail, cuisine). On nous suggère aussi des musiques en fonction de nos préférences, cette personnalisation bien établie semble maintenant difficilement enlevable à toute personne l’ayant adoptée.

Cette nouvelle organisation de la personnalité qui renvoie au narcissisme développe de nouvelles modalités du rapport social. L’individualisme entre dans un nouveau stade historique propre aux sociétés démocratiques avancées, cela définirait proprement l’âge « post-moderne ».

L’approche des autres est plus complexe aujourd’hui puisque c’est derniers sont dans leurs bulles ce qui à attrait à l’intime. On trouve cependant des moments propices à s’ouvrir aux autres comme l’écoute de musiciens dans la « plus grande scène de France » qu’est le métro parisien. De nombreux artistes viennent s’attaquer à ce lieu pourtant assez rudimentaire mais qui peut justement faire transparaitre de très bon moments due à cette rupture avec cet individualisme qui fait nos sociétés.

Face à ces lieux simplement de passage ou d’attente la sncf a mis en place différents pianos en libre service permettant l’initiative de belles improvisations.

 

The Bling Ring: transposition du turbo-consommateur de Lipovestky au cinéma

Gilles Lipovetsky (né en 1944) est un essayiste français ayant développé la notion d’hypermodernité.  Il définit l’idée d’un individu « turbo-consommateur » obsédé par les marques, à la fois à la recherche du luxe , de la mode et d’une gratuité.
Une idée de l’individu que l’on retrouve notamment dans le long-métrage de Sofia Coppola, The Bling Ring, sortit en 2013.

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Lipovetsky contre la société de l’écran

lipovetski-gilles1Gilles LIPOVESKY est un essayiste et professeur de français, il est professeur agrégé de philosophie, membre du Conseil d’analyse de la société; il a étudié la révolution du numérique avec Jean SERROY dans leur œuvre L’écran global : culture-médias et cinéma à l’âge hyper-moderne  : « On est passé d’un demi-siècle de l’écran-spectacle à l’écran- communication, de l’écran-un au tout-écran, voici l’époque de l’écran global. L’écran en tout lieu et à tout moment » . Pour eux les médias aujourd’hui sont une forme de manipulation des sociétés dans le monde entier et peuvent même être une influence entre les sociétés. Nous sommes dans une ère où l’écran devient un élément du quotidien et se retrouve dans plus en plus de foyer. 

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On retrouve par exemple le cinéma qui est pour eux un moyen de conditionner les relations amoureuses, les systèmes narratif des autres médias, les vidéos amateurs et familiales etc. Il considère que dorénavant la vie en société devient du cinéma et que la vision du monde qui est reflétée à travers le cinéma s’impose ainsi à tous. Ils développent ainsi le terme de l’ « hyper-cinéma » qui va être donc à l’origine d’un conditionnement de la société. En effet aujourd’hui le cinéma est l’un des médias les plus influent sur les sociétés du monde entier ; on retrouve une véritable envie d’avoir une « vie de film ». Les relations en société, les autres médias, les formes de spectacles etc., se voient influencés par le cinéma qui va amener à un réel quotidien cinématographique, on ne vie plus dans un monde totalement réel, on est emprisonner dans cette fausse réalité qui est menez par les industries du cinéma. Finalement on retrouve cette volonté de transformer nos vies en un véritable film, seulement en oubliant que malgré tout ce n’est pas forcément le « happy end » qui sera la solution finale. Le cinéma est un moyen de transformer l’opinion publique et de la manipuler ; c’est un moyen de contrôler la vie d’une société en influençant les individus qui la composent, en transmettant des images qui peuvent représenter une image de réalité parfaites pour certains individus qui vont se coller à cette image.

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On retrouve également comme exemple les jeux vidéos qui peuvent être, malgré les apparences, un média utile pour manipuler une partie de la population (les gamers). En effet les jeux vidéos peuvent devenir un moyen d’influence particulier car en fonction de l’idée du jeux certains individus peuvent s’identifier et ainsi être manipuler par les images. Les jeux vidéo, comme le cinéma est une mise en scène d’une vie, d’un monde, ce n’est pas réel ; On retrouve à travers les jeux vidéos une mise en place d’idéaux. Comme le disait LIPOVETSKY et SERROY, l’écran-spectacle devient l’écran-communication, c’est un moyen de définir l’influence qu’à aujourd’hui les écrans avec la diffusion d’information, d’image etc. On retrouve un investissement de tout les écrans dans la médiatisation de masse de nos jours. Mais nous pouvons également dire que ces écrans contribuent également à consolider la société de consommation ; en effet ils poussent les individus à se créer des besoins. Dans le jeux vidéo par exemple c’est le besoin toujours plus grand de devenir meilleur et d’obtenir les derniers jeux pour redécouvrir un monde mieux fait ; mais également les achat disponibles directement si le jeux lui même, en effet cela permet au individus jouant au jeux vidéos d’obtenir plus de fonction ou autre dans leur jeux. Par ce biais la société de consommation crée un besoin d’avoir toujours plus, et donne une image de nécessité à ces achats.

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Finalement LIPOVETSKY et SERROY dénonce la société actuelle et son sens de la manipulation par les écran notamment et en particulier le cinéma.

Lipovetsky, le cinéma vit.

Re-salutations,

Après un Pierre Bourdieu qui nous dit tout sur le fait qu’on ne nous dit pas tout (étrange paradoxe…), nous voyons maintenant la pensée de Lipovetsky, qui nous dit que nous nous identifions au cinéma car il nous montre tout ce que l’on connait, et même plus. Il s’agit du concept d’hyper-modernité.

Pas plus tard qu’hier, je lisais un article de Vice (oui, encore), sur l’expérience d’une jeune fille ayant testé ce  que l’on appelle les « drogues auditives » ou « drogues digitales ».

Pourquoi elle nous parle de drogue elle…? Tout simplement parce que, chers amis, la demoiselle raconte son expérience avec l’un des sons, qui lui a donné la sensation d’être le personnage d’Hunger Games. Le plus étonnant reste, à mes yeux, le fait que le son ait été crée pour vivre (en quelques sortes) son film préféré.

L’article ici : http://www.vice.com/fr/read/se-defoncer-avec-des-drogues-digitales

Nous en sommes enfin au lien entre Lipovetsky et cet article : L’homme s’identifie tellement au cinéma, qu’il rêve de vivre ce qu’il voit, et le désire parfois plus que son propre vécu. Certains vont jusqu’à « écouter » de la drogue pour ça. Le cinéma surpasserait donc nos propres vies?!

Ca me surpasse.

CD

Le bonheur paradoxal.

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Gilles Lipovetsky, essayiste et professeur de français, est aussi un professeur agrégé de philosophie. Son travail, à la frontière de la philosophie, de la sociologie et de l’histoire contemporain lui permet d’établir des analyses sur l’évolution des mentalités, des pratiques et des mœurs, et à restituer la signification des phénomènes sociaux. Ce qui nous amène à son ouvrage : « le bonheur paradoxal » publié en 2006 dans lequel il se penche plus particulièrement sur la société d’hyper-consommation. C’est un livre qui porte un regard critique, mais non manichéen, sur les rapports à la consommation. Il n’est sans nul doute pas inutile de rappeler que Lipovetsky voit plutôt le verre à moitié plein, contrairement à ses prédécesseurs , les penseurs de l’école de Francfort qui sont plus sur la réserve et pessimiste.

L’auteur distingue plusieurs phases dans l’histoire de la société de consommation. D’après lui, nous serions dans la 3ème, c’est à dire la phase ou émerge la figure de l ‘« hyper-consommateur » dont la condition est paradoxale. Le citoyen hyper-consommateur est certes plus informé qu’autrefois et plus libre dans ses choix, il est cependant encore plus dépendant des modes de vie, des plaisirs et des goûts qui sont de plus en plus sous la dépendance du système marchand. En clair, les nouveaux modes de consommation sont plus « émotionnels » et on consomme davantage en loisirs tandis que la publicité met de moins en moins les avantages techniques et fonctionnels des produits que ce pourquoi ils sont vendus initialement. En effet, ceci pose problème…

Cinéma et bovarysme

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Durant mon projet de recherche au premier semestre, j’ai effectué un compte-rendu de lecture de l’ouvrage Le déclin du mensonge d’Oscar Wilde. La thèse dévellopée dans par Lipovetsky dans L’écran global rejoint celle de Wilde : ‘’La nature copie l’art’’. Ici, l’art dont on parle est le cinéma, le monde copierait le cinéma.

Il me semble que Lipovetsky, lorsqu’il affirme cette thèse, ne sert qu’un réchauffé de la thèse de Wilde, bien plus pertinente au regard de la periode où il écrit. En effet, en affirmant que  »La nature copie l’art », Wilde va au delà de la jolie formule. Il s’interroge sur la place du sublime, sur celle de l’artiste et sur la manière de transmettre une parole.  Lipovetsky semble au contraire se contenter d’une jolie formule et n’interroge pas sur la manière dont le cinéma porte une parole, il ne fait que lister les points sur lesquels l’homme serait influencé par le cinéma. Mais l’homme n’est pas le monde, et si il était question de prouver qu’il est possible d’influencer l’humain par le biais de l’art, je doute que seul le cinéma ait ce pouvoir. Il suffit de lire Mme Bovary pour s’en convaincre.

 

Addiction

« On est passé d’un demi-siècle de l’écran-spectacle à l’écran- communication, de l’écran-un au tout-écran, voici l’époque de l’écran global. L’écran en tout lieu et à tout moment »

Gilles Lipovetsky est un essayiste et professeur de français agrégé en philosophie. Nous parlons du dernier chapitre de son livre ; Tous les écrans du monde. Cette partie propose une description de la nouvelle « écranocratie ». L’écranocratie est l’omniprésence de l’écran dans la société. Les écrans seraient devenus des objets indispensables à notre vie, qui semble nous diriger, pire nous dominer.

Gilles_Lipovetsky_by_Cedric-Audinot

(Image trouvée sur : http://cedricaudinot.com/portfolio/serie-de-portraits/)

Datant de 2007, cet ouvrage décrypte assez bien nos rapports addictifs aux écrans. « L’homme d’aujourd’hui et de demain, relié en permanence par son mobile et son ordinateur à l’ensemble des écrans, est au cœur d’un réseau dont l’extension marque les actes de sa vie quotidienne ». Continuer la lecture de Addiction