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Coupe du monde : simulacre de la guerre

Jean Baudrillard explique dans Simulacres et simulation que notre société de consommation se repose sur des simulations. Aujourd’hui, dans notre société post industrielle ces simulacres (copie du réel) précèdent et déterminent le réel.

Intéressons nous au sport et tout particulièrement au football.

Notre société de consommation à crée ce genre de compétition pour substituer la guerre à réalité. Les sociétés démocratiques européennes ne peuvent plus s’affronter physiquement. Elles s’affrontent sur un terrain de football à la place par exemple. Les supporters ne vont plus admirer « l’art du football » mais ils viennent pour gagner, anéantir l’adversaire.

France – Allemagne ou deux peuples qui s’affrontent.

Les joueurs vont suer, se battre pour leur pays.  Nous croyons alors que c’est du football mais ceci n’est qu’un simulacre. En réalité la France part en « guerre contre l’Allemagne ». (voir article ci-dessous)

http://www.blogmorlino.com/index.php/2014/07/04/title_829

Gilles Lipovetsky vs Swagg Man

Gilles Lipovetsky avance le fait que nous sommes entrés dans l’âge de l’individualisation du luxe. Selon lui les individus, quelque soit leur classes sociales, ont les mêmes aspirations. Cela se retrouve dans leur gout pour le luxe. Dans les années soixante il est vrai que peu de marque de luxe étaient connues pour de tous. C’est à dire que la logique de consommation ne s’applique pas en fonction des classes mais selon des phénomènes de mode. Il n’y a plus de culture de classe de consommation. Certes le model économique actuel, empêche l’homogénéité des classes mais favorise la popularisation de la consommation de luxe. Apple l’a très bien compris avec sa politique d’écrémage s’adressant à tout les utilisateurs. Au-delà des considérations esthétiques et technologiques d’usage, il est facile d’affirmer que cette popularisation répond avant tout à une tendance structurante du marché mondial. C’est pourquoi pour se distinguer des masses, l’élite choisit aujourd’hui l’ultra-exclusif que l’on appelle « hyperluxe ». Cette nouvelle tendance, dont Louis Vuitton serait l’exemple, remet en question la stratégie de massification de la consommation qui va de pair avec le pouvoir d’achat en hausse. L’hyper-luxe part du principe que le consommable se veut personnalisée, discret et sans aucune restriction. C’est dans une démarche de customisation que l’hyper luxe marque la fin du « luxe démocratique » souligné par Gilles Lipovetsky.