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Mr. Marketing se croit tout permis !

Comment créer une relation entre le consommateur et le vendeur afin d’optimiser les ventes à long-terme ?

C’est la question que se pose Mr. Capitalisme, qui souhaiterait augmenter ses apports et ses rendements.

Petites explications autour des démarches de diffusion marketing :

De manière populaire, la culture des entreprises, c’est-à-dire leurs démarches et productions, se répand communément dans la foule grâce au marketing physique (les magasins, les prospectus, les cartes de fidélité, etc.…), c’est une pratique avérée ancestrale que l’on voit tous les jours.

Sur internet, en revanche le marketing est immatériel et se propage par le biais de fichiers informatiques (photos, vidéos, texte). La publicité passe par les réseaux-sociaux (Facebook, etc…), par les sites internet informatifs (Konbini, Le Monde, etc…), par les plateformes de contenu vidéo (YouTube, Viméo, etc…), et enfin par les sites officiels sur les boutiques en ligne. Toutes ces communications étant potentialisées grâce aux systèmes de sauvegarde de données d’internet qui permettent de mieux cibler les produits en fonction des consommateurs référencés.

Mais pour nouer une relation producteur-consommateur, il est nécessaire d’obtenir un contact individualisé à long terme, comme dans les relations humaines. Les mails répondent à cette attente et constituent un moyen de marketing qui illustre parfaitement la notion de culture de masse.

La masse correspond à un ensemble d’individualité qui ne partage pas les mêmes préférences. C’est un agglomérat global d’individus potentiellement consommateurs considérés en dehors de leur appartenance professionnelle ou sociale. Dans l’idée du marketing, la culture de masse va chercher à obtenir le plaisir du public pour attirer à la consommation tout en prenant en considération son hétérogénéité.

Les mails permettent d’envoyer à une masse d’individus des informations individualisées selon des algorithmes travaillés pour que la communication ait un impact sur la vie privé du consommateur. On appelle cela le Marketing de Permission, c’est-à-dire que le consommateur et le producteur vont se lier dans une relation purement commerciale qui profite aux deux parties.

PMdiagram

Cette relation est artificielle car les mails envoyés par l’entreprise sont issus d’algorithmes mathématiques. Seulement le contenu de ces mails tend à montrer une certaine part d’humanité afin de saisir l’attention du consommateur. Les formules de politesse utilisées permettent de faire comme si une réelle interaction avait lieu et il arrive même parfois que des inexpérimentés d’internet répondent à ces mails pourtant diffusés en masse !

Cela reflète l’intérêt de la culture de masse, à opposer avec la culture populaire.

Seth Godin est un entrepreneur américain né en 1960 qui a travaillé de manière théorique sur le marketing et qui a notamment popularisé cette notion de marketing par permission.

 

“Before a marketer can build trust, it must breed familiarity. But there’s no familiarity without awareness. And awareness—the science of letting people know you exist and getting them to understand your message—can’t happen effectively in today’s environment without advertising.” 
― Seth Godin.

 

Sources et références :

Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marketing_par_courriel

Godin, S. (1999). Permission Marketing: turning Strangers into Friends and Friends into Customers. 

Communication & marketing

Afin de vendre il est nécessaire de créer un climat de confiance entre le consommateur et le commerçant. C’est cette prise en considération qui permet d’établir une promiscuité qui permettra à l’acheteur de se sentir différent voir plus important qu’une autre personne. L’homme aime avoir son égo flatté, en s’adaptant à son public on capte l’attention tant désirée. Pour maintenir cette attention où la créer il est important de s’attarder sur la stratégie de communication d’une entreprise. Elle passe par plusieurs éléments dont la marque, l’identité et le logo.

La marque serait « l’image perçue par les clients pour créer une connexion émotionnelle irremplaçable avec l’entreprise et créer une relation de qualité dans son ensemble » cette définition se réfère à l’image dite perceptuelle introduite par W. Mitchell. L’image perceptuelle touche à différents sens et est donc carrefour aux émotions.

L’identité regroupe « les aspects visuels qui font partie de la marque globale », selon Mitchell l’identité serait un regroupement des différents types d’images, on retrouverait:

  • l’image graphique, elle englobe différentes données comme la charte graphique avec les couleurs, la typographie, les formes…
  • l’image verbale, elle concerne les différents communiqués et prise de parole de la marque

Le logo quand à lui va « identifie une entreprise dans sa forme la plus simple grâce à l’utilisation d’un symbole ou d’une icône. » Mitchell introduit la notion d' »hyper-icones » dans Iconologie, l’hyper-icône démontre que dans un monde, d’un coup dénué d’images graphiques il demeurait l’image perceptible qui véhicule les valeurs de la marque.

Dans l’exemple ci dessous le logo ce suffit pour comprendre la cible qui est visée et le ressenti voulu. La couronne centrée sur le mot « Rolex » traduit une volonté de faire « proner » la marque, elle évoque la richesse, de plus le fait de centrer l’image permet de montrer qu’elle est encrée fortement et qu’ elle siège. La police évoque le sérieux, le vert est foncé ce qui donne de la gamme à la marque. Ces messages inconsciemment perçus ou non forgent l’image perceptuelle.

Rolex_logo.svg

 

Sources: http://www.webmarketing-com.com/

Ménage à deux : Idéologie et Marketing

Marketing et idéologie ne sont aujourd’hui pas dissociables.

Louis Althusser (1918-1990) est un philosophe français à l’origine d’un important renouvellement de la pensée marxiste, quelque peu liée au structuralisme. Althusser, comme tout bon philosophe, développe une idéologie. Une idéologie est une science d’un système d’idées imaginées. Elle s’accompagne de croyances, de notions, d’opinions, de convictions. Aujourd’hui, bien que ce terme soit un peu trop fort pour nous, nombreuses sont les entreprises qui développent des idéologies, notamment au niveau du marketing.

Capture d’écran 2015-11-16 à 11.34.12Deux fois dans l’année durant 6 semaines, la période de soldes promet de nombreux articles à prix réduits. Si les ventes y sont plus importantes, la différence entre le prix initiale et le prix revu y est pour beaucoup. En effet, l’acheteur constate la différence d’une manière ou d’une autre. Si elle lui est tout à fait avantageuse, l’intéressé sera d’autant plus tenté d’acheter le produit, plus séduit par le prix rabaissé que par le produit en lui même. Les moyens sont multipliés pour signaler le commencement de ces périodes. Les affiches murales affluent les rues, des publicités sont conçues pour les magazines, quelques articles paraissent bref, les médias participent pour beaucoup au succès des soldes.

Une entité ou une marque?

Bien plus qu’un simple logo! Nous pensons à la communication, aux travail, aux loisirs en voyant les logos des géants de production comme apple.


 

Comment une simple pomme croqué peut nous faire penser au luxe ? C’est l’image de marque créée par la puissance d’impact du marketing. Un produit certes cher mais qui offre des millions de possibilités, c’est le rêve qu’apple essaye de nous transmettre.

Un design à part, une architecture spécifique, une navigation différente, font des iPhones, iPad et Mac, des produits convoités aux yeux des “apples addicts“. Ceci génère aussi des tensions auprès des utilisateurs concurrents, menant à des débats sans fin alors qu’il s’agit d’une simple préférence de produit.

La marque de la pomme fait beaucoup parler. L’affichage de celle-ci offre plusieurs connotations comme la richesse, le professionnalisme ou même la domotique.