Archives pour l'étiquette Marshall McLuhan

Apple-isation de la société

Les coques grises des ordinateurs Apple sont partout ; leurs écrans lisses et tactiles aussi.

Marshall McLuhan et sa formule « Medium is message» nous disent ceci : le contenu d’un medium est toujours dépassé. Il ne sert à rien de s’évertuer à décrypter le contenu d’un medium. Il est plus pertinent de prendre du recul afin d’observer le medium lui-même ; alors seulement nous aurons une chance de comprendre de quoi il en retourne.

Récemment est sorti sur les écrans une sorte de film-médium : 50 nuances de Grey… Le film aurait pu s’intituler Apple, I-Pad, ou Mac Instinct, tant l’esthétique Apple semble avoir vampirisée l’intrigue du film.

L’héroïne porte le nom du matériau des Mac (Steele) et elle tombe sous le charme d’un homme chez qui tout est gris : le nom, les voitures, l’entreprise, la chambre, les costumes, la cravate…

Fifty Shades of Grey (Sam Taylor-Wood, 2015)
Fifty Shades of Grey (Sam Taylor-Wood, 2015)

Leur relation « charnelle » (est-il encore question de chair ici ?) est inaugurée par un contrat, comme dans un Apple Store

Au fond, peut-être que l’intrigue de 50 nuances de Grey est celle-ci : une jeune femme découvre la volupté d’acheter un produit Apple.

Marshall McLuhan, Quel écho à l’heure de L’hyper-communication ? Mass Media 3/9

Marshall McLuhan, canadien de son état, écrit sur les médias, et la communication. Un auteur qui nous intéresse de fait, car forcément lié aux mass medias. McLuhan traite lui du concept de « médium » : le médium est le moyen, l’outil de communication, et McLuhan développe la thèse selon laquelle le média prend plus d’importance que le message.

Son postulat principal repose sur l’éducation, par ce qu’il appelle « l’équilibre des sens », équilibre des sens perturbé par l’apparition des médias/médiums appelés « traditionnels », en vogue à l’époque de ses réflexions : la télévision. Il considère le média comme une extension du corps, et déclare que « le message, c’est le médium », dans son ouvrage « Undersanding medias » (« Pour comprendre les médias », traduit en français en 1968), publié en 1964.

Les nouveaux médias, donc les nouveaux médiums, seraient autant de messages ? La question est intéressante à l’heure où les informations données par les médias, auparavant l’apanage de la télévision, des journaux et autres radios, sont données par les « médiums réseaux sociaux ».

Pour reprendre la réflexion de McLuhan, les médiums donc omniprésents dans notre quotidien numérique sont messages, ou porteurs de messages propres, et leur influence parfois néfaste vient le confirmer. L’heure est à l’hyper-communication, et ce tsunami d’informations nuit à notre équilibre des sens.

Source : http://www.marshallmcluhan.com/

La galaxie sensorielle

Marshall McLuhan intellectuel canadien, visionnaire et décalé. Nous a livré en héritage son analyse sur les médias. McLuhan nous présente sont analyse qui montre les étapes des médias dans le temps. On a tout d’abord le stade primitif ou c’est l’ouïe et la parole qui sont mis en avant. Puis la galaxie Gutenberg qui vois l’avènement de de l’écriture du sens de la vue. Puis viens la galaxie Marconi avec la cybernétique de l’électricité vois l’essor du sens du touché.

Ici ce qui on a un rapprochement des médias avec le sens qu’ils altère chez nous. C’est par nos sens que les médias connectent avec nous. C’est par notre gamme sensorielle que les médias de masse modèle notre compréhension de ces dernier et du monde qui nous entour.

Les chiffres peuvent parler !

Les chiffres arabes que nous utilisons tous les jours s’inscrivent complètement dans nos dialogues et nos écrits. Mais lorsqu’on les note de manière littérale (vingt-trois plutôt que 23), ils n’ont plus le même message. C’est-à-dire que lorsque la forme change et que le fond reste le même, l’information que délivre le nombre n’est plus tout à fait la même.

Si l’on écrit « 12 », on pense plus au nombre mathématique, à sa dénotation statistique, au fait qu’il soit divisible par 2, 3 et 4, et à son côté dénombrant. Alors que si l’on écrit « douze », le côté littéral fait plus penser à la symbolique de ce nombre, on pense plus particulièrement aux apôtres qui furent douze par exemple dans la mythologie Chrétienne.

McLuhan est un intellectuel canadien qui fondit des études contemporaines sur les médias. Ce qui retient notre attention c’est justement qu’il a dit : « Le message, c’est le medium. ».

Selon lui, le canal de communication constitue le premier message de l’information. Si l’on parle de nombres oralement, on pensera directement que la discussion traite de statistiques, d’argent ou de sciences communément. Donc la forme est une information à part entière.

Les nombres parlent d’eux-mêmes, ils ont une « dimension tactile » qui nous rapproche de ce que nous dénombrons. Les journalistes utilisent les statistiques afin de mieux « palper » l’information, de la traduire en visuel d’effectifs.

Dans Pour comprendre les médias, McLuhan cite Baudelaire.

« L’ivresse est un nombre. Le plaisir d’être dans les foules est une expression mystérieuse de la jouissance de la multiplication du nombre. » – Charles Baudelaire

 

 

Références et sources :

McLuhan, M. (1968). Pour comprendre les médias. New-York : McGraw-Hill.

Baudelaire, C. (1887). Mon cœur mis à nu.

Wikissimo.aim.asso.fr. http://wikissimo.aim.asso.fr/lib/exe/fetch.php?media=mcluhan_m_pour_comprendre_les_medias.pdf

Vous ne pourrez bientôt plus perdre votre portable

Marshall MacLuhan est un chercheur canadien marginal du XX siècle. Ses écrits ont d’abord été encensés puis boudés par les intellectuels car considérés comme étant trop expérimentaux et pas assez sérieux. Il a étudié notamment le déterminisme technologique : les médias déterminent une partie des hommes à tel point qu’ils nous renseignent sur l’homme social. Il considère que nous sommes entrés dans la galaxie Gutenberg, c’est à dire une ère de l’électronique et du numérique. Il évoque même le fait que les médias soient une extension de l’individu comme une prothèse que l’on vient greffer au corps. Continuer la lecture de Vous ne pourrez bientôt plus perdre votre portable

Bilan

Le cours sur les mass media aura été passionnant. Deux oeuvres nous ont particulièrement marqué : celle de Marshall McLuhan et celle de Jean Baudrillard.

Marshall_McLuhan
Marshall McLuhan (1911-1980)

Visionnaire est le qualificatif qui convient à ces deux auteurs.

Ainsi il est troublant de lire les descriptions de McLuhan sur l’avènement de l’ère tactile (la galaxie Marconi), description rédigée plus d’un demi-siècle avant l’apparition toute récente des écrans tactiles !

Jean Baudrillard (1929-2007)
Jean Baudrillard (1929-2007)

La lecture du passionnant L’Echange Symbolique et la Mort de Jean Baudrillard, nous fait le même effet : écrit en 1976, l’ouvrage annonce les attentats du World Trade Center, l’illusion du bipartisme en politique (nous sommes en plein dedans). Nous avons aussi été secoué par la très belle réflexion sur la poésie qui termine cet écrit de Baudrillard.

L’analyse de l’objet mass médiatique nous aura permis également d’approfondir de manière personnelle notre réflexion sur le cinéma d’aujourd’hui.

La diffusion et l’instauration de la peur à travers les média

Chercheur Canadien, Marshall McLUHAN était un visionnaire de la mondialisation et d’internet. Il va bouleverser fortement l’étude des média et des médias de masse par ses expérimentations et a été le premier à prédire les médias de masses liés à la technologie, et l’asservissement médiatique d’aujourd’hui.

Dans l’émission de France 5 «Violences, les écrans en accusation» on peut voir Michael Moore, lanceur d’alerte et réalisateur -notamment de Fahrenheit 9/11 (palme d’or 2004)- tenir les propos suivant lors d’une interview : «Vous commencez à devenir comme des Américains. Vous commencez à opprimer vos pauvres, à accabler les immigrés. Maintenant votre journal télévisé commence comme ainsi : «Cette nuit dans un quartier de Paris, trois arabes ont agressés une vieille dame» et cela apporte la peur dans le cœur du publique français. Alors pourquoi en est-on arrivé là ?»

Effectivement, pourquoi en sommes-nous arrivé là ? Pour faire grimper les audiences, au journal télévisé, rien de tel que des faits divers atroces. Alors que selon une étude dans l’émission «Salut les Terriens» diffusée sur Canal +, ces dix dernières années, le nombre de meurtres commis en France a baissé de près de 40%, alors que le nombre de sujets consacrés à des faits divers sordides dans les journaux télévisés ont augmentés de 70%.

Mais attention : ces informations que je vous relate sont, vous l’aurez remarqué, divulguées par la télévision elle-même, qui nous dit de nous méfier de la télévision. «Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien», disait Socrate. C’est pourquoi je ne peux que vous prodiguer ce conseil : efforcez vous de savoir par vous même les informations, et surtout, multipliez les sources, en ayant un regard critique sur leurs émetteurs.