Archives pour l'étiquette mass media

Conclusion des cette analyse sur les Mass Medias 9/9

On a pu observer et découvrir au long de ce semestre de nombreux auteurs peu étudiés en Europe, et il est assez intéressant de nous y pencher en essayant de créer des parallèles avec notre réalité contemporaine

J’ai apprécié l’étude de ces auteurs, et je continuerai de m’y intéresser, les liens avec des problèmes crées par la sur-médiatisation, l’avènement de la pop-Culture/consommation (et je pèse mes mots !) et les réseaux sociaux rendant ces réflexions presque illimitées, et en bien cette fois ci !

Une expérience instructive =)

Guy Debort, Mass Media 7/9

Guy Debort est un essayiste, poète, écrivain, théoricien français, qui écrit en 1967  « La société du spectacle« . Cet ouvrage va nous intéresser, car il théorise le spectacle. Critique virulent de la société du spectacle, il y décrit la vie comme dominée par la marchandisation.

Dans la droite lignée des auteurs traitant de la frontière entre réalité et irréel, tel Baudrillard, qu’il a d’ailleurs connu, il parle de la société de consommation comme « société de spectacle ».

Ici est facile le rapprochement avec notre dur quotidien : Les réseaux sociaux sont l’incarnation de la société de spectacle, dont photoshop est le fer de lance. La culture de la sur-représentation est omniprésente, chaque membre d’un réseau social se devant d’être le plus beau possible, le plus sexy, le mieux habillé…

Cette obligation de bien présenter conduit à des dérives, une starification exacerbée, et de nombreux soucis qui en découlent.

Dada fait le tour du monde

Le concept de média de masse désigne un système de diffusion massive d’informations qui utilise toute sorte de médiums comme la photographie, le cinéma, la presse écrite, la radio etc… Le terme est né dans les années 20. Dès les années 30, le public, les politiques, et les artistes commencent à percevoir leur pouvoir d’action, leur impact dans la société.

Edgar Morin ne la voit pas comme une version dégradée de la culture mais plutôt comme une culture populaire.

Dada-Archives-du-XXe-siecle-documentaire-INA-archive-index-grafik-couvLe dadaïsme illustre bien le principe du média de masse puisqu’il ne connaît pas de frontières, il n’a presque pas de limites physiques à son émancipation. Les dadaïstes vont se jouer d’eux et recyclant leur supports (principalement des magazines et des journaux) à travers leur collages. (dont les plus célèbres sont de Raoul Hausmann)

Les acteurs de ce mouvement tendent à réinventer le langage, en reniant toute appartenance sociale ou culturelle, cela est l’origine de leur popularité. Après les atrocités vécues lors de la première guerre mondiale, les dadaïstes viennent chambouler l’ordre établit avec une humour féroce et qui ne plaît pas beaucoup à la bourgeoisie. Ils désigne cette dernière comme étant « absurde ».

Hannah Höch. German, 1889-1978 Cut with the Kitchen Knife through the Last Weimar Beer-Belly Cultural Epoch in Germany (Schnitt mit dem Küchenmesser durch die letzte Weimarer Bierbauchkulturepoche Deutschlands). 1919-1920 Photomontage and collage with watercolor, 44 7/8 x 35 7/16” (114 x 90 cm) Staatliche Museen zu Berlin, Nationalgalerie  © 2006 Bildarchiv Preussischer Kulturbesitz, Berlin,  © 2006 Hannah Höch / Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn, photo: Jörg P. Anders, Berlin

Ce mouvement connaît une rapide et large diffusion entre 1914 et 1923. Le premier groupe de pensé « dada » est née au Cabaret Voltaire à Zurich en 1915. Il est créé par un comité d’artistes et de poètes (dont fait partit Tristan Tzara et Jean Arp) La même année, il arrive aux États-Unis. (avec Man Ray et Marcel Duchamp)En 1917, il arrive en Espagne avant de faire le tour de l’Europe. Il y aurait même eu dans les années 20 des groupes de dadaïstes au Japon.

Ils empreintes des images, des mots véhiculés par la culture de masse. Par exemple, pour les collages, les images dont ils se servent sont découpées dans les magazines et transformées en étant disposer de  manière totalement libre. (Walter Benjamin évoquait la perte de l’aura)

Le dadaïsme prône la liberté de l’individu, et laisse libre cour à l’imagination et la créativité de chacun. Pour ce faire, ils n’hésitaient à utiliser tous supports et matériaux possibles. Ils réinventent l’art en le libérant de son carcan bourgeois.

Museum Ludwig Köln, ML, Herbert Bayer, Einsamer Großstädter, 1932, ML/F 1977/54

Herbert Marcuse, la Perte de Liberté. Mass Media 4/9

Marcuse est un Philosophe de l’école de Francfort, pleinement. Allemand donc, né en 1898 et mort en 1979, il écrira lui autour de Marx et du capitalisme, prônant des idées libertaires. Il aura une influence très marquée sur les mouvements étudiants de la fin des années 60 en Europe et aux États-Unis.

Il critique les répressions opérées et par le communisme, par la bureaucratisation, et par le capitalisme, par la consommation, qui prive de liberté. Dans son Ouvrage « L’homme Unidimensionnel », écrit en 1964, et publié en français en 1968 (tiens, hasard?), il explique l’intégration de la classe ouvrière dans le capitalisme.

A l’heure où les Trente Glorieuses battent leur plein, il parle de la consommation, en lien direct avec l’influence des mass média : Si la consommation à outrance est rendue possible, c’est parce que les mass medias permettent de savoir qu’il y a de quoi consommer ! Il aura beaucoup étudié Freud, et lie la psychanalyse avec son analyse du marxisme.

Se crée ainsi pour Marcuse une uniformisation des désirs et des besoins par le capitalisme, et étant donné qu’il a théorisé le désir, (inventeur du concept selon lequel le sexe serait en fait « Eros », et serait instrumentalisé (image de la femme dans la pub, par exemple)), la réflexion est intéressante. Les individus s’asservissent eux-même, et reproduisent cet asservissement (au fond, consommer, est-ce grave?).

Son influence aujourd’hui est prépondérante aux États-Unis, il est toujours considéré comme un penseur majeur. Néanmoins, en France sa pensée n’a pas le même impact, et pourtant les notions de « consommation » et de « mass media » n’ont jamais été autant présentes. La consommation aujourd’hui tient du domaine audio-visuel. L’invention d’Internet permet à qui veut d’accéder à des vidéos partout, tout le temps,et de manière quasiment infinie (Chaque minute, 100h de vidéos sont chargées sur la plateforme de partage de vidéos « Youtube »). Cette sur-consommation, gratuite, enferme les gens dans un cercle vicieux, et je m’inclus ici dans le lot, il m’est arrivé de perdre deux heures sur Youtube, en regardant vidéos sur vidéos. La question de la perte de liberté est plus que jamais d’actualité.

Sources : http://www.zones-subversives.com/2015/07/herbert-marcuse-philosophe-radical.html

Walter Benjamin, l’Aura et la reproduction de l’œuvre . Mass Media 2/9

Dans la lignée de mon article introductif, je commence ma série d’article autour des « Mass Médias » en parlant du penseur vu en premier, Walter Benjamin.

De son nom complet ‘Walter Bendix Schönflies Benjamin’, c’est un penseur Allemand, philosophe et critique littéraire et d’art, qui est rattaché à la pensée de l’école de Francfort. Il théorisera autour de l’histoire, et de son propre siècle. Très lié à l’art et à la littérature par l’école de Francfort, il est notamment le traducteur en allemand de Baudelaire et Proust.

L’œuvre de son cru qui nous intéressera est « L’art à l’époque de la reproductibilité technique ». Par rapport à la notion de perte de sens que j’avais évoquée, Benjamin parle lui du concept « D’Aura » d’une œuvre, Aura qui est un ensemble d’éléments se rattachant à une œuvre, comme sa location, son unicité, sa beauté, son auteur, éléments créant une rareté et une valeur à l’œuvre, son aura. Un exemple peut être pris avec « La Joconde », œuvre qui est mondialement connue. Cette œuvre est localisée à Paris, au musée du Louvre, faite par Leonardo Da Vinci, à une beauté, un esthétique reconnue, et est unique. Walter benjamin s’interroge sur la reproductibilité des œuvres de son temps, telle que la « fontaine » de Marcel Duchamp, œuvre reproduite 14 fois, présente à plusieurs endroits, et dont l’original est perdu.

Un rapprochement de cette question se crée avec le cinéma, et les « Produits » (œuvres, qui ont un marketing associé à leur nom, et une culture particulière liée aux mass medias) audio-visuels. L’avènement d’internet, avec lui le partage, l’accès à l’information et à tout produit numérisable instantanément ou presque, implique le fait que les œuvres crées aujourd’hui, et les anciennes œuvres crées soient reproduites. Dès l’arrivée des VHS (si, ces petites cassettes noires de notre enfance !), la reproductibilité des films a été possible, car avant, outre les copies pour les cinémas, peu de reproductibilité était possible, par rapport aux contenus trouvables sur internet aujourd’hui.

Quelle est l’aura d’une œuvre audio-visuelle aujourd’hui ? Son prix est celui de sa copie, sa valeur cinématographique. L’aura tient plutôt aujourd’hui de la réputation du film que de son unicité et de la difficulté d’y accéder.

Sources : https://en.wikipedia.org/wiki/Walter_Benjamin

Une perte de la culture ? Mass Medias 1/9

Le “mass media” est un concept ayant émergé dans les années 20, et est très liée à la massification des échanges ayant explosé dans les années 50. Il crée une « Mass Culture » qui à ses propres règles, et sa propre histoire.

La période des « Trente Glorieuses », l’avènement du capitalisme, le cinéma de plus en plus présent, le monde de la musique, l’apparition de la pop culture, et enfin aujourd’hui la présence massive des réseaux sociaux dan notre quotidien sont autant d’effets de la mass culture.

Cette culture de masse est liée à différents auteurs traités plus tard sur ce blog, et peut être rapprochée de la pop culture, culture qui si elle fut méprisée par le passé, prend de l’importance de plus en plus. Je me pose ici la question de la perte de sens, de la perte de culture, notions aussi traitées plus tard à travers les futurs auteurs.

Cette massification de la culture aboutit à une massification des connaissances autour d’un produit culturel tel que pourrait l’être une saga filmique comme Harry Potter, où une série télévisée comme Game of Thrones : Ces « produits » culturels deviennent des références communes à beaucoup de personnes, et ainsi créent une perte de la signification profonde que pourraient avoir ces Œuvres (je fais référence ici à la notion de « Philistins » dont parlera Hannah Arendt).

Je vais donc présenter une série d’articles sur le sujet, en essayant d’y apporter mon éclairage personnel.

Au plaisir de vous lire en commentaire, bonne lecture à vous !

Au terme…

Suite à la série d’articles que j’avais déjà écrit dans le cadre du cours Introduction aux études médiatiques, j’avais enfin pu lancer une chronique culturelle sur mon propre site internet. Cinéma, séries télévisées, expositions… Patchwork se porte plutôt bien (malgré que la fin du second semestre m’empêche d’être aussi actif que je le souhaiterais). Néanmoins, je souhaitais pouvoir aborder des sujets plus denses et jusqu’à présent, je ne savais pas tellement comment m’y prendre.

Mais le cours de Modèles théoriques de la communication de masse m’a permis de saisir un peu plus la démarche à entreprendre pour pouvoir sortir un article qui parle de manière sérieuse d’un sujet sans reprendre exactement ce qui s’est déjà dit ailleurs sur la Toile. J’ai saisi la différence qu’apporte une recherche dans des livres, dans une bibliothèque, par rapport à une recherche faite uniquement sur Internet.

Une autre chose que le cours m’a apporté… Depuis plusieurs années, j’ai pour habitude de « refaire le monde » certains soirs. On parle alors de tous les sujets, mais celui des médias de masse revient plutôt souvent. Avec ce cours, j’ai donc pu mettre des notions et des noms sur ces réflexions du soir. J’ai l’impression d’avoir désormais un bagage qui me permet de faire évoluer ces discussions, d’avoir une base concrète sur laquelle repartir pour encore mieux « refaire le monde ».

Black Mirror, concrétisation de la pensée de McLuhan

Marshall McLuhan (1911-1980) est un intellectuel canadien qui s’est consacré à l’étude des médias de masse et de leur puissance. Il développe l’idée suivante : les médias nous renseignent sur l’homme social en ce que ces médias contribuent à le déterminer. Les médias sont une extension de l’individu. Une idée dont la série télévisée Black Mirror s’empare.

Continuer la lecture de Black Mirror, concrétisation de la pensée de McLuhan

Stupeflip: Survivre hors des médias de masse… ou mourir

Stupeflip est un groupe français formé en 2000 et composé de Julien Barthélémy (dans son rôle de King Ju), Stéphane Bellenger (dans son rôle de Cadillac) et Jean-Paul Michel (dans son rôle de MC Salo). Le style musical du groupe est varié: rap, pop, fusion et variété, mais trouve ses influences également du côté de Bérurier Noir, du hip-hop et du punk, le tout ponctué de sons expérimentaux créés par King Ju.
L’une des caractéristiques majeures de ce groupe est la volonté assidue de ses membres de se détacher des star-system et studio-system de l’industrie musicale. Cette volonté se traduit notamment par une méfiance envers les médias de masse.

Continuer la lecture de Stupeflip: Survivre hors des médias de masse… ou mourir