Archives pour l'étiquette masse

Au terme…

Suite à la série d’articles que j’avais déjà écrit dans le cadre du cours Introduction aux études médiatiques, j’avais enfin pu lancer une chronique culturelle sur mon propre site internet. Cinéma, séries télévisées, expositions… Patchwork se porte plutôt bien (malgré que la fin du second semestre m’empêche d’être aussi actif que je le souhaiterais). Néanmoins, je souhaitais pouvoir aborder des sujets plus denses et jusqu’à présent, je ne savais pas tellement comment m’y prendre.

Mais le cours de Modèles théoriques de la communication de masse m’a permis de saisir un peu plus la démarche à entreprendre pour pouvoir sortir un article qui parle de manière sérieuse d’un sujet sans reprendre exactement ce qui s’est déjà dit ailleurs sur la Toile. J’ai saisi la différence qu’apporte une recherche dans des livres, dans une bibliothèque, par rapport à une recherche faite uniquement sur Internet.

Une autre chose que le cours m’a apporté… Depuis plusieurs années, j’ai pour habitude de « refaire le monde » certains soirs. On parle alors de tous les sujets, mais celui des médias de masse revient plutôt souvent. Avec ce cours, j’ai donc pu mettre des notions et des noms sur ces réflexions du soir. J’ai l’impression d’avoir désormais un bagage qui me permet de faire évoluer ces discussions, d’avoir une base concrète sur laquelle repartir pour encore mieux « refaire le monde ».

Black Mirror, concrétisation de la pensée de McLuhan

Marshall McLuhan (1911-1980) est un intellectuel canadien qui s’est consacré à l’étude des médias de masse et de leur puissance. Il développe l’idée suivante : les médias nous renseignent sur l’homme social en ce que ces médias contribuent à le déterminer. Les médias sont une extension de l’individu. Une idée dont la série télévisée Black Mirror s’empare.

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Premier bilan d’un travail sur la communication de masse

L’étude des modèles théoriques de la communication de masse m’a permit de découvrir de nouveaux concepts comme les mass médias et la masse culture, l’étude de la technologie et sa réception médiatique, l’école de Francfort, les mass médias à l’ère post-industrielle et en tant que propagande télévisuel et enfin l’étude des cultural et gendrer-studies.

Ce balayement de toutes ces notions ont permit de mieux comprendre les contextes historiques et sociaux de ces modèles. Ces critiques de penseurs sur différents domaines comme la sociologie, la politique et l’économie permettent l’appréhension des comportements des masses face à des situations qui sont toujours contemporaines. J’ai aimé travailler cette matière puisqu’elle touche à la sociologie et d’une manière à la psychologie. En tant que futur communicant, il est nécessaire de cerner son public et son comportement afin de pouvoir répondre efficacement à ses demandes. De plus cette matière s’illustre parfaitement dans de nombreux domaines de la culture ce qui permet de l’illustrer et de se questionner sur le fond des oeuvres que nous voyons.

Au final, la communication de masse m’aura amené à réfléchir d’avantage sur ce que je voie ou j’entends avec un sens plus critique.

Stupeflip: Survivre hors des médias de masse… ou mourir

Stupeflip est un groupe français formé en 2000 et composé de Julien Barthélémy (dans son rôle de King Ju), Stéphane Bellenger (dans son rôle de Cadillac) et Jean-Paul Michel (dans son rôle de MC Salo). Le style musical du groupe est varié: rap, pop, fusion et variété, mais trouve ses influences également du côté de Bérurier Noir, du hip-hop et du punk, le tout ponctué de sons expérimentaux créés par King Ju.
L’une des caractéristiques majeures de ce groupe est la volonté assidue de ses membres de se détacher des star-system et studio-system de l’industrie musicale. Cette volonté se traduit notamment par une méfiance envers les médias de masse.

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société du spectacle, bonheur inassouvi

Nous faire espérer atteindre l’inatteignable, tel est le crédo du monde de la pub. L’Homme subit sa course folle à la consommation.
Mais la question que Debord ne se pose pas, c’est que le bonheur réside peut être dans l’attente que le consommateur s’inflige avant d’acquérir son produit.

Guy Debord est un écrivain, essayiste, cinéaste et poète français. Il conceptualisa la notion sociopolitique de « spectacle » dans « la société du spectacle » (1967)

D’après lui, les médias tendent à uniformiser la manière de penser des individus afin de former une masse normo-pensante. Les médias s’adressent à la masse tout en persuadant le consommateur de son individualisme. En menant les individus à penser de la même manière que les autres individus au sein d’une même société, celle-ci acquiert le pouvoir de manipuler la masse. Les individus une fois pris au piège souhaitent se démarquer les uns des autres.

La publicité, conduisant à la consommation, peut être considérée comme la finalité de la société du spectacle. L’Homme se retrouve dépendant de la mode, et de manière intrinsèque, à la nouveauté.
Sa condition de vie étant impactée et influencée par l’individualisme auquel tend à atteindre la masse.

Quelques exemples aberrants poussant à la consommation :

Apple rend ses anciens produits obsolètes au gré des mises à jour. Mises à jour stipulant une amélioration de la fluidité des anciens modèles.
Tandis que du côté d’Activision, des jeux comme destiny sont vendus en kit (incomplets). Mais le vice ne s’arrête pas là, les extensions payantes viennent paralyser le jeu tel qu’il fut vendu à sa sortie au point qu’il soit obligatoire de passer à la caisse si l’on veut pouvoir continuer à jouer au jeu payé au prix fort (70 euros).

La communication de masse, à travers les réseaux sociaux.

A l’heure où le gouvernement défend ses lois plus sur internet qu’IRL (In Real Life/ dans la vraie vie), on peut se poser la question de l’importance des média de masse et de leur légitimité dans notre société.

En effet, dans notre exemple, une pétition est lancée en ligne contre la « Loi Travail ». Elle bat actuellement les records de mobilisation des foules, dépassant une autre pétition visant, et ayant influencé le président de la République. De plus, un collectif de vidéastes de l’internet (Usul, confessions sociales, Klaire, Dany Caligula,… ) traitant chacun à leur manière de sociologie et de politique, s’est regroupé autour d’une vidéo dénonçant ce texte de loi, et en lançant aussi le mouvement OnVautMieuxQueCa sur les réseaux sociaux.

La réaction que s’est empressée de prendre le Gouvernement fût d’embaucher un Community Manager afin de créer et de gérer un compte Twitter “Loi Travail” tentant de sympathiser avec nous, les citoyens, de manière très naïve -ou très hautaine- en forçant la sympathie par l’utilisation d’outils numériques non-maitrisés. -extrait du compte : le 1er tweet et ses réponses-

Tel Nick Dunne dans le film « Gone Girl » de David Lynch, le Gouvernement va -tente de- faire ce que les média vont retenir, plus que les choix qui nous tiennent vraiment à cœur.

Jusqu’où nous emmène Youtube ?

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En février 2005, trois anciens employés de PayPal lancent Youtube, un site web permettant d’envoyer de regarder et partager des vidéos gratuitement. Google s’en empare en octobre 2006. Aujourd’hui, plus de 300h de vidéos sont misent en ligne chaque seconde et plus de six milliards d’heures de vidéo sont regardées chaque mois. Ce qui au départ était un site d’hébergement conçu pour la diffusion de clip est devenu un vrai model d’expression pour chaque utilisateur. Des vidéos de publicité (Gopro) aux vidéos de lapidation, passant par des diffusion en direct d’événements sponsorisés (Redbull, Coachella) ou des web séries, des podcaster, des tutoriels jusqu’aux provocations, aux appels à la haine…

A Clermont-Ferrand, deux familles de Gitans se provoquent par vidéos interposées :

http://www.koreus.com/video/clash-gitans.html

Se montrer, se faire entendre, décrocher le buzz, devenir populaire ou instruire devient possible grâce aux plateformes web devenu source de médias de masses. Cependant, le message qu’enferme ces médias reste sans limite. Notre place de spectateur nous donne chaque jour une réponse à cette problématique.

Voici quelques sites nous permettant de nous tenir à jours sur les contenus les plus insolites :

– http://www.koreus.com/

– http://www.abrutis.com/

– http://www.hodiho.fr/

– http://www.humour.com/

– http://www.gamaniak.com/

– http://www.videobuzzy.com/

– http://www.bu2z.com/

 

Conférence : l’explosion du journalisme.

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Vous l’avez sûrement manqué, c’était la conférence sur la condition du journalisme d’Ignacio Ramonet du 22 mars 2012 pour la promotion de son livre. Espagnol, Sémiologue du cinéma et journaliste lui même, il a dirigé pendant quelques années le mensuel : le Monde diplomatique. Pendant ce séminaire, le sujet principal traité sera la transformation des médias de masse à la masse de médias ainsi que ses conséquences directes sur le métier du journaliste, c’est à dire l’explosion ! Il faut avant tout resituer le constat médiatique alarmant : les journaux disparaissent, les journalistes se font licenciés avec la naissance d’un journalisme à but non lucratif se reposant sur un base de données et une information automatique proposant des informations low cost. Cependant il y a du bon à prendre concernant le journalisme en ligne et la presse pour les support électroniques avec une efficacité remarquable.

Malgré tout, Ramonet propose également un réflexion critique sur des problèmes majeurs comme l’insécurité informationnelle, la perte de crédibilité, la désinformation ainsi que les manipulations que connaissent les médias. Inévitablement ceci a un impact sur le journaliste qui perd petit à petit son identité professionnel avec le changement de l’écosystème médiatique ainsi que la précarisation de leurs conditions de travail. L’explosion du journalisme montre comment les médias qui sont la main d’œuvre de l’opinion publique, sont eux même devenu un problème pour la démocratie.

Cette conférence avait donc pour but de sensibiliser la population sur le nouveau fonctionnement des média à l’heure du numérique. Qu’en est-il d’aujourd’hui en 2015 ? La presse numérique s’est d’autant plus amplifié et le problème persiste, qui plus est, en pire…

Télévision ou Télémouton ?

A notre époque, l’information est la base du pouvoir politique et économique : c’est l’enjeu principal.

Ceux qui contrôlent l’information contrôlent ceux qui la lisent. Or, en 2015, l’information passe par la télé, les journaux, la radio et surtout, internet. Il faut savoir qu’il y a 96% des foyers français qui possèdent un poste de télévision en 2014, et 61% de la population française possède un smartphone en 2015 (donc un accès a internet), soit environ 36 millions de français. Tous ces outils technologiques qui permettent de partager l’information sont appeler médias de masse car ils permettent de passer un message à un nombre extrêmement large de la population.

Les médias de masse permettent : la communication de masse ; donc d’instaurer une culture de masse. La culture de masse permet à celui qui contrôle l’information d’influencer la façon de penser d’une population. En France on peut citer les journaux officiels tel que TF1, France 2 et France 3, cette liste n’étant pas exhaustive.

On sait maintenant que les grandes chaines de communication de l’information sont subventionnées par des sociétés très puissantes dans le monde (n’oublions pas que celui qui contrôle l’information à le pouvoir) tel que Bouygues, Total, Lagardère, Monsanto, Nestlé, etc.
Voici un schéma montrant les sociétés qui contrôlent les médias français, ça fait froid dans le dos… carte-du-parti-de-la-presse-et-de-l-argent

Bourdieu a écris un livre intitulé Sur la Télévision, dans lequel il démontre que les émissions télévisées sont structurées de façon à censurer les informations. Tel événement important sera montré comme ordinaire et tel événement ordinaire sera montré comme extra-ordinaire.

Le téléspectateur, ainsi que le lecteur pour les journaux, doit se faire sa propre idée sur l’information. Il est de son devoir de trier les sources en faisant des recherches par lui-même afin d’avoir sa propre façon de penser, son propre avis et non celui que les médias de masse lui donne.

Soyez critique ! Osez les débats en soirée ! N’ayez pas peur d’exprimer votre façon de penser !

Culture de masse et cinéma : Weimar / Iran

Siegfried Kracauer (De Caligari à Hitler, 1947) interprète le cinéma de la république de Weimar comme l’expression des attentes inconscientes de la société allemande. C’est-à-dire que les réalisateurs comme Fritz Lang ont essayé de faire ressortir de leur film la souffrance et la volonté de la population allemande.

Mais encore, aujourd’hui nous pouvons appliquer l’analyse de Kracauer sur le cinéma de Weimar au cinéma iranien. Prenons par exemple Asghar Farhadi né en Iran en 1972 à Isfahan. Son cinéma est dans la même ligné que celui de Fritz Lang.

Leur cinéma rend compte du problème des masses. Il est un média qui peut influencer la culture de masse. Voici le passage d’une interview de Farhadi consacré au Monde :

Depuis 2009, votre pays semble plongé dans une sorte de dépression…

Je ne dirais pas que l’Iran souffre d’une plus grande dépression que d’autres pays. Cependant, si je compare l’Iran d’aujourd’hui à celui d’il y a quelques années, il me semble que les Iraniens vont mal. Mais ils ne sont pas résignés. Il y a encore beaucoup de gens qui continuent de se battre dans l’espoir de jours meilleurs. Je n’aime pas ce cliché qui présente les Iraniens comme des gens désemparés et passifs, qui acceptent tout ce qu’on leur inflige. Ce que nous traversons aujourd’hui est un passage obligé. Mais toute cette énergie ne sera pas perdue.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2013/05/17/asghar-farhadi-je-veux-vivre-en-iran_3285983_766360.html#k6ZywEpCQRTmIoIe.99

 

C’est en partant des « manifestations discrètes de surface » qu’il devient selon lui possible de déterminer le « lieu qu’une époque occupe dans le processus historique » explique Kracauer. Peut-être que le cinéma de Farhadi est une manifestation discrète de surface…