Archives pour l'étiquette McLuhan

Le triomphe d’une masse-media

La chanteuse Adèle est à ce jour le mass-media par excellence.

Adèle...
Adèle…

Songeons aux critères posés par Edgar Morin pour définir un mass-media : industrialisation, diffusion massive, accessibilité totale, diversification des contenus, divertissement, consommation

Adèle est un pur produit de l’industrie du disque.

La diffusion d’un titre d’Adèle est optimale : l’orchestration fera trembler les murs, sa voix vous percera les tympans.

La musique d’Adèle est on ne peut plus accessible : beauf ou bobo, néophyte ou mélomane averti, en écoutant Adèle vous serez forcé de l’admettre : « Quelle voix ! »

Diversification des contenus : disponible sur CD, DVD, fichier MP3, youtube, itunes, etc…

Divertissement : il est possible de danser en écoutant du Adèle ; en revanche, impossible de travailler en même temps.

Adèle est un pur produit de consommation.

La formule de Marshall McLuhan se voit encore vérifiée: « Medium is message. » La voix d’Adèle, la silhouette d’Adèle, les clips d’Adèle… Un medium d’un tel calibre nous en dit long sur le message des maisons de disque : «Adèle, c’est du lourd, c’est du très lourd ! »

Le portable ; ennemi de la nouvelle génération ?

marshall-mcluhan

 

Marshall McLuhan a été le premier à apercevoir les réalités qui nous touchent aujourd’hui : il va prédire l’asservissement médiatique, l’avènement des nouveaux médias issus des nouvelles technologies. Ainsi il va développer la thèse suivante basée sur le concept de déterminisme technologique : Les médias nous renseignent sur l’homme social en ce que ces médias contribuent à le déterminer. Ainsi, les médias nous déterminent, nous modèlent et nous façonnent. Il considère que les médias sont une extension de l’homme, du corps même de l’homme.

Nous vivons dans une génération où un lien perpétuel existe entre les personnes. La précédente génération Y a commencé à vivre avec internet, avec le portable, avec les jeux vidéos, mais la génération Z va bien plus loin que cela. Comme McLuhan a pu le prédire, les médias deviennent une extension de l’homme ; le portable fonctionne grâce à la main et les doigts, il se trouve désormais toujours à proximité. Il est devenu un outil majeur, parfois indispensable, la société s’adapte autour du portable ; l’éducation crée des applications, les classes scolaires communiquent via les réseaux sociaux, des informations professionnels sont transmises via différents réseaux.

Mais le portable reçoit des critiques impressionnantes de part l’utilisation parfois inadaptée de certains utilisateurs. Une génération qui en abuse, qui utilise tous les moyens sociaux possibles pour se montrer et devenir une personne influente. Mais il n’y a pas que des mauvais côtés. –

Accusons-nous le portable ou cette génération ? En principe, ni l’un ni l’autre. L’évolution est un fait, le portable est un médium que tout le monde utilise de nos jours, la société apprend à vivre avec, il facilite la vie, il facilite le contact, il faut simplement savoir l’utiliser, ne pas en abuser et s’en servir avec modération. Tandis que cette nouvelle génération, contrairement aux précédentes ne doit pas apprendre à vivre avec mais doit apprendre à s’en détacher.

Le portable n’est pas un ennemi, c’est un outil, il faut savoir l’utiliser, ne pas perdre le vrai contact humain à cause de cette facilité à communiquer. Une génération donc à garder à l’oeil, parce que la limite peut rapidement être dépassée.

Source :

Génération Y et Z, 2 octobre 2015 par Benjamin Chaminade. http://www.generationy20.com/les-differences-culturelles-entre-generation-y-et-generation-z

Cachez ces penseurs que je ne saurais voir.

Le semestre qui vient de s’écouler fut marqué par un cours à l’intitulé mystérieux : nous devions y étudier les « modèles théoriques de la communication de masse ».

Marshall McLuhan, le canadien

Je repars de ce cours avec la découverte d’une grosse dizaine de penseurs dont je n’avais jamais entendu parler. Benjamin, McLuhan, Kracauer, Adorno, Marcuse (dont j’ai acheté et prévu de lire L’homme unidimensionnel), Baudrillard ou Lipovestsky me reviennent en tête au moment d’écrire ce billet.

Continuer la lecture de Cachez ces penseurs que je ne saurais voir.

Black Mirror, concrétisation de la pensée de McLuhan

Marshall McLuhan (1911-1980) est un intellectuel canadien qui s’est consacré à l’étude des médias de masse et de leur puissance. Il développe l’idée suivante : les médias nous renseignent sur l’homme social en ce que ces médias contribuent à le déterminer. Les médias sont une extension de l’individu. Une idée dont la série télévisée Black Mirror s’empare.

Continuer la lecture de Black Mirror, concrétisation de la pensée de McLuhan

La masse par le media

6a00d83451575069e201bb08d18870970d

Dans le monde numérique dans lequel nous vivons les médias de masse conforme la plupart de nos interactions communes.

Par le prisme des médias de masse l’homme est formaté à des codes qui lui sont dicté par ces derniers.

Ce qui nous mène aux même conclusion que Marshall McLuhan dans la Galaxie Marconi, par le billet de toutes le clavier sensoriel, les média tel que la télévision ou la radio, modifient notre façon de penser, de consommer, et même d’agir.

Les chiffres peuvent parler !

Les chiffres arabes que nous utilisons tous les jours s’inscrivent complètement dans nos dialogues et nos écrits. Mais lorsqu’on les note de manière littérale (vingt-trois plutôt que 23), ils n’ont plus le même message. C’est-à-dire que lorsque la forme change et que le fond reste le même, l’information que délivre le nombre n’est plus tout à fait la même.

Si l’on écrit « 12 », on pense plus au nombre mathématique, à sa dénotation statistique, au fait qu’il soit divisible par 2, 3 et 4, et à son côté dénombrant. Alors que si l’on écrit « douze », le côté littéral fait plus penser à la symbolique de ce nombre, on pense plus particulièrement aux apôtres qui furent douze par exemple dans la mythologie Chrétienne.

McLuhan est un intellectuel canadien qui fondit des études contemporaines sur les médias. Ce qui retient notre attention c’est justement qu’il a dit : « Le message, c’est le medium. ».

Selon lui, le canal de communication constitue le premier message de l’information. Si l’on parle de nombres oralement, on pensera directement que la discussion traite de statistiques, d’argent ou de sciences communément. Donc la forme est une information à part entière.

Les nombres parlent d’eux-mêmes, ils ont une « dimension tactile » qui nous rapproche de ce que nous dénombrons. Les journalistes utilisent les statistiques afin de mieux « palper » l’information, de la traduire en visuel d’effectifs.

Dans Pour comprendre les médias, McLuhan cite Baudelaire.

« L’ivresse est un nombre. Le plaisir d’être dans les foules est une expression mystérieuse de la jouissance de la multiplication du nombre. » – Charles Baudelaire

 

 

Références et sources :

McLuhan, M. (1968). Pour comprendre les médias. New-York : McGraw-Hill.

Baudelaire, C. (1887). Mon cœur mis à nu.

Wikissimo.aim.asso.fr. http://wikissimo.aim.asso.fr/lib/exe/fetch.php?media=mcluhan_m_pour_comprendre_les_medias.pdf

Toute une génération en danger

Marshall McLuhan, chercheur canadien des années 50 est un des premiers auteurs à se rendre compte de la puissance de l’image. Bien que son style d’écriture ne soit pas académique, sa thèse du déterminisme technologique selon laquelle les médias nous renseignent  sur l’homme social en ce qu’ils contribuent à le déterminer est plus que d’actualité aujourd’hui.

Continuer la lecture de Toute une génération en danger

Sensorium perturbé

Selon une étude de l’Éducation nationale, la télévision serait le média qui pénalise le plus les collégiens, notamment à cause de la téléréalité. D’après les chercheurs, le visionnage de ces programmes ferait perdre aux jeunes spectateurs quelques points dans leur moyennes.

Marshall McLuhan, un chercheur canadien du XXème siècle, fait partit des auteurs dits « visionnaires » de son époque. Il bouleverse de manière radicale et violente l’étude des médias de masse par ses expérimentations théorique, et marque l’histoire avec ses écrits qui ne ressemblent à rien de ce qui avait été fait auparavant.

Au sein de ses écrits, il déclare que « l’enfant très jeune est comme le primitif : ses cinq sens sont utilisés et ont trouvé un équilibre. Mais les technologies changent cet équilibre ainsi que les sociétés ». Il explique alors que le « sensorium », qui désigne la somme et l’interaction des divers sens, se retrouve perturbé face à l’arrivée de nouveaux médium.

En effet, si l’on compare notre génération née dans l’aire numérique et la génération de nos parents, on se rend compte que de nos jours, les jeunes enfants on plus tendance à s’amuser avec des objets électroniques qu’avec des objets manuels. De ce fait, l’enfant ne s’amuse plus de la même manière et perd ce côté innocent qu’il pouvait y avoir auparavant. Aujourd’hui il a accès à tout, n’importe où et n’importe quel moment grâce aux médias de masse qui sont omniprésent dans notre société actuelle.

Deux postulat peuvent alors se présenter. Le premier affirmant le fait que les médias les aide dans leur développement, notamment grâce au fait que du coup tout le savoir leur est accessible. Et le second, qui rejoint les idées de Marshall, prônant le fait que ces médias interviennent trop tôt dans leur développement et qu’ils changent donc leur équilibre. Les médias de masse peut alors leur faire découvrir certaines choses qui pourrait briser leur innocence.

Publicité, perpétuelle innovation du médium

Les publicités sont parfois décevantes, parfois percutantes, parfois marquantes. Et c’est lorsqu’une publicité marque sa cible qu’elle est considérée comme réussie. Afin de marquer les esprits, il faut avant tout que celle-ci se démarque de la concurrence. Sachant que nous sommes exposés à près de 2000 publicités chaque jour cette tâche est très fastidieuse, car trouver de nouvelles idées devient chaque jour un peu plus compliqué. C’est pourquoi la réclame use de stratagèmes toujours plus recherchés.
Herbert Marshall McLuhan considérait le medium comme plus important que le message. Ou du moins, que le message avait la même importance que le médium employé et que ceux-ci se complétaient afin de former un message unique. Le sens d’une publicité est dépendant de son médium. Le message et le médium se complètent et influent l’un sur l’autre afin de former un message unique.
Les communicants ont su tirer profit de cet avantage (le médium) afin de produire des campagnes publicitaires originales. En voici quelques-unes :

street-ads-macfries-crossing06truck1

« Bienvenue dans le monde d’Oz: la plateforme communautaire d’internet »

Répondant aux besoins d’une société de consommation, internet a vu émerger un processus répondant à trois étapes :

qgvxj9_xirZxF2iArln2sYS0Piw

  • le partage d’informations
  • le commerce
  • l’alliance des deux, c’est la consommation collaborative

Reposant sur une démarche sociale et anonyme du à un internet, cette économie semble délicate à mettre en place. Comment faire confiance à un inconnu? L’e-Réputation. Il s’agit maintenant de créer une image virtuelle de soi digne de confiance afin de profiter du système.

Notre image peut être soumise aux notes d’autres internautes, elle va tenter de façonner le plus justement possible notre personnalité avec nos compétences. Cet état de fait prend écho dans les écrits du penseur canadien, Marshall McLuhan. Il développe sa thèse sur le déterminisme technologique, dans laquelle les médias nous renseigneraient sur l’homme social en ce qu’ils contribuent à le déterminer.

summer-wars-030-1777x1000Dans Summer Wars réalisé par Mamoru Hosoda en 2009, on retrouve cette question de l’e-réputation et de la valeur sociale. N’importe quelle entreprise ou personne peut créer un compte sur Oz, un espace communautaire virtuel. Par ce biais, on peut réaliser des manipulations à l’échelle de notre statut social, comme par exemple lancer un missile pour le président.

Selon McLuhan, l’impact des médias se mesure à la fois à l’échelle collective et individuelle en ce qu’ils influent sur le plan historique, culturel et personnel. Summer Wars raconte l’histoire d’une famille pourtant ordinaire qui est composée majoritairement de membres unis mais aussi bien de personne marginale comme Ikezawa Kazuma. Historiquement et culturellement parlant, les nouvelles oz-summer-wars-clantechnologies sont ancrées dans le quotidien de chaque génération, elles servent dans différents domaines tels que la sécurité, le transport et la santé. Ces dernières servent donc d’outils indispensables au fonctionnement de la société en générale mais elles agissent aussi au niveau de l’individu en lui même. L’avatar King Kazma, a permis l’épanouissement de son propriétaire en lui redonnant confiance. Ce médium permet alors de ramener dans le clan, le membre de la famille anciennement isolé.

McLuhan s’interroge aussi sur le comportement et les réactions des gens face aux nouveaux médias. Il va s’intéresser à l’étude des effets de masse sur l’homme. Il en déduit que nos techniques de communication influenceraient sur nos modes de connaissance et de perception.

On se rend compte lors du piratage d’Oz que les médias utilisent des raccourcis conduisant à une fausse information. Le héros, Kenji se retrouve arrêté alors qu’il est innocent. La communication à grande échelle engendre une fausse réalité qui repose sur une fausse connaissance car toutes les données sont rapidement collectées et non vérifiées. 

La perception que nous avons de l’information est donc bien erronée car elle ne correspond pas à la réalité ou du moins à ce qui est vrai. Ce problème de rapport, au réel/virtuel et vrai/faux provoque une perception des informations qui n’est pas clair. Cette incompréhension qui divise semble à l’image de la famille qui se brise.