Archives pour l'étiquette média

Méfiance des médias

A travers toutes les idées et tous les ouvrages que nous avons vus, je prends maintenant du recul sur les médias.

Après avoir étudié les idées de différents sociologues, intellectuels, etc… on se place plus par rapport aux médias. Je me pose plus de questions : cette information tient-elle d’une réalité ? est-ce une mise en scène ? pourquoi avoir choisit le cinéma comme médium et quelles technique l’art du cinéma apporte au film ?

Cependant, je me suis également positionnée par rapport aux idées reçues. Par exemple : certes les médias tentent de reproduire une réalité, mais chaque personne a sa réalité personnelle, sentimentale; celle des médias est la pour accompagner celle-ci.

Même si les médias ont désormais une grande influence sur l’humanité, cela n’enlèvera jamais à l’humain ce qu’il est.

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Comme dans un article précédent, on va reprendre l’image de Nightcall, mais cette fois-ci pour non pas évoquer la critique des médias, mais pour reprendre et appuyer les propos de Pierre Bourdieu : dans son ouvrage Sur la Télévision, le sociologue français lie journalisme professionnel et commercial. De plus, il dégage une thèse selon laquelle le journalisme exercerait une emprise de l’information sur le champ de la diffusion médiatique.

On peut alors reprendre le film de Dan Gilroy pour illustrer ses propos.

Non seulement, dans le film, on voit que le journalisme est plus professionnel que commercial (point de vue qui pourrait être exagéré suite à la caricature du film). En effet, le personnage principal Louis Bloom fait ce métier non pas pour la passion du journalisme et des actualités, mais pour gagner de l’argent. De plus, les images ont de la valeur lorsqu’elles répondent aux besoin des téléspectateurs, ce qui influe le champ de recherches d’images en fonction des attentes des téléspectateurs. D’ailleurs, il ne propose pas des images intéressantes, il propose des images choquante car celles-ci attireront des audiences et feront grimper les chiffres du KWLA show.

C’est ainsi que l’on constate qu’il existe deux médias : les médias.

mommy : message du medium

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Mommy est un film québécois de Xavier Dolan sorti en 2014. Il raconte l’histoire d’une mère qui récupère son enfant et doit l’élever seule en sachant qu’il a le trouble du TDAH.

Le message que veut faire passer Xavier Dolan à travers ce film est porté sur la liberté.

Mais le medium choisit pour cette histoire est le cinéma et plus particulièrement l’écran. C’est ainsi qu’on voit le réalisateur et scénariste du film « jouer » avec celui ci :

Cette scène est située avant la résolution du film, on comprend que le personnage Die est en train de rêver d’une vie normale et belle avec son fils. On peut d’ailleurs noter que la musique qui accompagne cette séquence est Experience de Ludovico Einaudi.

Dans cette scène, on remarque que le format de l’écran change : On passe d’un format carré (4/3) à un format 16/9. De plus, on remarque par moment que la profondeur de champ est très faible et le focus rend floue l’image.

Pour appuyer ces propos, il suffit de comparer ces idées avec celles de Marshall Mc Luhan : « le medium c’est le message. » Cette phrase fût développée dans son ouvrage Pour Comprendre les Médias où il explique que le ce n’est pas d’abord le contenu qui affecte le public consommateur d’un médium mais le canal de transmission lui-même.

Alors ici, le réel médium est-il l’histoire ou l’image ? D’un point de vue personnel, je pense que l’image est le médium qui sert à appuyer l’histoire raconter de base. Mais le média choisit permet de dire que ces deux mediums pourraient être égaux.

 

Le mass culture, un marché culturel de la population.

D’après Edgar Morin, la culture de masse est produite massivement par ce qu’on appelle l’industrie culturelle. Cette expression remonte aux années 30 par des chercheurs allemand. Cette culture de masse est appelée à être consommée par une humanité massive c’est à dire par un agglomérat d’individus. Ces individus sont pris séparément mais sont considérés massivement, nous sommes alors face à une pure logique de marché.

Pour être consommée elle doit plaire au plus grand nombre, elle est dans une recherche de public maximum (donc s’éloigne de la culture classique, la culture traditionnelle). Cette culture de masse est intrinsèquement liée à la notion de loisir, liée elle même aux différentes mutations, au différents avancements sociaux-économiques des années d’après guerre.

On peut également lier le développement de la culture de masse à l’utilisation de plus en plus intensive de l’image dans les médias et aux différents progrès techniques qui ont rendu plus facile la diffusion de l’image (photographie, télévision, magazines, Internet…). Selon Dominique Kalifa, « la culture de masse est une culture de l’image ».

« The Truman Show » , réalisé par Peter Weir en 1998 dénonce cet effet de culture de masse dans ce film. Cela est remarquable notamment par les pubs cachés pour des produits au sein de l’émission sur la vie de Truman. La fausse vie de cet homme vrai n’est que manipulation de la société, féru de cette émission. En effet les personnes regardant l’émission auront forcement envie d’acheter les produit présenté dans l’émission car elle est célèbre. La société est alors manipulé par des produit visant chaque personnes mais celle-ci étant considéré massivement.

Guns N’ Roses : une soif d’argent ?

adorno_theodorPhilosophe, sociologue, musicologue et musicien ; Theodor W. Adorno (1903-1969) incorpore l’idée d’industrie culturelle dans l’oeuvre Dialektik der Aufklärung (1947). Cet essai à quatre mains de Horkheimer et Adorno convertit l’idée de médias de masse en « industrie culturelle ». Selon lui, les masses seraient les productrices mêmes de cette culture alors qu’Adorno considère qu’elles en sont les victimes. Grand mélomane, il compare cette idée à la musique : la musique populaire moderne n’a plus rien à voir avec son statut d’antan, mais est seulement produite par des entreprises prônant la consommation de masse.

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En effet, si des noms d’artistes subsistent dans le monde de la musique aujourd’hui, c’est parce qu’ils parviennent à sortir régulièrement de nouveaux titres. Certains pour leur passion, d’autres pour la rentrée d’argent. D’autres encore ne produisent plus rien mais organisent encore des concerts par exemple. C’est le cas notamment des Guns N’ Roses, groupe de Hard Rock américain qui se reformait il y a quelques mois pour un festival de deux jours en Californie, avant d’annoncer une vingtaine de dates de concerts aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Nombreux sont ceux qui pensent que le groupe s’est rétabli pour l’argent avant même leur passion. Comme le suggère Adorno, le son des Guns n’aurait donc plus cette même étincelle qu’autrefois, lorsque le groupe était à son apogée. Transformés en « machine à fric », l‘argent passe avant la musique pour les artistes, et inversement pour les fans. Ces derniers sont prêts à consommer la musique, quelqu’en soit le prix. Nous en arrivons donc à une consommation de masse musicale.

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(besoin ≠ nécessité) = télévision

herbert-marcusePhilosophe et sociologue marxiste, Herbert Marcuse (1898-1979) rédige L’homme unidimensionnel (1964), oeuvre dans laquelle il dévoile une société contemporaine refusant tout changement social en contrôlant les besoins de la population. L’auteur propose une critique de la société de consommation démocratique dans son ensemble. L’oeuvre met en avant un point phare de notre société : la maitrise des besoins. De faux besoins s’immiscent chez les individus pour standardiser les modes de vies et pensées. La publicité va donc pousser les consommateurs à acheter des objets dont ils n’ont pas la nécessité.

A cet égard, lorsque les télévisons à écrans plats parurent, de nombreuses campagnes de publicité furent imaginées pour prôner la nouveauté. Les affiches couvraient les murs, les catalogues affluaient dans les magasins comme dans les immeubles, les publicités télévisées envahissaient l’écran ; tout fut mis en oeuvre pour convertir la société et la pousser à acheter un nouvel objet, bien que déjà présent à la maison. Cependant pour être à la pointe de la modernité, certains se débarrassèrent de leur poste pour un nouvel écran plat flambant neuf. Répondant ainsi à la simple volonté d’être en avance sur son temps et non à un besoin vital, les individus ne peuvent jouir pleinement de leur existence malgré ce confort. Cette société se justifie grâce à la satisfaction de ces besoins, promettant ainsi aux consommateurs une sécurité et un confort certains.

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Kracauer VS Captain America

Dans De Caligari à Hitler une histoire du cinéma allemand Siegfried Kracauer montre comment le cinéma expressionniste allemand préfigure l’avènement du nazisme. Comme le cinéma est un média de masse, il est plus à même d’être un vecteur d’une culture nationale et de toucher un maximum de monde.

Aujourd’hui, l’expressionnisme allemand n’est plus un courant en vogue, et du moins au cinéma, on peut assister à ce qu’on appelle une «Marvelisation des films». En effet, la notion de Soft Power est un outil largement répandu à travers le monde, afin d’asseoir cette doctrine capitaliste qu’est la mondialisation, et plus particulièrement, l’américanisation. La société Marvel de production de films adaptés de ses propres comic book étas-uniens, s’est lancé dans une quête d’extension de son univers, en proposant depuis ces dernières années et pour de nombreuses années à venir, une multitude de films qui se font écho tous les uns et les autres, certains étant siplement pendant tout le film, l’introduction d’un autre film suivant. Bien qu’une partie de ces films se trouvent être dans le top 10 des films les plus chers au monde (et sachant qu’une partie d’autres sont aussi des films de super-héros, mais de la société DC) leur impact est bel et bien réel au niveau du publique, puisque ces mêmes films, ainsi que d’autres de la licence, qui viennent s’ajouter à la liste, font parti des films les plus rentables au monde.

L’aspect financier et la qualité parfois vraiment médiocre de certains films, et pour la plupart, sans grande importance culturelle cinématographique est en train de tuer la culture.

Oui, grâce à (à cause de ?) Marvel, les gens connaissent Asgard, Thor, Loki et Odin, mais bon, c’est pas encore le Kalevala…

La diffusion et l’instauration de la peur à travers les média

Chercheur Canadien, Marshall McLUHAN était un visionnaire de la mondialisation et d’internet. Il va bouleverser fortement l’étude des média et des médias de masse par ses expérimentations et a été le premier à prédire les médias de masses liés à la technologie, et l’asservissement médiatique d’aujourd’hui.

Dans l’émission de France 5 «Violences, les écrans en accusation» on peut voir Michael Moore, lanceur d’alerte et réalisateur -notamment de Fahrenheit 9/11 (palme d’or 2004)- tenir les propos suivant lors d’une interview : «Vous commencez à devenir comme des Américains. Vous commencez à opprimer vos pauvres, à accabler les immigrés. Maintenant votre journal télévisé commence comme ainsi : «Cette nuit dans un quartier de Paris, trois arabes ont agressés une vieille dame» et cela apporte la peur dans le cœur du publique français. Alors pourquoi en est-on arrivé là ?»

Effectivement, pourquoi en sommes-nous arrivé là ? Pour faire grimper les audiences, au journal télévisé, rien de tel que des faits divers atroces. Alors que selon une étude dans l’émission «Salut les Terriens» diffusée sur Canal +, ces dix dernières années, le nombre de meurtres commis en France a baissé de près de 40%, alors que le nombre de sujets consacrés à des faits divers sordides dans les journaux télévisés ont augmentés de 70%.

Mais attention : ces informations que je vous relate sont, vous l’aurez remarqué, divulguées par la télévision elle-même, qui nous dit de nous méfier de la télévision. «Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien», disait Socrate. C’est pourquoi je ne peux que vous prodiguer ce conseil : efforcez vous de savoir par vous même les informations, et surtout, multipliez les sources, en ayant un regard critique sur leurs émetteurs.

La communication de masse, à travers les réseaux sociaux.

A l’heure où le gouvernement défend ses lois plus sur internet qu’IRL (In Real Life/ dans la vraie vie), on peut se poser la question de l’importance des média de masse et de leur légitimité dans notre société.

En effet, dans notre exemple, une pétition est lancée en ligne contre la « Loi Travail ». Elle bat actuellement les records de mobilisation des foules, dépassant une autre pétition visant, et ayant influencé le président de la République. De plus, un collectif de vidéastes de l’internet (Usul, confessions sociales, Klaire, Dany Caligula,… ) traitant chacun à leur manière de sociologie et de politique, s’est regroupé autour d’une vidéo dénonçant ce texte de loi, et en lançant aussi le mouvement OnVautMieuxQueCa sur les réseaux sociaux.

La réaction que s’est empressée de prendre le Gouvernement fût d’embaucher un Community Manager afin de créer et de gérer un compte Twitter “Loi Travail” tentant de sympathiser avec nous, les citoyens, de manière très naïve -ou très hautaine- en forçant la sympathie par l’utilisation d’outils numériques non-maitrisés. -extrait du compte : le 1er tweet et ses réponses-

Tel Nick Dunne dans le film « Gone Girl » de David Lynch, le Gouvernement va -tente de- faire ce que les média vont retenir, plus que les choix qui nous tiennent vraiment à cœur.

Langage « and » Coca-Cola

Zeitgenössische Aufnahme des deutschen Literatur- und Kulturkritikers und Essayisten Walter Benjamin. Er wurde am 15. Juli 1892 in Berlin geboren und floh 1933 nach Paris. Nach der Besetzung Frankreichs durch die Nationalsozialisten beging er, um einer Auslieferung an die Nazis zu entgehen, am 26../27. September 1940 im spanischen-französischen Grenzort Port Bou Selbstmord.Philosophe, traducteur, critique littéraire, historien et critique d’art aguerri, Walter Benjamin (1892-1940) courtise l’esthétique aux fondements allégoriques et analytiques de l’oeuvre de Goethe.  Il confie que « Paris est la grande salle de lecture d’une bibliothèque que traverse la Seine ». Benjamin va élaborer une philosophie du langage en s’attachant à developper ses fonctions irrationnelles. Il considère que le traducteur ou le critique se doit de « libérer le pur langage captif dans l’oeuvre », chose qu’il s’applique à mettre en oeuvre dans son travail.

Capture d’écran 2016-02-23 à 18.18.43Considérant que « le langage est tout simplement l’essence spirituelle de l’homme », celui-ci se décline sous différentes formes. Les affiches murales ont un langage particulier et se doivent de délivrer un message à autrui. En effet, cette publicité imaginée par Coca-Cola a pour vocation de soumettre au destinataire (soit n’importe quel individu susceptible de la voir) que la boisson devient un élément indispensable au repas, appuyé par la conjonction de coordination « et » « and ». Ce n’est plus un choix que peut faire autrui mais presque un devoir que de boire du coca au déjeuner ou au dîner, qui remplacerai presque l’eau à en croire l’affiche.

Ainsi, l’homme décline un langage sous différentes formes dans le but de l’exploiter et d’en varier sa nature tout en restant fidèle à sa signification.