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mommy : message du medium

LIBERTEE

Mommy est un film québécois de Xavier Dolan sorti en 2014. Il raconte l’histoire d’une mère qui récupère son enfant et doit l’élever seule en sachant qu’il a le trouble du TDAH.

Le message que veut faire passer Xavier Dolan à travers ce film est porté sur la liberté.

Mais le medium choisit pour cette histoire est le cinéma et plus particulièrement l’écran. C’est ainsi qu’on voit le réalisateur et scénariste du film « jouer » avec celui ci :

Cette scène est située avant la résolution du film, on comprend que le personnage Die est en train de rêver d’une vie normale et belle avec son fils. On peut d’ailleurs noter que la musique qui accompagne cette séquence est Experience de Ludovico Einaudi.

Dans cette scène, on remarque que le format de l’écran change : On passe d’un format carré (4/3) à un format 16/9. De plus, on remarque par moment que la profondeur de champ est très faible et le focus rend floue l’image.

Pour appuyer ces propos, il suffit de comparer ces idées avec celles de Marshall Mc Luhan : « le medium c’est le message. » Cette phrase fût développée dans son ouvrage Pour Comprendre les Médias où il explique que le ce n’est pas d’abord le contenu qui affecte le public consommateur d’un médium mais le canal de transmission lui-même.

Alors ici, le réel médium est-il l’histoire ou l’image ? D’un point de vue personnel, je pense que l’image est le médium qui sert à appuyer l’histoire raconter de base. Mais le média choisit permet de dire que ces deux mediums pourraient être égaux.

 

Le portable ; ennemi de la nouvelle génération ?

marshall-mcluhan

 

Marshall McLuhan a été le premier à apercevoir les réalités qui nous touchent aujourd’hui : il va prédire l’asservissement médiatique, l’avènement des nouveaux médias issus des nouvelles technologies. Ainsi il va développer la thèse suivante basée sur le concept de déterminisme technologique : Les médias nous renseignent sur l’homme social en ce que ces médias contribuent à le déterminer. Ainsi, les médias nous déterminent, nous modèlent et nous façonnent. Il considère que les médias sont une extension de l’homme, du corps même de l’homme.

Nous vivons dans une génération où un lien perpétuel existe entre les personnes. La précédente génération Y a commencé à vivre avec internet, avec le portable, avec les jeux vidéos, mais la génération Z va bien plus loin que cela. Comme McLuhan a pu le prédire, les médias deviennent une extension de l’homme ; le portable fonctionne grâce à la main et les doigts, il se trouve désormais toujours à proximité. Il est devenu un outil majeur, parfois indispensable, la société s’adapte autour du portable ; l’éducation crée des applications, les classes scolaires communiquent via les réseaux sociaux, des informations professionnels sont transmises via différents réseaux.

Mais le portable reçoit des critiques impressionnantes de part l’utilisation parfois inadaptée de certains utilisateurs. Une génération qui en abuse, qui utilise tous les moyens sociaux possibles pour se montrer et devenir une personne influente. Mais il n’y a pas que des mauvais côtés. –

Accusons-nous le portable ou cette génération ? En principe, ni l’un ni l’autre. L’évolution est un fait, le portable est un médium que tout le monde utilise de nos jours, la société apprend à vivre avec, il facilite la vie, il facilite le contact, il faut simplement savoir l’utiliser, ne pas en abuser et s’en servir avec modération. Tandis que cette nouvelle génération, contrairement aux précédentes ne doit pas apprendre à vivre avec mais doit apprendre à s’en détacher.

Le portable n’est pas un ennemi, c’est un outil, il faut savoir l’utiliser, ne pas perdre le vrai contact humain à cause de cette facilité à communiquer. Une génération donc à garder à l’oeil, parce que la limite peut rapidement être dépassée.

Source :

Génération Y et Z, 2 octobre 2015 par Benjamin Chaminade. http://www.generationy20.com/les-differences-culturelles-entre-generation-y-et-generation-z

Le “sensorium”, origine de la manipulation

Marshall McLuhan proposa une théorie sur les médias se fondant sur les notions de l’équilibre et des sens. Il dénonce l’éducation et les technologie qui perturbent les sens comme la primauté à la vue dans l’école traditionnel, l’oui due à la création de la radio mais aussi le système nerveux central depuis l’invention de la télévision.

Il appelle la somme et l’interaction de ces sens le “sensorium”, qui sont boulversé par l’arrivé d’un nouveau médium. Cela à pour répercussion le bouleversement du développement de la société. Mcluhan affirma que « le message, c’est le médium ».

Le film réalisé en 2002 « equilibrium » par Kurt Wimmer, montre cette manipulation par les sens dans un système totalitaire. En effet, la société privée du sensorium peut être manipulé au fins des personnes haut placées.

Les chiffres peuvent parler !

Les chiffres arabes que nous utilisons tous les jours s’inscrivent complètement dans nos dialogues et nos écrits. Mais lorsqu’on les note de manière littérale (vingt-trois plutôt que 23), ils n’ont plus le même message. C’est-à-dire que lorsque la forme change et que le fond reste le même, l’information que délivre le nombre n’est plus tout à fait la même.

Si l’on écrit « 12 », on pense plus au nombre mathématique, à sa dénotation statistique, au fait qu’il soit divisible par 2, 3 et 4, et à son côté dénombrant. Alors que si l’on écrit « douze », le côté littéral fait plus penser à la symbolique de ce nombre, on pense plus particulièrement aux apôtres qui furent douze par exemple dans la mythologie Chrétienne.

McLuhan est un intellectuel canadien qui fondit des études contemporaines sur les médias. Ce qui retient notre attention c’est justement qu’il a dit : « Le message, c’est le medium. ».

Selon lui, le canal de communication constitue le premier message de l’information. Si l’on parle de nombres oralement, on pensera directement que la discussion traite de statistiques, d’argent ou de sciences communément. Donc la forme est une information à part entière.

Les nombres parlent d’eux-mêmes, ils ont une « dimension tactile » qui nous rapproche de ce que nous dénombrons. Les journalistes utilisent les statistiques afin de mieux « palper » l’information, de la traduire en visuel d’effectifs.

Dans Pour comprendre les médias, McLuhan cite Baudelaire.

« L’ivresse est un nombre. Le plaisir d’être dans les foules est une expression mystérieuse de la jouissance de la multiplication du nombre. » – Charles Baudelaire

 

 

Références et sources :

McLuhan, M. (1968). Pour comprendre les médias. New-York : McGraw-Hill.

Baudelaire, C. (1887). Mon cœur mis à nu.

Wikissimo.aim.asso.fr. http://wikissimo.aim.asso.fr/lib/exe/fetch.php?media=mcluhan_m_pour_comprendre_les_medias.pdf

Publicité, perpétuelle innovation du médium

Les publicités sont parfois décevantes, parfois percutantes, parfois marquantes. Et c’est lorsqu’une publicité marque sa cible qu’elle est considérée comme réussie. Afin de marquer les esprits, il faut avant tout que celle-ci se démarque de la concurrence. Sachant que nous sommes exposés à près de 2000 publicités chaque jour cette tâche est très fastidieuse, car trouver de nouvelles idées devient chaque jour un peu plus compliqué. C’est pourquoi la réclame use de stratagèmes toujours plus recherchés.
Herbert Marshall McLuhan considérait le medium comme plus important que le message. Ou du moins, que le message avait la même importance que le médium employé et que ceux-ci se complétaient afin de former un message unique. Le sens d’une publicité est dépendant de son médium. Le message et le médium se complètent et influent l’un sur l’autre afin de former un message unique.
Les communicants ont su tirer profit de cet avantage (le médium) afin de produire des campagnes publicitaires originales. En voici quelques-unes :

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The medium is the message

Intellectuel canadien, Marshall McLuhan est un des pionnier de l’étude des médias, en créant notamment The center for Culture and Technology à l’université de Toronto. Connu pour sa pensée visionnaire, il s’interroge sur le pouvoir des médias et les impacts

Marshall McLuhan outside St. Michaels College, University of Toronto. (CP PHOTO) 1999 (Stf-P.J. Salkovitch)
Marshall McLuhan outside St. Michaels College, University of Toronto. (CP PHOTO) 1999 (Stf-P.J. Salkovitch)

qu’il peuvent avoir sur l’être humain. La thèse qu’il défend est simple : “The medium is the message”, une courte phrase qui en dit long. C’est le principe même de la communication médiatique. Pour faire passer un message, le support utilisé est tout aussi important que le message en lui même, voire plus, dans le sens où il va provoquer des émotions chez l’individu visé.

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Dans cette publicité datant de 2008, le but est de sensibiliser. Pour ce faire, la Sécurité routière cherche un moyen d’attirer l’oeil, d’être visible à propos de l’obligation de détenir un gilet et un triangle dans son véhicule. Pas simple de promouvoir le port d’un gilet jaune, ainsi, pour cela quoi de mieux que de choisir Karl Lagerfeld, icône de la mode ?

Il adapte ici une posture à son habitude, droit, sérieux, lunettes de soleil, costume. La phrase fait tout la puissance de la publicité “c’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien, mais ça peut vous sauver la vie”. C’est comme si le couturier allemand s’adressait directement à nous. L’agence de publicité choisit ici le ton de l’autodérision pour mieux toucher et sensibiliser le public (ce qui est le véritable message). 

La thèse de McLuhan s’applique ici, on utilise la moquerie et une figure majeure de la mode pour faire passer un message beaucoup plus sérieux, celui de la sécurité sur la route.

Cette publicité a eu énormément de succès, et a valu au gilet jaune le surnom de « Lagerfeld Jacket » en Angleterre.

Mr. Mojo Risin’, icône du mouvement hippie malgré lui

William John Thomas Mitchell est un théoricien états-unien né en 1942. Dans son essai Que veulent les images ? Une critique de la culture visuelle publié en 2005 aux Etats-Unis et en 2014 en France, le professeur d’histoire et de littérature développe l’idée du médium national. A savoir, un artiste qui, au sein de son œuvre, rend compte d’une culture ou d’une société à une certaine époque.

Cette idée de médium national est très intéressante, d’autant plus qu’un artiste ne cherche pas forcément à devenir un de ces médiums. Prenons l’exemple d’un certain poète maudit…

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De Caligan à Hitler, par Kracauer

Le cinéma allemand, son effet sur le régime nazi ?

Kracauer a fait des études de journalisme. Il a un fort intérêt pour la société, les faits divers qui s’y déroulent. Il a des idées marxistes et est anti capitalisme. Il va en Allemagne en 1933. En 1937 il va aux Etats-Unis.

Il est à l’origine de l’effet Schüfftan, effet spécial, le concept est de rajouter une image sur l’image. Cela permet de créer des effets spéciaux pour ses films.

Il montre la présence du coeur dans le travail de ses ouvrier.

Il y a le cerveau, les mains, et le médium : le coeur.

Ils ont influencé dans le fond et la forme la façon de pensée des allemands. Les films portent les symptomes de l’avenement du Reich. A partir d’un corpus de film qu’on va analyser à posteriori on va pouvoir démontrer l’évolution de pensé de la société allemande.
Y-a-t-il un lien entre l’évolution de la société et la culture audiovisuelle ?

Ce soir, je regarde un médium

-Tu fais quoi ce soir?
-Je regarde la télé.
-Et tu vas regarder quoi?
-Ben, la télé.

C’est comme cela que l’on pourrait interpréter cette citation de Marshall McLuhan, grand littéraire et théoricien du XXème siècle,  tiré de son ouvrage « Pour comprendre les médias », paru en 1964: « Le message, c’est le médium ».
En effet, ce que McLuhan veut dire par là, c’est que le médium, c’est-à-dire l’outil de transmission d’un message, porte autant si ce n’est plus de sens que le message lui-même.

Prenons par exemple cette personne
mamie

 

-Ah, encore des fous qui tuent des pauvres innocents!

télévision

 

 

et cette personne.

-Tout le pays retient son souffle devant les images de ce nouvel attentat…

 

 

Ils parlent du même sujet, et transmettent un même message : celui de la peur face au terrorisme. Pourtant, l’impact est loin d’être le même: la valeur des propos est totalement inégale.

C’est ainsi que nous pouvons exliquer simplement le point de vue de McLuhan, car dans cet exemple ainsi que dans bien d’autres, c’est bien le médium qui est le message.

Marshall Mc Luhan : le prophète médiatique !

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La formule la plus célèbre de McLuhan est   » le médium est le message  » . Figure clé des défricheurs des sciences de la communication, c’est un visionnaire dans son domaine.
Nous allons donc essayer d’expliquer son concept majeur résumé dans la formule ci-dessus :

On considère généralement l’aspect du fond et de la forme d’un message, d’un écrit. Dans la communication, on s’attache souvent au sens, au contenu du message. McLuhan met en évidence que le média par lequel est véhiculé le message est tout aussi important.
Le canal de communication ( imprimerie, journal, téléphone, télévision ) a un rôle fondamental dans la force, du message. Autant que son contenu.

Le médium est une composante clé de la valeur de nos messages, et de leur portée. L’imprimerie de Gutenberg a permis par exemple la diffusion de la Bible.Et les grands bouleversements de notre monde sont liés aux bouleversements techniques.C’est pourquoi aujourd’hui, on parle de révolution du XXIeme siècle, quant à l’arrivée du canal internet. Ce sont la les grandes bases de la théorie de Mc Luhan qui vont lui permettre de developper son discours,  lui qui est considéré comme le père de l’électronique,