Archives pour l'étiquette mode

Fiat, Mini et consors: ces voitures vintage qui servent le conformisme

Guy Debord (1931 – 1994) est un essayiste français qui définit la notion de « société du spectacle » dans son livre éponyme, publié en 1967. Il dénonce le rôle des médias dans l’uniformisation de la pensée. La publicité, notamment, joue un rôle prépondérant en faisant croire à l’individu que ses goûts sont uniques, alors que ceux-ci entrent dans un moule commun à tous. Si le monde de la téléphonie mobile est très fort dans cette démarche marketing (Apple en tête), l’automobile n’est pas en reste.

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Mon projet de portrait sonore : Kapadokya une boutique ambitieuse

J’aimerais interviewer Théo, le gérant de la boutique de prêt-à-porter Kapadokya. Créée en 2012, sous le nom de Heritage, cette boutique  a subi de nombreuses transformations tant au niveau de la stratégie  que de la gamme et de l’image.

Le parcours de Théo m’intéresse de par sa vision avant-gardiste et  son souci perpétuel de l’amélioration continue, pour devenir un référent dans le domaine.

L’angle de mon interview portera sur sa démarche et ses motivations profondes qui l’ont conduit à innover et à influencer la mode à Lyon.

Parce que mon Article le vaut bien

Si vous lisez ces lignes, c’est que le titre de cet article vous a surpris, ou du moins a attisé votre curiosité (à moins que vous ne soyez forcés de le lire). Car tel un slogan, cet ensemble de mots s’est incrusté dans votre conscience et a fait en sorte de vous communiquer « les bienfaits de mon article ».

Vous l’avez surement constaté, ce slogan est ici une reprise parodique du célèbre « Parce que je le vaux bien » utilisé chez L’Oréal Paris.

Je me propose ici à exposer en quoi un slogan peut-être surprenant et peut capter l’attention dans notre société où le marketing, la vente du produit de marque, est plus importante que la qualité du produit lui-même.

Utilisons alors l’exemple de ce fameux slogan qui nous provient directement de l’une des plus grandes compagnies de cosmétiques du monde. Mais afin de le décrypter, je vais me baser sur les travaux que fit Roman Jakobson sur l’étude du langage qu’il publia dans ses Essais de linguistique générale en 1960.

En effet, Jakobson, penseur russe structuraliste et linguiste très influent du XXème siècle, étudia de près la langue, travaillant beaucoup sur ses aspects phonétiques et poétiques. Son travail le plus reconnu est sa construction montrant les six différentes fonctions du langage, travail basé sur le schéma initial de Shannon et Weaver qui parut en 1948.

Portons alors notre attention sur les différentes fonctions que connait le slogan de L’Oréal.

La fonction expressive est basée sur le jeu des personnes qui la prononcent. Ce slogan est écrit sur des panneaux publicitaires en tout genre, mais est surtout connu pour être dit dans des publicités, et cela grâce à sa fonction expressive. Car ce sont de belles et sensuelles femmes qui disent le slogan à l’écran après avoir utilisées le produit ; de nombreuses effigies telles qu’Eva Longoria, Scarlett Johansson, Pénélope Cruz ou encore Beyoncé l’ont ainsi prononcées.

La fonction conative est ici implicite, c’est-à-dire qu’à la place de donner un conseil et de dire « acheter l’Oréal », ici l’émetteur du message va dire « regardez ce que peut faire l’Oréal » en exposant des personnalités magnifiques.

La fonction phatique qui permet de maintenir le contact entre l’émetteur et le récepteur est ici implantée dans le regard caméra des effigies. En effet, en tant qu’homme mais aussi en tant que femme, comment ne pas succomber lorsque ces femmes exposent leur beauté tout en fixant d’un air chaleureux l’objectif ?

La fonction métalinguistique qui est relative au code, au mode d’emploi, correspond ici à la traduction que connait ce slogan dans différentes langues. En effet, en anglais par exemple, c’est « Hey ! Because we’re worth it », ce qui ne correspond pas à la traduction formelle du slogan mais à une version plus ouverte, plus fun.

La fonction référentielle est relative au contexte extérieur du message, au monde, à la culture ou aux informations qui lui sont liés. Ici en l’occurrence, ce slogan a été créé en 1971 alors que les femmes surfaient sur leur vague de féminisme et montraient leur révolte dans la société. Ce slogan montre ainsi la prise de parole que connait la femme, et la fait parler d’elle au travers de la marque, de sa situation.

La fonction poétique est relative au message en lui-même, aux agencements des mots, à leurs phonétiques et à leurs sonorités. Ici le slogan est intrigant parce que commence directement par nous exposer la raison, le parce que, sans nous informer des causes, du questionnement qui précède cette explication. Ainsi ce slogan nous pousse à essayer de comprendre la source de cette réponse, la question initiale.

 

A présent, nous discernons plus distinctement grâce à cette étude structuraliste la complexité que connaissent les slogans, qu’ils soient plutôt courts ou même un peu longs. Mais gare tout de même, en utilisant cette méthode, aux interprétations erronées.

En effet, le discernement est essentiel afin de comprendre les slogans, c’est pourquoi la fonction référentielle est la plus importante de toute car permet de connaitre leurs enjeux culturels et contextuels.

Il ne s’agit pas de « le valoir bien » : le produit de haute qualité L’Oréal, parce qu’on est belle, ou parce qu’il est assez cher, mais en fait parce que l’on cherche la qualité et que c’est notre droit de femme.

« Ce n’est pas que je me soucie de l’argent. Ce qui compte le plus, c’est le bien-être de mes cheveux. En fait, peu importe que L’Oréal me fasse dépenser plus. C’est parce que je le vaux » : Slogan initial développé par Ilon Specht.

 

Sources et références :

Jakobson, R. (1963) Essais de linguistique générale. [Essai]. Paris : Les Editions de Minuit.

Parce que je le vaux bien. Wikipédia. Consulté le 16/11/2015 sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Parce_que_je_le_vaux_bien

Photographie : Barbara Palvin for L’Oreal Paris Rouge Caresse.

Je veux être Hipster : Comment dois-je m’habiller ?

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Selon Mc Luhan, le vêtement est un prolongement de la peau. C’est à dire qu’il permet de communiquer un physique autre que celui du corps humain. Le corps humain est universel, neutre et pur. Alors que les vêtements permettent à l’individu de s’identifier à une classe sociale. Classe sociale qui est définie par la Mode éphémère d’une époque. La production intensive permet d’avoir à disposition une multitude de vêtement. Plus il y a de vêtement, plus il y a de classe auxquelles on peut s’identifier.  A notre époque, il n’est pas rare que la bourgeoisie et la classe populaire s’habille de la même manière, les marques seront là pour maintenir une frontière identitaire mais l’esthétique restera similaire. L’individu cherche plus à s’identifier à un genre, un caractère ou une éthique de vie plutôt qu’a une classe sociale comme faisait à leur insu les nobles et les paysans à la Renaissances.

Aujourd’hui un bourgeois et un jeune issue d’un milieu modeste aura autant de faciliter à devenir un Hipster. Jean troué, barbe, bonnet, petite veste en jean et chemise a carreaux. Les prix ? Ca dépend du magasin mais entre un American Apparel et un Celio vous ne verrez pas la différence.
Avez-vous été hipsterisé ?