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L’hommage d’un président, mais pas d’excuses

Adorno est un philosophe, représentant l’école de Francfort dans laquelle a été élaborée la Théorie Critique. C’est aussi un sociologue, musicologue. Avec Max Horkheimer il introduit la notion interdisciplinaire de l’industrie culturelle.

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La réflexion sur le génocide juif, qui est au centre de la réflexion philosophique d’Adorno dès les dernières années de guerre vécues aux Etats-Unis, se situe dans l’horizon de la critique de la civilisation industrielle élaborée par l’Ecole de Francfort depuis le début des années 30.

L’invention de la bombe atomique qui permet d’anéantir d’un seul coup des centaines de milliers de personnes, s’inscrit dans le même contexte historique que le génocide. En 71 ans, c’est la première fois qu’un président américain rend hommage aux victimes d’Hiroshima. 

Dans la société totalitaire, l’individu subit la domination à l’ère du fascisme, l’individu, en tant que spécimen de l’espèce humaine, a perdu l’autonomie grâce à laquelle il pouvait réaliser le genre humain. C’est la société qui fait la substance de l’individu, pour la société les différences effectives ou imaginaires sont des marques ignominieuses prouvant qu’on n’est pas encore allé assez loin, que quelque chose a encore échappé au mécanisme et n’a pas été déterminé par la totalité.

http://www.francetvinfo.fr/monde/japon-visite-historique-de-barack-obama-a-hiroshima_1472149.html

Des noirs tréfonds de Compton à la Maison Blanche

Dans un précédent billet, j’ai pu évoquer l’une des chansons d’un de mes rappeurs favoris, Kendrick Lamar, et illustrer son propos grâce aux apports théoriques de Saussure. Pour rappel, ce rappeur de 28 ans est né à Compton, une des banlieues les plus déshéritées des Etats-Unis, en bordure de Los Angeles. il s’est mis au travail très tôt : sa première mixtape -oeuvre musicale entre l’EP et l’album, spécifique au rap, au départ- date de ses seize ans.

J’avais alors mentionné la reconnaissance par ses aînés du talent de ce jeune rappeur. Il avait en effet été véritablement adoubé par les plus grands, ceux qui avaient fait l’âge d’or de la West Coast

Depuis, tout va bien pour Kendrick, et vous pourrez le  vérifier sur la page des nominés des Grammys -la grand messe de la musique aux Etats-Unis, qui aura lieu le 16 Février 2016. Il y est nommé dans 11 catégories (ce qui n’était pas arrivé à un artiste depuis Michael Jackson et ses 12 nominations).

Il règnera probablement en maître sur la cérémonie, ce qui serait une belle performance pour un album dont les choix artistiques sont loin d’être calibrés – cet album ne ressemble à aucun autre album de rap, et à aucun autre album tout court. Ce n’est pas une oeuvre qu’on peut qualifier d’accessible ou de mainstream, contrairement à une majorité du paysage du rap américain.

Kendrick y mélange les influences jazz, funk et hip hop, flirte avec le chant et le spoken word -à la Gainsbourg-, et il y varie les flows -la diction et la vitesse avec laquelle on rappe- à chaque chanson (là où la plupart des rappeurs gardent non seulement toujours le même flow, mais rappent aussi tous de la même manière, dans la trap notamment).

2015 fut dont l’année de la reconnaissance pour cet artiste, au-delà des frontières habituels du rap. Il faut cependant bien prendre en considération que le rap est très bien intégré et considéré dans la culture américaine, où il est une forme de réussite comme une autre. Alors qu’en France, il est encore mal considéré, et regardé d’un œil torve par la plupart des médias Qu’en est-il pour 2016 ?

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