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la grande vague d’hokusai

 

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Lorsque l’on observe ces quatre images :

screen-capture18-600x379on ne voit pas au premier abord ce qu’elles ont en commun mais le logo de Quiksilver, la
publicité de Levi’s, la publicité de IBM ainsi que la publicité de la bouteille d’eau japonaise sont inspirées de La Grande Vague de Kanagawa de Hokusai.

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La grande vague d’Hokusai

La célèbre estampe de l’artiste japonais Hokusai, réalisé en 1831, au cours de la période d’Edo, grâce à la technique de l’ukiyo-e, qui est une technique d’impression.

Cette estampe a comme thème centrale le mont Fuji enneigé, volcan sacré, centré en arrière-plan. Ainsi qu’une écumante et menaçante vague, ressemblant à un tsunami, au premier plan qui semble s’abattre sur les embarcations ainsi que sur le mont Fuji.

 

En effet, le logo de la marque Quiksilver utilise la forme de la vague, avec des traits simplifié, au premier plan ainsi que le mont Fuji enneigé au second plan en noir et blanc.

La publicité de Levi’s elle, reprend également la vague, dans une autre forme que l’estampe car ici c’est une structure réalisé avec des jeans de la marque, cela permet d’exploiter les différentes nuances de couleurs des jeans. Elle reprend exactement les traits de la vague réalisé par Hokusai.

La publicité pour la bouteille d’eau japonaise représente la vague dans le verre.

Enfin, la publicité réalisée par IBM est composée en deux parties : dans une première partie la reprise de l’œuvre originale sans modification et une seconde partie dans laquelle la vague est recréée par ordinateur.

 

On peut relier ces réappropriations, modifications de l’œuvre de Hokusai aux travaux de Benjamin. Dans lesquelles, il explique que l’aspect fondamental de l’œuvre d’art est son authenticité ainsi il évoque le statut original de l’œuvre. Il dira également que ce qui caractérise une œuvre est le fait que ce soit un objet inscrit dans une culture spécifique, l’objet est à la fois reconnu et entretenu par cette dernière notamment avec les notions de discours et de mémoire.

Benjamin explique aussi que le fait que des œuvres soient reproduites va affaiblir le rapport que nous pouvons avoir avec l’original, une sorte de perte auratique, du divin qui se rattachait à l’œuvre originale, perte de l’atmosphère que l’œuvre pouvait dégager.

 

Donc, les reproductions des œuvres d’art ainsi que les réutilisations, modifications les désacralisent.

 

Game of Thrones, un succès à double tranchant ?

Ce Lundi 25 Avril 2016, à 3 heures du matin (heures de Paris), Game of Thrones entamait son retour pour une sixième saison. Un événement attendu par des millions de fans à travers le monde. Un phénomène à double tranchant pour la série télévisée ?

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Walter Benjamin parle de la reproductibilité technique des oeuvres.

Considéré comme un des majeurs penseurs allemands, la vie et l’œuvre de Walter Benjamin va être marquée par une question majeure qui est celle du totalitarisme et plus particulièrement le

Zeitgenössische Aufnahme des deutschen Literatur- und Kulturkritikers und Essayisten Walter Benjamin. Er wurde am 15. Juli 1892 in Berlin geboren und floh 1933 nach Paris. Nach der Besetzung Frankreichs durch die Nationalsozialisten beging er, um einer Auslieferung an die Nazis zu entgehen, am 26../27. September 1940 im spanischen-französischen Grenzort Port Bou Selbstmord.
Zeitgenössische Aufnahme des deutschen Literatur- und Kulturkritikers und Essayisten Walter Benjamin. Er wurde am 15. Juli 1892 in Berlin geboren und floh 1933 nach Paris. Nach der Besetzung Frankreichs durch die Nationalsozialisten beging er, um einer Auslieferung an die Nazis zu entgehen, am 26../27. September 1940 im spanischen-französischen Grenzort Port Bou Selbstmord.

nazisme, en étant né dans une famille juive berlinoise. En 1936 paraît son ouvrage L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique dans lequel il va traiter le thème de la modernité en se questionnant notamment sur l’aura des oeuvres et leurs authenticité, dès lors que celles-ci peuvent être reproduites en masse, grâce aux nouveaux moyens de l’époque.

Aujourd’hui, les oeuvres d’art sont produites et reproduites. A partir d’une peinture, photo, ou autre oeuvre originale, chacun peut avoir sa réplique personnelle.

De nombreux sites Internet sont dédiés à ce phénomène de reproduction, destiné à la masse. 

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Désormais, tout le monde peut avoir la Joconde chez soi, choisissant même le format, la technique d’impression etc.

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Cela pose le problème de l’authenticité de l’oeuvre d’art. Quelle est désormais la valeur de la véritable oeuvre, celle de l’artiste ? Il reste celui à l’origine du projet mais qu’en est-il de la technique, si une toile peut être reproduite en des milliers d’exemplaires, quelle est la performance de l’artiste ?

A ce propos, Benjamin parle de standardisation et consommation de l’oeuvre d’art. Grâce aux nouvelles techniques d’impression, elle va pouvoir être reproduite en masse, et elle perd de son essence au fil des reproductions, et devient un objet commercial.

Selon moi, il faut faire la distinction entre la véritable oeuvre d’art, l’originale, celle réalisée par l’artiste et l’objet commercial qu’est sa reproduction que la masse se procure, renvoyant à la consommation. L’oeuvre ne perd pas totalement de son aura au fil des reproductions et aura toujours cette valeur, ce quelque chose que nulle autre de ses copies ont. D’ailleurs, sinon, comment expliquer que les musées soient toujours autant fréquentés, et que les toiles authentiques soient vendues à des tels prix ? La satisfaction d’être face à une oeuvre originale est largement supérieure à celle d’observer une copie de celle-ci. On est ainsi plus proche de l’artiste lui-même. Pour moi, le phénomène de reproductibilité des oeuvres d’art donne au spectateur encore plus envie de se trouver face à face avec la réalisation de l’artiste telle quelle.

Etre récompensé suffit-il pour devenir un artiste?

 

Afficher l'image d'origineBarthes est un critique littéraire et sémiologue français reconnu en France et à travers le monde. Il était activement impliqué dans le structuralisme et la sémiotique en France.

Barthes pensait que si un auteur était “consacré”, tous ses écrits devenaient automatiquement oeuvre, y compris les correspondances, croquis, brouillons ect… . Être consacré signifie que l’auteur à reçu un prix.

Le prix nobel de littérature par exemple récompense chaque année depuis 1901 un écrivain ayant rendu un grand service à l’humanité.

Pensez vous que chaque travail, croquis ou étude qu’un écrivain consacré peut devenir une oeuvre si il a été consacré?  Je pense que l’essai pour le quelle il a été récompensé est une oeuvre mais je doute que chaque croquis qu’il ai pu faire auparavant en soit aussi. Je ne pense pas qu’il suffit d’être récompensé une fois pour que tout ce que l’on fait soit une oeuvre. Il faudrait de nouveau prouver ses compétences et dans différents domaines.