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Le métro, un lieu syncopé

680 000, c’est le nombre moyen de voyageurs prenant le métro de façon quotidienne à Lyon en 2011 (src : Sytral.com). Un moyen de transport pourtant peu agréable, on peut noter que s’engouffrer dans les souterrains d’une ville n’est pas ce qu’il y a de plus fun et qu’après notre journée de travail dans les pattes, nous avons qu’une envie : celle de se poser au calme. Le métro souffre d’une réputation anxiogène, c’est un lieu syncopé puisqu’il ne laisse qu’une place restreinte à notre confort dans les heures de pointe.

Seulement ces paramètres extérieurs ne semblent pas être les seuls à influer sur notre moral. On remarque aujourd’hui de nouveaux comportements au sein de ce lieu, la plupart des gens, malgré cette « masse » adoptent des comportements individualisés. Le fait de voir une personne les yeux rivées sur son portable ou perdue dans sa musique avec son casque nous renseigne sur ce moment individualisé pour toutes ces personnes même si ces dernières sont proche physiquement d’un grand nombre de personnes.

Gilles Lipovetsky décrit dans « l’Ere du vide » (1983) nos nouvelles attitudes telles que l’apathie, l’ indifférence et la désertion dans notre quotidien. Ce comportement peut venir dans ce qu’il fait la critique dans son livre, « le procès de personnalisation« . Nous serions dans une ère de séduction ou tout semblerait s’adapter à nous. Afin de toucher un public plus large mais pourtant ciblé, les sociétés décident d’étudier leurs marchés selon un marché personnalisé. En adoptant ce type d’approche, nous répondons plus efficacement aux attentes de notre client, le service finit par devenir un besoin puisqu’il lui correspond en terme de goûts mais aussi de simplification et enfin cette approche personnalisée nous flatte tout simplement.

Prenons l’exemple de la consommation de la musique. Aujourd’hui, il nous est proposé un type de musique pour telle ambiance (festive, posée), tel lieu ou tel moment (trajet, travail, cuisine). On nous suggère aussi des musiques en fonction de nos préférences, cette personnalisation bien établie semble maintenant difficilement enlevable à toute personne l’ayant adoptée.

Cette nouvelle organisation de la personnalité qui renvoie au narcissisme développe de nouvelles modalités du rapport social. L’individualisme entre dans un nouveau stade historique propre aux sociétés démocratiques avancées, cela définirait proprement l’âge « post-moderne ».

L’approche des autres est plus complexe aujourd’hui puisque c’est derniers sont dans leurs bulles ce qui à attrait à l’intime. On trouve cependant des moments propices à s’ouvrir aux autres comme l’écoute de musiciens dans la « plus grande scène de France » qu’est le métro parisien. De nombreux artistes viennent s’attaquer à ce lieu pourtant assez rudimentaire mais qui peut justement faire transparaitre de très bon moments due à cette rupture avec cet individualisme qui fait nos sociétés.

Face à ces lieux simplement de passage ou d’attente la sncf a mis en place différents pianos en libre service permettant l’initiative de belles improvisations.

 

Fiat, Mini et consors: ces voitures vintage qui servent le conformisme

Guy Debord (1931 – 1994) est un essayiste français qui définit la notion de « société du spectacle » dans son livre éponyme, publié en 1967. Il dénonce le rôle des médias dans l’uniformisation de la pensée. La publicité, notamment, joue un rôle prépondérant en faisant croire à l’individu que ses goûts sont uniques, alors que ceux-ci entrent dans un moule commun à tous. Si le monde de la téléphonie mobile est très fort dans cette démarche marketing (Apple en tête), l’automobile n’est pas en reste.

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