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Cachez ces penseurs que je ne saurais voir.

Le semestre qui vient de s’écouler fut marqué par un cours à l’intitulé mystérieux : nous devions y étudier les « modèles théoriques de la communication de masse ».

Marshall McLuhan, le canadien

Je repars de ce cours avec la découverte d’une grosse dizaine de penseurs dont je n’avais jamais entendu parler. Benjamin, McLuhan, Kracauer, Adorno, Marcuse (dont j’ai acheté et prévu de lire L’homme unidimensionnel), Baudrillard ou Lipovestsky me reviennent en tête au moment d’écrire ce billet.

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La mort de Jean Baudrillard n’a pas eu lieu.

Le sociologue et philosophe Jean Baudrillard est décédé mardi 6 mars à Paris, à l’âge de 77 ans. Né le 20 juillet 1929 à Reims, germaniste de formation et traducteur de Brecht, Jean Baudrillard a enseigné la sociologie à partir de 1966 à l’Université de Nanterre. Il a élaboré, au cours des trente dernières années, une critique radicale des médias et de la société de consommation.

Théoricien du concept de la « disparition de la réalité » d’un monde qui bascule dans le virtuel, le philosophe se décrivait comme un « désillusionniste »; désillusion qui le guidera toute sa vie. Auteur d’une cinquantaine de livre, dont celui-ci: La guerre du Golfe n’a pas eu lieu, œuvre qui sera mise en relation lors de sa mort par une constatation de René Schérer, présent à son enterrement.

La tombe de Jean Baudrillard se situe dans le cimetière du Montparnasse. Tel qu’il l’avait souhaité de son vivant, sa femme fît en sorte que les condoléances n’ait pas lieu. Ainsi pourrait-t-on dire que « l’enterrement de Baudrillard n’a pas eu lieu ! » remarqua opportunément le philosophe René Schérer se tournant vers le cinéaste Vincent Dieutre, qui se trouvaient parmi le public venu rendre un dernier hommage, et ajoutant: “… Et c’est tant mieux. A présent il va vivre”.

Finalement, en prônant l’hyper-réalité, Jean Baudrillard vivait pleinement de son postulat en admettant toute formes de simulation de son vivant, mais aussi de sa mort. Peut-être celle-ci est une forme de signe mettant en scène une simulation ? Peut-être n’a-t-il jamais réellement existé ?

Coupe du monde : simulacre de la guerre

Jean Baudrillard explique dans Simulacres et simulation que notre société de consommation se repose sur des simulations. Aujourd’hui, dans notre société post industrielle ces simulacres (copie du réel) précèdent et déterminent le réel.

Intéressons nous au sport et tout particulièrement au football.

Notre société de consommation à crée ce genre de compétition pour substituer la guerre à réalité. Les sociétés démocratiques européennes ne peuvent plus s’affronter physiquement. Elles s’affrontent sur un terrain de football à la place par exemple. Les supporters ne vont plus admirer « l’art du football » mais ils viennent pour gagner, anéantir l’adversaire.

France – Allemagne ou deux peuples qui s’affrontent.

Les joueurs vont suer, se battre pour leur pays.  Nous croyons alors que c’est du football mais ceci n’est qu’un simulacre. En réalité la France part en « guerre contre l’Allemagne ». (voir article ci-dessous)

http://www.blogmorlino.com/index.php/2014/07/04/title_829

Marcuse imbriqué dans l’énorme piège de la société

 

Herbert Marcuse,

est né le 19 juillet 1898 à Berlin. C’est un philosophe marxiste et sociologue.  Il fût membre de l’École de Francfort. Marcuse mourra le 29 juillet 1979 à Starnberg. 

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L’essai « L’homme unidimensionnel » écrit par le philosophe sera publié en 1964 aux Etats-Unis et en 1967 en France. Il y décrit une société manipulant les besoins de masses en donnant un caractère essentiel à des biens futiles. Marcuse différencie alors les faux des vrais besoins. 

« Nous pouvons distinguer de vrais et de faux besoins. Sont « faux » ceux que des intérêts sociaux particuliers imposent à l’individus : les besoins qui justifient un travail pénible, l’agressivité, la misère, l’injustice. […] Le résultat est alors l’euphorie dans le malheur. Se détendre, s’amuser, agir et consommer conformément à la publicité, aimer et haïr ce que les autres aiment et haïssent, ce sont pour la plupart de faux besoins. »

Comment la société arrive-t’elle à guider les opinions?

La société contemporaine serait qualifié « d’énorme piège » puisqu’elle tente d’uniformiser et d’abrutir les masses pour avoir la main sur eux. L’être humain ne se retrouvant plus dans des besoins personnels, se retrouve embringué dans une course à la consommation.

Il dénonce ainsi le fait que la société cherche de nouveaux besoins pour créer de nouveaux métiers.

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