Archives pour l'étiquette photographie

Walter déterre la photographie

La photographie permet de prendre des clichés d’un moment figé et ainsi de capter presque à l’identique la réalité. D’abord utilisée à des fins sociales pour remplacer le portrait dans la peinture, elle deviendra ensuite une forme d’art à part entière mais aussi un moyen de communication de masse très privilégié.

Pourquoi la photographie serait-elle diffusée en masse ? Quels sont ces avantages ?

La question tombe sous le sens. Elle permet simplement de retranscrire la réalité et illustre donc visuellement directement des scènes importantes politiques ou sociales par exemple dont la masse, le peuple dans son hétérogénéité s’intéresse.

C’est l’un des sujets auquel s’intéresse Walter Benjamin dans Petite Histoire de la Photographie. Il s’interroge sur la réception de la photographie par rapport au public. L’auteur avant-gardiste philosophe et historien de l’art visualise l’importance que tiendra la photographie dans la société.

Dans un passage de son livre, à partir d’un cliché de la vie de tous les jours d’une jeune femme, il montre l’intérêt que prend la vie qui se cache derrière le moment figé éteint.

Fish_woman_Hill_et_Adamson-cc867

« Mais la photographie nous confronte à quelque chose de nouveau et de singulier : dans cette marchande de poisson de Newhaven, qui baisse les yeux au sol avec une pudeur si nonchalante, si séduisante, il reste quelque chose qui ne se réduit pas au témoignage de l’art de Hill, quelque chose qu’on ne soumettra pas au silence, qui réclame insolemment le nom de celle qui a vécu là, mais aussi de celle qui est encore vraiment là et ne se laissera jamais complètement absorber dans l’“art. »  – Walter Benjamin

La photographie capture un instant présent net car instantané (avec la bonne vitesse d’obturation), seulement la vision qu’on en a est flou car on n’a pas réellement vécu la scène de la photographie. Il faut avoir la curiosité d’imaginer, de contextualiser la photographie pour qu’elle prenne son sens, c’est tout son intérêt et c’est ce qui en fait d’elle un médium très subtil. Une photographie touche ceux qui se lie à elle , ceux qui eux-même la touchent des yeux et de l’âme.

« Le spectateur ressent le besoin irrésistible de chercher dans une telle image la plus petite étincelle de hasard, d’ici et maintenant, grâce à quoi la réalité a pour ainsi dire brûlé de part en part le caractère d’image – le besoin de trouver l’endroit invisible où, dans l’apparence de cette minute depuis longtemps écoulée, niche aujourd’hui encore l’avenir, et si éloquemment que, regardant en arrière, nous pouvons le découvrir. » – Walter Benjamin

La photographie peut ainsi être utilisée par sa subtilité pour faire passer des messages. Et dès lors qu’elle sera industrialisée et rendu accessible au début du XXème siècle, c’est l’usage qui se fera d’elle, en tant que vecteur de diffusion d’idées et d’informations.

La photographie sera employée en pleine effervescence d’actualités amis aussi en tant qu’archive historique.

« Ce que la photographie reproduit à l’infini n’a lieu qu’une fois » – Roland Barthes

Le rapport au réel passé ; cette envie de montrer le passé véritable ; cela se retrouve dans le néo-réalisme italien au cinéma. Même si les scènes sont issues de la fiction, elles sont tournées dans l’idée de présenter le passé en état, d’adopté une position nouvelle réaliste entre scénario, réalité et documentaire.

Cela s’illustre merveilleusement bien dans cette scène de Stromboli de Rossellini où l’on assiste à une pêche au thon qui n’a pas grand intérêt par rapport à la trame de l’histoire mais qui retranscrit les usages et mœurs de l’époque en tant que trace historique.

https://www.youtube.com/watch?v=9897YVabeI8

On peut finalement se questionner sur le rapport du beau, de l’art et de l’utile, de l’information transmise au sein des photographies. Serait-ce plutôt le beau ou l’utile qui permit à la photographie d’être utilisée en tant que support dans la culture de masse ?

 

Sources et références :

Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Benjamin

Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9or%C3%A9alisme_(cin%C3%A9ma)

Benjamin, W. (1931). Petite Histoire de la Photographie. Die literarische Welt

Rossellini, R. (1950). Stromboli. Italie : Berit Film, RKO.

Dream of Life

Kracauer fut à la fois philosophe, sociologue, historien, critique d’art mais aussi penseur de la photographie. Il comprend que la diffusion massive de cette dernière annonce une nouvelle aire médiatique. Dans son œuvre « Sur le seuil du temps, essai sur la photographie », il analyse ce médium comme étant une technique de reproduction du réel permettant un nouveau rapport au temps. (puisqu’elle capture l’instant)

Il remarque que la photographie est un procédé artistique très populaire, elle peut s’exercer dans le domaine du reportage, mais aussi de l’art abstrait, devenir une photo d’identité, des souvenirs de famille, un l’auto portrait etc… Elle s’adapte à son public, à ses goûts, et aux différents moyens techniques qu’il possède. Elle est accessible donc par tous.

Continuer la lecture de Dream of Life

Ce moment divin

Walter Benjamin est un historien d’art, philosophe ainsi que critique d’art et littéraire allemand attaché à l’école de Francfort. Il introduisit le terme d’aura dans les années 1931 dans un essai “Petite histoire de la photographie”. Selon lui, l’aspect fondamental de l’oeuvre d’art est son authenticité, il parle alors de Hic et Nunc.

Pour illustrer ses propos je vais prendre l’exemple d’une photographie que j’ai prises lors de mon voyage au Vietnam l’été dernier. Le sentiment que j’ai ressenti au moment précis où j’ai pris cette photo ne pourra pas être reproduit parce qu’il est impossible de reproduire cet instant. L’inaccessibilité de cette photographie s’explique pour moi parce qu’une histoire en découle. La reproductibilité technique a pour conséquence la perte de l’aura parce que la copie de cette photo par une tierce personne perdrait l’histoire qui va avec. Elle la désacraliserait.

11933538_10207627180866217_1841592150_o

Le fait qu’une oeuvre d’art soit reproductible affaiblirai le rapport qu’on l’on peut avoir avec l’original. “Une trame singulière d’espace de de temps : l’unique apparition d’un lointain si proche soit t-il” W.Benjamin

Je suis entièrement les propos de Benjamin en disant que la rareté d’une oeuvre lui confère un aura, de la valeur marchande et sentimental.

Argent et grosses fourrures

Nous vivons pour notre argent. 

les_milliardaires_russes_dans_l039oeil_de_martin_parr

C’est un des problèmes qui est régulièrement évoqué de nos jours. Herbert  Marcuse (1898-1979), un allemand philosophe,mais aussi sociologue qui étudiait également l’économie politique a travaillé sur ce sujet. La plupart de la population n’agit que pour s’enrichir car être riche voire très riche est toujours bien vu. Des modes sont lancées et il est « normal » de dépenser des milles et des cents pour obtenir ce qui est tendance, qui plait à la société et qui permet de s’intégrer sans faire de vagues. Marcuse, qui s’appuyait entre autre sur les travaux de Marx, dénonçait violemment le capitalisme et l’aliénation (le fait d’être étranger à soi même) qui lui était propre. La société veut faire croire que cette aliénation est saine et nécessaire alors que ce n’est pas forcément le cas. 

Continuer la lecture de Argent et grosses fourrures

La photographie est- elle un support digne de confiance ?

Roland Barthes est le fondateur de  la sémiologie de l’image. Il attribue à l’image trois messages ayant un rôle différent mais complémentaire. Ces trois messages sont:

  • Le message linguistique qui a pour but d’identifier ou d’aider à l’interprétation.
  • Le message dénoté qui incarne le rôle du signifiant (forme concrète du signe).
  • Le message connoté qui incarne le rôle du signifié ( représentation mentale du signe).

Roland Barthes considère à son époque que la photographie est l’un des supports les plus appropriés dans la transmission d’un message qui semble sans code. Ce qui à été photographié atteste une vérité incontestable. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, l’homme dispose désormais de plus en plus de moyen pour retoucher ou modifier une photographie. Photoshop en est l’exemple parfait.

L’observateur est donc dans l’incapacité de déterminer si la photographie est brute ou modifiée, sa confiance est fragilisée. La retouche photographique ou l’image de synthèse peuvent être utilisée pour influencer et diriger des opinions.

Dans l’exemple ci-dessous on constate que notre manière  d’appréhender l’image n’est  pas la même                                      d’une photographie  à l’autre.

paysage-usines

On peut en conclure que plus les techniques de diffusion d’information décrite par Barthes évoluent plus on s’éloigne de l’idée initiale: Image=vérité . En effet on le constate avec  le progrès technologique qui nous permet de modifier la réalité et par conséquent la perception des gens.

 

 

 

Erick, photographe

Erick Saillet à débuté dans le domaine de l’audio-visuel avec un brevet technique multimédia. En 1991, il reçoit le 1er prix du festival du film d’entreprise de Biarritz.

Il créé son studio en 1993 et embauche son bras droit Benoit Ravier-Bollard en 2004 en tant que second photographe, assistant numérique et retoucheur photos. Son studio – situé à Lyon dans une ancienne usine réhabilitée en loft – englobe autant la pratique extérieure de la photographie d’architecture que le travail en studio, en faisant aussi des prises de vues de design et de décoration.

Passionné par son travail, Erick dédit ses journées à la photographie, qu’il aime partager à travers plusieurs ouvrages sur l’architecture et la ville.

Clac clac !

Bonjour à tous,

J’entame aujourd’hui ma deuxième semaine de stage dans les Studios Erick Saillet, une entreprise menée par les deux associés, Erick Saillet et Benoit Ravier-Bollard. L’entreprise s’est spécialisée depuis 1993 dans la photographie d’architecture, de décoration et de design.

Depuis le 08 Juin j’ai pu observer comment démarcher des clients, faire des devis, entreprendre un projet, et retoucher des photos. Je m’exerce donc à utiliser photoshop. Je suis aussi partie deux fois en prises de vues, à Confluence et dans le sud de Lyon. Enfin, j’ai pu observer comment réaliser des photographies pour des publicités, en studio cette fois-ci, ce qui constitua alors un travail très minutieux.

Erick capte la bonne lumière pour faire ressortir les détails d'un petit objet.
Erick capte la bonne lumière pour faire ressortir les détails d’un petit objet.

J’ai pu constater que le métier de photographe présente plus de contraintes qu’il n’y paraît, les rendez-vous sont durs à fixer, une prises de vues peut prendre longtemps, et le travail dépend aussi beaucoup de la météo.

Mon stage se déroule très bien et j’apprend plus de jours en jours. J’espère faire dans les semaines à venir, de belles prises de vues en extérieures.

A bientôt pour un deuxième bilan,

ND

Qui suis-je ?

Chers Internautes,

Je me présente Nina Dépagneux. J’ai suivi des études littéraires à Sainte-Marie Lyon, puis j’ai obtenu mon baccalauréat avec mention en 2014. Je suis aujourd’hui en Bachelor de Communication et Création Numérique à l’Institut Marc Perrot. J’ai enfin trouvé ma voie et des matières qui me conviennent parfaitement. J’aime tenir une caméra, faire des analyses de films et étudier l’histoire des arts. Chaque vendredi après-midi, le parcours culturel organisé par mes professeurs, me permet d’ouvrir un peu plus mon esprit au monde en visitant des musées, en déambulant dans des expositions de photos ou encore de discuter avec des professionnels dans les domaines du numérique. J’aime me cultiver, allez au cinéma, échanger avec des passionnés d’art et de photographie, ou encore allez au théâtre.

FullSizeRender

Je pars poursuivre mes études au Canada l’année prochaine, où je pourrais ouvrir mon esprit à d’autres horizons.

A bientôt,

ND