Archives pour l'étiquette Pierre Bourdieu

Bourdieu pour le social

L’oeuvre sociologique de Pierre Bourdieu est dominée par une analyse des mécanismes de reproduction des hiérarchies sociales. Il met en évidence l’importance des facteurs culturels (persistance des comportements acquis au sein du milieu d’origine) et symboliques dans les actes de la vie sociale.

Ses travaux de recherche s’accompagnent d’une action militante (pour l’indépendance de l’Algérie, pour le mouvement social, soutien aux sans-papiers, opposition au néolibéralisme…) et d’un engagement politique à gauche. Dans « La Misère du Monde » (1993), il s’intéresse aux populations les plus pauvres en montrant les causes sociales de la souffrance et en dénonçant notamment le désengagement de l’Etat commencé dans les années 70.

Reconnu internationalement comme l’un des maîtres de la sociologie contemporaine, Pierre Bourdieu a été l’un des rares intellectuels humanistes engagés de la fin du XXe siècle.

le fast thinking

Pierre BOURDIEU est un sociologue français, il est considère comme étant un des plus importants de la second moitié du XXème siècle. En 1996, il écrit un court essai Sur la télévision dans lequel il présente les différents mécanismes qui composent la télévision.

Il explique par exemple qu’il y a une apparition du règne de l’égo, de l’apparence car les intervenants ne viennent plus pour exposé leurs idées mais pour tout simplement être vu. Ou encore que la circulation de l’information ne fonction plus, puisque les medias qui sont leader d’opinion choisissent qu’elles informations seront prioritaires, seront traité. Cela influe sur les autres médias qui vont principalement répéter les informations  que medias leader d’opinion auront choisies, en quelque sorte les gros titres restent les gros titres même pour différents medias.

Par exemple, lors de la diffusion de journaux télévisés des personnes peuvent être interviewé, en utilisant la méthode des micros-trottoirs, pour répondre à une question de société, une question d’actualité ou encore pour témoigner d’un évènement arriver près de chez elles, cela n’apporte pas vraiment de plus-value pour le spectateur car le plus souvent la question a été traité antérieurement et dans certain cas la réponse de la personne interviewée n’a pas de rapport avec le sujet traité.

Cet exemple permet de développer un autre argument  de Pierre BOURDIEU dans son essai Sur la télévision : le « fast thinking », ce serait une pensée en kit dans lequel les informations se chevauchent avec un manque de recherche puisque l’information doit être donnée rapidement, c’est l’essence même du « fast thinking ».

Pour BOURDIEU, la télévision est un outil au service du capitalisme et qu’elle soit devenu un danger pour la culture et pour la politique car son utilisation a été détourné c’est devenu un outil anti-informatif.

Le poids des mots sur la conscience

J’ai choisi de faire ce billet sur Pierre Bourdieu car cela à un rapport avec un travail sur Ferdinand de Saussure et la sémiologie.

En effet, son emploi d’un grand jargon et de néologismes, Pierre Bourdieu, dans « Questions de sociologie », défend l’utilisation d’un vocabulaire et d’une syntaxe complexes : un langage spécifique et approprié est nécessaire pour être distinct, et rompre avec les « automatismes de la pensée ».

Les sciences sociales utilisent la langue ordinaire comme un outil : elles doivent donc modifier cette langue, en ce qu’elle transmet, dans son vocabulaire, des représentations et des visions non scientifiques de la société. Il note également que cette exigence d’accessibilité n’est demandée qu’à la sociologie, et non à d’autres disciplines comme la philosophie ou la physique.

Pierre Bourdieu insiste sur le poids des mots et leur signification, sans leur bonne utilisation nous vivons dans un monde approximatif. Si nous n’utilisons pas la bonne syntaxe où le bon vocabulaire, nous faisons passer un mauvais message que le conscience seul pourra regretter.

La télévision un média sali

Pierre Bourdieu est une figure majeure française dans la sociologie. Son oeuvre sociologique s’intéresse particulièrement à la hiérarchie sociale et ses effets sur les individus. Pour maintenir une hiérarchie en place les médias sont l’outil idéal. Bourdieu critique notamment la télévision et par ce biais l’information qu’on nous véhicule.

Le média en lui même n’est pas un problème (au contraire utilisé à bonne escient il serait d’une grande richesse) mais c’est l’utilisation qu’on en fait qui l’est. Encore une fois la valorisation économique et  la logique capitaliste on tout sali sur leur passage.

Je vais prendre l’exemple des publicités pour illustrer la dégradation de ce média.

A  t-on vraiment besoin de la publicité ? Vous allez remarquer que tous ce qu’on nous expose à la télévision sont des produits ou  des objets superficiels. Par l’utilisation (très prononcée) de la publicité la télévision nous suggère tous ce que nous devons acheter pour vivre bien et être digne de cette société (par exemple acheter un beau 4×4, mais attention pour ça il faut se crever au travail !). Ainsi elle façonne notre mode de vie tout entier. On observe encore cette intention d’uniformiser la masse.

Malheureusement les chaines françaises qui tentent de limiter le temps de pub se comptent sur les doigt de la main. On peut citer Arte qui à vue le bon coté dans ce média devenu « poubelle ».

 

 

Banalisation d’une fatalité : la mort

Pierre Bourdieu, figure majeure française en sociologie a étudié plusieurs facettes des médias de masse et notamment de la télévision. Il dénonce par exemple la circulation de l’information ou le fast-thinking. Bourdieu explique ce dernier par une course contre le temps. Les journaux télévisés trient et choisissent des informations compréhensibles par tous pour ne pas avoir les développer par soucis de temps, de rendement, tout ceci bien sur dans la logique capitaliste du monde dans lequel nous vivons.

Bourdieu parle également de la banalisation que font les médias, en particulier dans l’information télévisuelle, mais c’est valable dans un grand nombre de domaines, tels que la mort…

Continuer la lecture de Banalisation d’une fatalité : la mort

« Plus elle montre, plus elle cache »

Mes chers lecteurs,

Aujourd’hui je vais vous parler d’un des plus grands sociologue français de notre époque : Pierre Bourdieu.
Il est né en 1930 et décédé 72 ans plus tard en 2002 à Paris.Il décide  de faire une carrière de sociologie et réalise différents travaux d’ethnologie.
Aujourd’hui nous allons nous pencher sur une de ses oeuvres publier en 1996 qui traite de la télévision, il nomme d’ailleurs son livre « Sur la télévision » .
Nous pouvons résumer ses propos par une seule phrase : « plus elle montre, plus elle cache ».
En effet, dans l’extrait choisis par mes camarades, nous comprenons et nous réalisons que les JT de 13h ou de 20h nous montre une même actualité pendant 2 ou 3 semaines consécutives en épuisant tous les aspects possible de la question. Sauf qu’un JT a pour but de nous transmettre l’actualité, mais nous serons tous d’accord de dire qu’un sujet dépasser de 4 jours n’est plus « d’actualité. »
Bourdieu se demande alors pourquoi les média font cela, et en conclut que ça serait pour cacher d’autres informations à la population. D’où sa phrase « plus la télévision montre, plus elle cache ».
Nous pouvons rallier ce sujet à un exemple que nous somme entrain de vivre , le crash de l’avion A320 qui a fait perdre la vie à 152 personnes.
Cette épisode tragique à monopoliser nos médias depuis maintenant 10 jours, et ne nous montre plus les autres informations qu’il se passe dans le monde.
Je vous conseille vivement de regarder un extrait de l’émission « un soir à la tour Effeil » qui reprends tout à fait ce sujet là.
Vous avez une semaine pour le regarder car il est en replay.
L’extrait qui nous intéresse est de 57 min à 1h12.
Cet exposé m’a permis de prendre conscience à telle point la télévision avait le pouvoir de nous manipuler en nous montrant les sujets qu’il souhaite pendant le temps qu’il le souhaite.
A très bientôt mes chers lecteurs.
ML.

Si ça saigne, ça fera la une

Pierre Bourdieu,  sociologue français, écrit en 1996 Sur la télévision . Il explique que la télévision est un dérivé de notre société de masse. Notamment, il démontre que nous subissons une dramatisation volontaire de l’information par les journalistes.

Nous pouvons faire le parallèle avec le film de Dan Gilroy : Night Call sorti fin 2014. Le personnage principal interprété par Jake Gyllenhaal est reporter freelance. Il se déplace dans les rue de Los Angleles à la recherche de scoop pour les vendre aux chaines les plus offrantes.

Night-Call-photo-2-2« si ça saigne, ça fera la une »

Bourdieu appelle ça des faits omnibus. « Ce sont des faits qui, comme on dit, ne doivent choquer personne, qui sont sans enjeu, qui ne divisent pas, qui font le consensus, qui intéressent tout le monde mais sur un mode tel qu’ils ne touchent à rien d’important. »

Il y a beaucoup de concurrence. Dans le film, une directrice d’un chaine TV explique que : « l’audience est bonne quand les victimes sont blanches et que l’accident c’est passé dans un quartier riche »

Bien sûr en France ce n’est pas exactement le même propos. Néanmoins, nous sommes aussi dans une logique industrielle et commerciale de l’information.  Et, dans les deux cas la télévision cache en montrant autre chose, quelque chose de sensationnel.

Diffusion carthartique

001099297_prevstill

Selon Bourdieu, les médias télévisés recréent une réalité fictive en focalisant leur discours sur des événement précis, en reprenant les memes informations pendant plusieurs jours, occultant par ce procédé tous les autres événements qui pourraient arriver pendant ce temps.

Il me semble cependant que le règne de la télévision touche à sa fin. La génération qui a grandi avec internet la méprise et ne la regarde pas. Cependant, un phénomène similaire à celui qui est mis en place à la télévision s’observe sur les réseaux sociaux. Prenons twitter pour exemple. La présence des grands groupes de médias sur ces réseaux sociaux fausse l’indépendance du réseau : les informations importantes sont les mêmes qu’à la télévision (il suffit de regarder les grands titres du 20h et de les comparer avec les toptweets du jour pour s’en rendre compte).

Peut-on alors encore penser que la population veut entendre parler de la réalité telle qu’elle est ? Ne peut-on pas considérer le journal de 20h comme un rendez-vous cathartique quotidien ?

Le public des médias d’information de masse ne chercherait donc pas à s’informer sur le monde tel qu’il est, mais à assister à un spectacle qui exacerberait la souffrance du monde afin de rendre plus supportable la souffrance individuelle. Ces médias seraient alors bien un outil de manipulation de l’humain, ils permettraient de garder les masses sous contrôles en les divertissant afin de leur faire accepter le malheur euphorique dont parlait Herbert Marcuse.

Pierre Bourdieu et « La Misère du Monde »

9782020920926

Dans son oeuvre « Sur la télévision » Pierre Bourdieu s’est inspiré des idées de Patrick Champagne, avec lequel il a former une équipe de sociologue afin de rédiger “la misère du monde” paru en 1993. Pendant 3 ans l’équipe à interviewée des paysans, des recherches sur l’univers des employés, des femmes au foyer, des familles… Afin de partager la douleur et la misère du monde contemporain et de proposer une autre façon de faire de la politique.

Voici un témoignage de Pierre Bourdieu, expliquant le but de son livre.

https://www.youtube.com/watch?v=b0ZrBdxArW4