Archives pour l'étiquette politique

La société du spectacle règne

(© Rémy Soubanère)

Cinéaste, écrivain, essayiste, poète et révolutionnaire français, Guy Debord se considère avant tout comme un stratège. Il a notamment créer la notion de société de spectacle. en 1967. La société du spectacle est un livre qui eu un retentissement considérable après les événements de Mai 68. Il ne cherche pas à démontrer ou à convaincre, mais à montrer.

Les récentes manifestions survenues à causes de la loi du travail ont apportés avec elles ses contestations sociales qui grandissent de jour en jour. La violence physique sur les manifestants et les forces de l’Ordre donne une image très négative de l’hexagone à l’étranger. Le divorce sans consentement mutuel entre le peuple et sa classe gouvernante semble porter chaque jour d’avantage des menaces de dérapages de moins en moins maîtrisables.

© Jan Schmidt-Whitley/Agence Ciric

Les politiques jouent un spectacle, une guerre avec les syndicats pour que la loi travail soit retirée. Quelle image donnera le gouvernement aux Français si ,sous la pression d’un syndicat elle retire sa loi. Chaque loi qu’un syndicat désapprouve sera retirée ?

 

Une politique inspirée de Machiavel

Herbert Marcuse est un philosophe, sociologue marxiste, Américain d’origine Allemande. Sa pensée est fortement inspirée de la lecture de Marx et de Freud, il écrit en 1955 « Eros et civilisation » dans le quel il veut démontrer le caractère inégalitaire et totalitaire du capitalisme durant les « Trente Glorieuses ». Il tente par ailleurs de savoir si la libre satisfaction des besoins instinctuels de l’homme  est compatible avec l’existence d’une société civilisée.

Herbert Marcuse pense qu’il doit exister un minimum de répression pour maintenir une civilisation. Je vais partir de ce  constat pessimiste selon le quel l’homme n’est pas assez moral pour pouvoir vivre dans une société sans répression.  Cela nous renvoie à la politique pragmatique décrite par Machiavel qui s’oppose à la politique idéaliste décrite par Platon. Selon Machiavel il faut se baser sûr des faits et non établir une politique sur comment l’homme devrait être/se comporter.

Portrait de Machiavel
Portrait de Machiavel

« La fin justifie les moyens » cette doctrine  à la base du Machiavélisme semble très bien décrire  la pensée de Marcuse. Les moyens, ici la répression permettrait la mise en place d’une société saine et durable. Cette dernière est la fin.

Cependant Marcuse fait une distinction entre répression et sur-répression. La répression minimum pour maintenir une civilisation est appelée  « fondamentale », la sur-répression consiste en l’abus de cette répression fondamentale (contrôles additionnels par dessus ceux qui sont indispensables).

On constate donc que Marcuse reprend la politique décrite par Machiavel en la modernisant.

La peur de l’idéologie : signe d’un manque d’idéologie ?

L’idéologie, un mot qui fait peur

Le sens actuel du mot idéologie est très négativement connoté, tantôt associé à l’extrémisme religieux, tantôt à des mouvances politiques discutées et discutables. Mais l’idéologie se résume-telle vraiment à une association d’idées dans un but précis ?

Cette aversion envers le terme d’idéologie pourrait être symptomatique du changement que connaît le champ politique de la société actuelle : la politique n’est maintenant portée que par des figures professionnelles affairées à l’administratif et au législatif uniquement. Le politicien est vu comme un outil intelligent, un moyen de faire tourner la boutique, plutôt que comme un défenseur d’idéaux, singulier et remarquable. Les figures intellectuelles ont pour la plupart déserté ce milieu. Si l’intellectuel et sont écrit, se désintéressent du milieu, c’est peut-être parce que l’idée devient trop politique. On rapproche une idée à un parti, à sa famille, sans l’analyser seule, unique, comme elle est. L’idéologie qui fait peur, c’est la marque de la peur des idées, qui deviennent propriété de groupes de personnes : penser, c’est appartenir à un groupe. C’est d’ailleurs de là que les partis politiques tirent leur force : il propose des ensembles d’idées auxquels s’identifier. Alors que faire, si l’idée appartient à des groupes distincts ? On s’attache à une mouvance, on adhère à priori à la totalité de ses idées, la nuance disparait, et on se retrouve volontiers rattaché à une certaine « idéologie », comme on se plait à dire aujourd’hui.

Mais le philosophe du XXème siècle Althusser dévoile un autre sens de l’idéologie, plus ancien, il s’agit pour lui de l’étude des idées dans leur forme, leur sens, leur nature et leur visée. On pourrait reprocher au système politique actuel son absence d’idéologie, soit d’étude des idéologies : on distingue plusieurs familles d’idées, et s’engager, c’est adhérer à ces idées, non les étudier. Hors, l’engagement pourrait se faire dans l’étude, et l’approbation, ou la désapprobation de certaines idées appartenant à une même mouvance.

La télévision avant la réflexion

À quoi bon réfléchir et avoir sa propre opinion si on peut le faire à votre place? Après tout, la télévision offre tout un panel de services destinés à soulager votre cerveau de toutes ces contraintes! Émissions, télé-réalité, journaux télévisés, reportages, documentaires… Tout un tas de personnes sont payées pour laisser à vos neurones assez d’énergie pour réfléchir à des problèmes VRAIMENT importants, comme le choix de votre nouveau téléphone ou si ça vaut le coup de rajouter du sucre sur vos fraises à midi.

Et vos enfants ! Il faut très vite les habituer à ce nouveau remède, qu’il n’aient jamais à connaître la souffrance des réflexions politiques, sociales ou morales!

tele-vide-tete-L-XyXTS4Avez-vous saisi l’ironie de mes propos? Si oui, c’est qu’il n’est pas trop tard et que votre réflexion vous appartient encore.

Du moins, c’est ce que vous dirait Stiegler s’il était devant vous. En effet, dans son ouvrage philosophique La télécratie contre la démocratie, il nous met en garde sur un point malheureusement bien trop répendu de nos jour: la télécratie, à savoir la surconsommation de la télévision.

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Cet excès de programmes télévisés a pour conséquence de formater notre cerveau, et à réfléchir à sa place, et c’est le meilleur moyen pour les politiciens d’injecter des idées (bonnes ou mauvaises) aux téléspectateurs trop télécrates pour faire la part des choses.

Ne tombez pas dans le piège.

Bernard Stiegler et la télécratie

Bonjour à tous, aujourd’hui nous allons parle de bernard Stiegler.

Bernard Stiegler est un philosophe français né le 1er avril 1952. Il est le fils d’un père électronicien et d’une mère employée de banque.

bernard_stiegler_3Il commence, en 1969, des études (qu’il n’achèvera pas) d’assistant réalisateur au Conservatoire libre du cinéma français et poursuit, en 1973, par un stage d’analyste programmeur à l’institut de recherche français d’informatique et de mathématiques. Après mais 68, Bernard Stiegler devient membre du parti communiste français.

En 1976, il attaque une banque à main armée. Suivront trois autres braquages, dont le quatrième s’achève par son arrestation en flagrant délit par une patrouille de police. Il est condamné à cinq ans de prison.

En 2006 il publie La télécratie contre la démocratie. Ce livre s’adresse tout d’abord au candidats des présidentiels française de 2007 et leur demande de se questionner sur la télécratie qu’il considère comme dangereuse pour la démocratie. Selon Bernard Stiegler, la télécratie à fait évoluer la politique actuel et la mène vers une opposition : la démocratie nécessite du temps, de la réflexion, elle doit se mettre en place, alors que la télécratie est direct, immédiate, instantanés. Les politiciens deviennent alors des figures télécratiques, ils cherches a gagnés la faveur des médias de masse, un public en s’adaptant aux formes du médias qu’il le diffuse.

Pour finir Bernard Stiegler considère que cette télécratie est responsable du manque d’espoir en
l’avenir des français.

Merci à tous et bonne lecture !

La télévision nous mentirait?

Quoi, comment ça? La télévision nous cacherait des informations, voire même nous mentirait?

J’en tombe dénu.

jean-yves-le-gallou-par-eloiEn effet, la télévision, et plus précisément les journaux d’informations, ne montreraient de l’actualité  que la partie émergée de l’iceberg.

C’est en tout cas ce qu’affirme Pierre Bourdieu, un sociologue français majeur de la deuxième partie du XXème siècle, dans son ouvrage Sur la télévision, publié en 1996.

Comme un exemple vaut mieux qu’un long discours, voici comment nous pourrions illustrer ses propos:

Un journal télévisé est sponsorisé par un grand groupe pétrolier. Ce dernier est alors impliqué dans la fuite d’une plateforme de pompage, répendant d’énormes quantités de mazoux sur les côtes à proximité, ayant un impact écologique important.

Affiche_Desentubages002-6e213Ce journal peut-il se permettre de s’étendre sur le sujet, pouvant mettre en péril la crédibilité voire l’économie de son sponsor?
Il existe plusieurs cas de figure: il peut tout simplement ne pas parler de l’incident. Mais pour des événements d’une grande importance qu’il serait trop suspect de passer à la trappe, une autre méthode consiste à cacher cette information en la couvrant derrière de nombreuses autres information d’importance moindre.

A10-828Mais outre les soucis économiques de la chaîne de télévision, cette désinformation peut aussi provenir du gouvernement lui-même, s’ils désirent qu’une information politique ne soit pas ébruitée.

Alors, pouvez-vous vraiment faire confiance à la télévision, et peut-être même aux autres médias?

De Kracauer à Godard

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Le Petit Soldat, 1963.

Siegfried Kracauer né en 1889 et décédé en 1966 était un ami de Walter Benjamin. Il fu l’un des critiques de cinéma les plus influents de son époque. Son livre, « Siegfried Kracauer’s American Writings » regroupe des essais de critique culturelle sur le cinéma, la littérature et la théorie des médias. Il l’écrit au début du XXe lors de son passage en Amérique après avoir fui l’Europe occupée par les nazis. Dix ans après son arrivée aux Etats-Unis, Kracauer commente les développements dans le cinéma américain et européen. En apportant sa vision sur le film noir et le néoréalisme, il examine les tendances politiques troublantes dans le cinéma grand public. Il passe en revue les expériences contemporaines de cinéastes avant-gardistes. Sa réflexion sur l’état des arts et des sciences humaines dans les années 1950 l’a dirigé à plusieurs reprises dans des débats sur la culture juive afin de démêler les stéréotypes nationaux et raciaux.

Perceptible de manière anecdotique, c’est plus tard avec « Histoires du cinéma » (1999) que Godard semble s’être détourné de la conception kracauerienne de la « rédemption de la réalité par l’image cinématographique ». Cette notion est une réflexion inédite sur la spécificité de l’art cinématographique. Elle permet de mettre en scène le flux de la vie au sein d’un monde de plus en plus susceptible de facilement disparaître. On pourrait dire que Godard aspire à la conception de l’Histoire selon Walter Benjamin.

 

Marcuse et les Hippie

Herbert Marcusehippies

Les hippies étaient principalement des jeunes du « baby boom » d’après-guerre. Ces derniers souhaitaient s’opposer à certaines normes et valeurs de la société occidentale, en contestant et refusant l’ordre établi. C’est dans le but d’aller à l’encontre de la société de consommation, le système capitaliste et le conformisme, que les communautés hippies se sont formées, urbaines ou rurales, et vivaient ainsi en marge de la société. Marcuse définissait les hippies de rebelles politiques et sociaux. Il désapprouvait le comportement excentrique les rendant peu crédibles aux yeux de l’opinion publique. En revanche, il restait convaincu que certains hippies pouvaient créer une société meilleure. Selon lui, les valeurs qu’ils défendaient, et en lesquelles Marcuse croyait, s’opposaient nettement à celles de l’ordre établi. De plus, l’individu et la liberté avaient une place de choix dans le vocabulaire hippie, ce qui ne pouvait que le satisfaire.

Voici un extrait de son ouvrage : Herbert Marcuse, Raison et révolution, Paris, Éditions de Minuit, 1969

 

DÉVELOPPEMENT DE L’INTRODUCTION

Définition de la censure : La censure est la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d’expression de chacun. Elle passe par l’examen du détenteur d’un pouvoir sur des livres, journaux, bulletins d’informations, pièces de théâtre et films, etc. — et ce — avant d’en permettre la diffusion au public. Par extension, la censure désigne différentes formes d’atteintes à la liberté d’expression, avant et/ou après leur diffusion (censure a priori eta posteriori). La censure politique (limitation par le gouvernement de la liberté d’expression) est différente de la censure indirecte, non officielle, mais sous forme de pression, en particulier une forme de censure économique (due notamment à la concentration des médias, etc.) André_Gill_-_Madame_Anastasie

La censure est représentée sous la forme d’Anastasie tenant de grands ciseaux (1874, par andré Gille, caricatriste, ecrivain)

Définition des Nouveaux Medias :

Les nouveaux supports technologiques sont ceux permettant la diffusion de l’information, à savoir tout outils ayant un écran (ordinateur, tablette, smartphone, vidéo, informatique) et l’accès à internet. Il joue un rôle principal dans cette étude de la censure.

Maintenant c’est le support qui devient média : on y cherche soit même l’information. Alors que le journal, c’est un support médiatique avec un nombre limité d’information.

Le terme média (pluriel) désigne tout moyen de diffusion

permettant la communication, soit de façon unilatérale (transmission d’un message), soit de façon multi-latérale par un échange d’informations.

 

Les Médias se démocratisent avec l’apparition de l’imprimerie par Gutenberg et la possibilité de produire des livres en série. Le premier livre sera la Bible en 1454.

Gutenbergimprimerie

Le graphique ci-dessous permet de montrer l’évolution de la production de livre grâce à l’apparition de l’imprimerie à la fin du XVème siècle.
European_Output_of_Printed_Books_ca._1450–1800

Il est simple et permet de montrer le tournant qu’a pris notre société avec cette nouvelle vague technologique amenant l’intellectualité, la culture, la science et la religion à la porté d’un nombre croissant de façon exponentielle au fils des siècles. Il est important de le montrer car a l’époque le support papier était le seul média pouvant toucher un grand nombre de la population, et ce média était facilement contrôlable. Alors qu’aujourd’hui, avec la technologie qui évolue, de nouveaux médias apparaissent, ce qui rend la tache de maîtrise de l’information plus complexe.

30 mai 1631

La Gazette, le premier journal français


Le médecin du roi Théophraste Renaudot obtient du ministre Richelieu le monopole de la presse. Il lance la feuille d’information hebdomadaire La Gazette qui tire son nom de « gazetta », une monnaie qui équivaut à Venise au prix d’un journal. La Gazette sera l’organe officieux du pouvoir, Louis XIII y écrira régulièrement. Un prix littéraire, le prix Renaudot, fondé en 1925, perpétue la mémoire du fondateur de la presse française.

1922 :  En 1922, la Société française radio-électrique (SFR) obtint une autorisation d’émettre et créa ainsi la première radio privée Radiola.

1935 :26 avril 1935 : sous l’impulsion de Georges Mandel, première émission officielle de télévision française (60 lignes) depuis le ministère des PTT, 103, rue de Grenelle à Paris. La comédienne Béatrice BrettyJean Toscane et René Barthélemy sont les premiers visionnés de la télévision en France.

François Ier censure les livres20552

 

 

Se sentant menacé par les idéologies luthériennes, le roi de France fait interdire toute impression de livre. Il annule sa décision quelques jours plus tard mais conserve le principe de la censure qu’il confie à une commission du parlement de Paris.

1752 : l’encycopédie est censuré.page3-2592px-Diderot_-_Encyclopedie_1ere_edition_tome_1.djvu

Un arrêté du conseil du roi Louis XV interdit l’impression et la diffusion des deux premiers volumes de « L’Encyclopédie » ou « Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers ». L’œuvre collective dirigée par Denis Diderot et d’Alembert est jugée subversive par les Jésuites qui la qualifie « d’athée et matérialiste ». Le contenu politique et philosophique, plus que les parties techniques et scientifiques, est décrié. Les thèses développées par l’abbé de Prades, un des contributeurs de l’Encyclopédie, sont, selon les membres du conseil, « contaminées par l’esprit voltairien ».

Quelques chiffres de l’influence d’Internet :

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