Archives pour l'étiquette portrait sonore

Josette, bénévole à la Croix-Rouge


Lorsque je suis arrivée au bureau de la Croix-Rouge, Josette m’attendais avec un grand sourire. Je lui avais envoyé les questions par mail au préalable pour qu’elle puisse se préparer, me dire si cela lui convenait. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle ai écrit 6 pages de réponses… J’étais très gênée car je voyais bien qu’elle avait mis du cœur à la tache et y avait consacré du temps. Au début de l’interview, elle lisait ses feuilles, j’ai eu peur de ne pas pouvoir le lui enlever. Finalement, en me faisant visiter les lieux, elle s’est levée, et de manière naturelle, m’a tout expliqué.

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Léo Grise Vibre

Voici le portrait sonore de Léo Grise réalisé dans le cadre du cursus Bachelor Communication et Création Numérique au sein de L’Institut Marc-Perrot à Lyon.

 

https://soundcloud.com/thomas-brossier/leo-grise-vibre

Cette expérience fut très enrichissante au niveau professionnel dans le cadre de l’apprentissage mais aussi au niveau personnel car ce fut une belle rencontre.

Sur le terrain, j’ai appris qu’il fallait savoir être disponible en termes de créativité et à l’écoute de son sujet tout en restant humainement appréciable et chaleureux. Réaliser une prise de documentaire sonore demande ainsi beaucoup de débrouillardise et de patience.

– Parfois, il faut attendre que le sujet termine de dire des choses qui ne sont pas nécessaires dans le montage avant de lui poser d’autres questions pour ne pas le frustrer et garder un contact respectueux mutuel.

Le son est un médium bouleversant car bien plus intime et fragile au niveau de sa perception que l’image. Travailler sur le son est très intéressant car demande d’utiliser des fonctions cognitives jusqu’alors moins exploitées dans la vie de tous les jours.

– Léo Grise s’inscrit bien dans le documentaire sonore car on sent dans ses mots une complicité avec le son.

C’est « une matière qui ne repose sur rien… et surtout, qui a besoin du temps pour s’épanouir. »

 

Ce documentaire sonore a demandé beaucoup de travail en termes de prises de son et de montage et le résultat en est très satisfaisant sur de nombreux points.

L’accroche sonore du bruit des bandes du magnétophones et des bips de jack permet d’immerger l’auditeur dans l’ambiance sonore de la musique électronique. Les premiers mots artistiques de Léo Grise déconcertent et intriguent à la fois puisqu’on ne connait pas alors son activité.

La scénarisation du portrait de Léo Grise est judicieuse : il parle de sa propre musique, de ses influences et de sa volonté personnelle de composer, puis alternativement on l’entend en pleine pratique expérimentale. Son discours final théorique est très intime car très passionné et donne agréablement la note de fin au documentaire.

L’ambiance sonore a été particulièrement travaillé pour retransmettre l’ambiance sonore originel de son studio. Léo Grise parle dans un paysage sonore électronique où l’on perçoit ses compositions musicales, des bruits de magnétophones, des bruits de jack et sa pratique du synthétiseur. Le montage fait en sorte de ne pas laisser beaucoup de place au silence au niveau du bruitage et de la musique car ceux-ci retranscrivent de manière sensitive le portrait de ce personnage passionné du son. En revanche, Leo Grise parle de manière longue, saccadée mais aussi très douce ce qui en contraste renforce l’attention sur sa voix.

La qualité du son est dans l’ensemble bonne. Les prises de bruitage et de voix et les rajouts de musique sont bien maitrisés mais la prise de voix au-dessus du synthétiseur n’est pas assez claire. Il aurait fallu que la prise directe soit effectuée de manière plus proche avec la source sonore. Le volume sonore a été beaucoup travaillé au mixage et cela se sent : la piste comprend un jeu au niveau stéréo et une intensité sonore bien homogénéisée.

 

Léo Grise est un compositeur et chanteur de musique électronique qui travaille actuellement sur son premier album La Radio de l’Étrange.

La musique contenue dans ce documentaire sonore appartient à ses droits d’auteur et fut autorisée à l’emploi.

Tout droit réservé.

http://leogrise.com/

Mon portrait sonore, premier du nom : l’aventure de Nicolas Maurel

Pour nous préparer à la création de contenu, pour le webdoc. Nous avions pour exercice de faire un portrait sonore.

Pour ma part j’ai choisi Nicolas Maurel, un jeune graphiste indépendant de 23 ans qui parcourt la France en échange de ses compétences graphiques.

Lors du tournage, le point le plus problématique a été la direction de mon sujet. En effet son enthousiasme le dissipait, et souvent il s’écartait de la ligne directrice que je m’étais donné. Il n’est pas évident de diriger quelqu’un. Par chance le contact passait entre nous, l’atmosphère sur le tournage était bonne, nous étions à l’aise vis-à-vis de l’autre. Ce qui est frappant quand on fait un portait sonore, c’est la réflexion autour de la conception. En effet, on ne pense plus en terme de visuel, mais en son. C’est passionnant la façon dont on découvre une nouvelle façon de communiquer. C’était une première expérience pour moi, et elle a eu le mérite d’enrichir mon écriture.

Ma vision des choses a évolué tout du long, j’ai produit un document qui n’est pas parfait, si je devais lui citer un défaut principal, ce serait son paysage sonore. Au moment du tournage, et du montage je n’ai pas eu les bonnes idées, ce n’est qu’a posteriori qu’elles me sont venues. A l’inverse la qualité principale serait sa fluidité et son sujet marquant. En effet j’ai eu de la chance d’avoir eu sous la main une personne de la qualité de Nicolas. La lucidité d’aller au but m’a aussi bien aidé.

J’en garde un bon souvenir mais aussi, une expérience qui me sera utile dans les prochains projets, comme l’audace de recadrer une personne, la technique de prise de son, une certaine sensibilité, pour le paysage sonore…

Le portrait sonore de Juliette : l’imprévisible de l’interview.

J’ai réalisé la semaine dernière le portrait sonore de Juliette, et de sa vision très particulière des médias.

L’expérience fut très intéressante, puisque j’ai pu découvrir plus en profondeur la pensée, l’opinion, de cette connaissance. Mais comme pour tout exercice de réalisation, tout ne s’est pas déroulé comme prévu…
On arrive toujours avec un angle, et, lorsque le micro s’allume, que la personne commence à parler, on se rend compte que tout ce qu’on prévoyait peut disparaître instantanément. L’interviewé est là pour donner son point de vue, en suivant l’angle de son regard sur le monde, et non un regard objectif, que j’attendais maladroitement.
J’ai donc découvert la difficulté de l’interview, combien il est difficile de faire dire les mots justes à une personne… Puis comment savoir tirer un discours exploitable d’une conversation que l’on sort de son contexte.

Malgré ces difficultés, je pense que ce format audio est parfait pour proposer le portrait d’une personne, ou d’un lieu. On s’immerge plus activement, sans que l’image vienne perturbé l’idée que l’on se fait de l’ambiance.

Pour une prochaine réalisation sonore, je pense privilégier des sujets moins difficiles à traiter, ou des angles plus définis, que j’expliciterai à la personne interviewée. Je pense conserver le même modèle pour l’enregistrement du son (à savoir enregistrer la personne dans un lieu calme pour rajouter un son d’illustration durant le montage) pour de futurs projets. Cependant, le manque d’illustration sonore m’a dérangé dans mon projet, en cela il ne me semblait pas abouti.

Bonne écoute !

Maxime, jeune étudiant voué au Print

Plus qu’un simple son, le projet m’a séduit par l’utilisation de ce média. L’expérience d’interview sonore était bénéfique sur la bonne compréhension de l’axe à suivre, comment créer un personnage juste avec du son et au final réussir à bien mener son sujet.

J’ai aimé la sensation que procure ce genre d’exercice, en effet il s’agissait d’un vrai travail d’écriture journalistique avant tout, et le fait de mêler cet aspect avec du son et non en image permet une autre vision et une autre réflexion.
Après quelques problèmes avec mon premier intervenant, je ne suis pas déçu d’avoir choisi Maxime. Son implication et son excitation a aussi était un point positif sur la bonne réalisation, et des réponses claires malgré quelques manques d’exemples concrets.
La rencontre avec un personnage est très importante avant de se lancer dans l’interview, il faut bien savoir le cerner et réussir à accéder à des points plus intéressants de sa personnalité tout en posant les bonnes questions.

J’ai voulu récréer une ambiance de celle d’un designer grattant pour une recherche graphique de logo, ou encore avec l’imprimante en marche (édition d’une affiche par exemple). Mon problème est de peut être avoir voulu faire trop et les sons ambiants sont parfois envahissants.
Pour conclure je pense avoir compris l’exercice demandé et suis ravi de la réalisation de mon projet qui n’était pas gagné d’avance avec ces empêchements de dernières minutes. L’axe d’analyse est très bien construit par la vocation de Maxime pour le Print et ensuite ses convictions et envies professionnelles. Travail très bénéfique sur l’écriture d’un personnage.

Mon portrait sonore : Jean-Paul nous raconte…

Interviewer Jean-Paul fut une expérience tout à fait enrichissante. Apprendre comment un aveugle vit, aborde son existence, est acteur et non spectateur fut captivant. J’ai néanmoins dû prendre le son avec mon portable, faute de matériels  disponibles (5 enregistreurs pour 32 étudiants). Le montage fut une partie de plaisir : re-situer les faits, découper, recoller, construire et trouver une continuité dans les propos est quelque chose qui m’enthousiaste.

Jean-Paul est ouvert d’esprit. Il fut donc facile de parler, de poser des questions tout en étant à l’aise. Ayant préparé mes questions en amont, Jean-Paul, dans le goût de bien faire, apportait toujours plus de détails à ses propos. L’interviewer fut captivant. Je peux maintenant comprendre et imaginer la vie que mène les malvoyants et les aveugles, les besoins qu’ils éprouvent, les moyens auxquels ils ont recours. Par ailleurs, le fait de réaliser un portrait sonore met à l’aise l’interviewé. C’est en effet moins intrusif du fait qu’on ne mette pas de visage sur sa personne et son comportement. Ceci rend ainsi les propos plus sincères.

 

Certains s’attendaient à mieux mais j’avais en tête de réaliser mon portrait sonore tel qu’il est et j’en suis très contente. Il existe cependant certains points faibles : le paysage sonore n’est pas assez riche, il n’y a pas assez de souffle. Cependant, terminer sur l’interprétation de la bande son de Nino Rota du Parrain par l’originale est une idée qui m’a séduite. De par le fait qu’il se peut que certains n’aient pas vu le film, qu’ils comprennent donc qu’ils s’agit non d’une création de Jean-Paul mais bel et bien d’un thème déjà existant ; mais également par le fait de terminer sur une belle note.

Cependant, ce portrait sonore a le point fort de nous relater l’engouement d’un aveugle pour le cinéma, chose peu courante. Il se livre et explique son handicap. Il resterait à améliorer la manière d’angler les questions pour pouvoir exploiter à fond le potentiel. Mais il serait intéressant d’avoir le point de vue d’un aveugle pour un webdoc portant sur la ville dans laquelle il vit et où il reconnait les sons propres à cette dernière.

Debrief d’une nouvelle expérience : le portrait sonore

 

« Je suis Gédéon, Gédéon Sillac. »  Enchantée Gédéon! Je l’étais réellement.

Après quelques jours d’hésitation sur la personne que j’allais interviewer, mon choix s’est définitivement porté sur Gédéon, cet artiste polyvalent et tout à fait décalé. Le principe-même de cette rencontre est ce que j’ai préféré de l’exercice.

Cependant, interviewer un « chercheur » comme lui (vu qu’il se définit comme tel) n’est pas une mince affaire : ce fut un petit peu compliqué de le garder dans mon cheminement prévu de l’interview, car il lui arrivait de partir dans ses pensées en pleine phrase ou de partir sur un tout autre sujet.

J’ai donc décidé de jouer là-dessus, en montant un portrait sonore à l’image de Gédéon : peu structuré.

Le risque reste que les gens ne comprennent pas que ce « portrait brouillon » est fait exprès, pour que les auditeurs voient d’autant plus à qui ils ont à faire.

Inconvénient n°2: la qualité de mon paysage sonore. En effet, j’ai dû enregistrer dans la rue car Gédéon faisait un vernissage dans son atelier, avec de la musique forte et du monde qui parlait. Je suis déçue de cette confusion quand on entend mon paysage sonore: des bruits de voiture et en même temps des bruits de bois. On ne comprend pas où on est réellement.

Cependant, je suis fière de mon travail quant au contenu de mon interview. Je trouve les propos intéressants et j’ai essayé au mieux de laisser paraître la personnalité de Gédéon dans l’interview.

J’ai tout de même un petit pincement au coeur de ne pas avoir pu illustrer ce portrait en montrant cet atelier incroyable, que vous auriez certainement apprécié autant que moi.

Il ne me reste plus qu’à vous donner rendez-vous au 9 rue Burdeau, Lyon 1. La rencontre sera décalée, drôle, intéressante, et l’atelier splendide.

Mon Portrait Sonore, Farid, un gérant de tacos.

Voici mon portrait sonore de Farid, réalisé dans le cadre du cours de  Cécile Paturel. J’ai passé près d’une heure et demi dans les cuisines du Fast-food de Farid, « Le 9ème avenue », où il a partagé avec moi certains de ses secrets, et où il s’est livré tout naturellement au micro. Une belle et utile expérience dans le cadre du projet de Web-Doc !

Mon projet de portrait sonore : Toucher du bois

Pour mon portrait sonore j’ai décidé d’interroger Matthieu, jeune ébéniste de 21 ans. L’ébénisterie peut sembler être un art du passé, avec l’industrialisation et l’automatisation, les meubles sont fabriqués à la chaîne et laissent peu de place à la créativité. Alors pourquoi lorsqu’on a 21 ans vouloir devenir ébéniste ? Quelles sont les ambitions ou les possibilités d’avenir ? C’est pour répondre à ces questions que j’ai décidé de rencontrer Matthieu dans son atelier.