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Les placements de produits sur Youtube

Marshall Macluhan appréhendaisla venu d’internet et la Afficher l'image d'originemondialisation, c’est un intellectuel à la pensée visionnaire. Il a étudié les médias de masse par ses expérimentations théorique. Il considèrent que les médias nous façonnent, nous dictent nos besoins et nos envies de manière explicite comme à la télévision avec les publicités. Cependant il existe des manière
s plus implicite comme le placement de produit caché. Aujourd’hui il est omniprésent. Au cinéma, la radio mais aussi à travers de grands Youtubers comme Norman ou Cyprien.Afficher l'image d'origine

En matière de placement de produit sur Youtube il y a deux écoles. Ceux qui le disent franc jeu et qui indiquent clairement qu’ils ont été payé pour parler de tel ou tel produit. Puis il y a les autres, qui tentent de faire passer un produit à l’écran en le testant et disant que c’est leurs envie et qu’ils ne sont pas rémunérés dessus. C’est sur ce type de placement de produit que la DGCCRF (Direction général de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes ) contrôle de manière strict les Youtuber en leurs demandant de clarifier les choses vis à vis du public.

Tout individu de n’importe quel âge peut regarder les vidéos de Cyprien, le placement de produit ne leurs saute pas au yeux comme à des adultes qui travaillent dans le marketing. C’est dans ce sens que la DGCCRF souhaite imposé aux Youtuber des règles. C’est le moyen choisis par les Sims de pousser les gens à acheter son produit de manière implicite. Il créai l’envie en passant par des Youtuber aussi aimé que Cyprien.

la pub : on la voit tellement, qu’on l’oublie complètement, et pourtant…

Afficher l'image d'origineAh la pub, tellement présente… A l’arrêt de bus comme sur le journal, dans la boîte aux lettres comme dans les réseaux sociaux, la pub présente un « bourrage de crâne » qui génère beaucoup de réflexions humaines, sans forcément que l’humain ne s’en rende compte.

Par quels moyens la publicité rend l’humain inconsciemment « addict » à son objet ?

Barthes est un critique littéraire et sémiologue français qui a beaucoup étudié la publicité, notamment à travers Mythologies. L’article précédent présente le même terme : le langage. Ici, Barthes le présente comme la capacité d’exprimer une pensée et de communiquer au moyen d’un système de signe. Il présente également la sémiologie ainsi que le mythe.

La publicité concentre ces trois idées : elle présente un système de signes qui font passer un message dans son contexte.

Le but de cette publicité est de fixer l’attention d’une cible visée, pour inciter le public viser à adopter le comportement visé. Dans chaque pub, le destinateur choisit, pour son destinataire, quelque chose qui l’attire : par exemple la femme (et oui, la femme est surtout un objet pour la publicité), car pour les hommes, elle est un désir, et pour les femmes, en général, c’est le corps qui est désiré…

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Mais il n’existe pas uniquement la femme, par exemple la pub evian « live young » donne le désir de se sentir jeune, et de plus, la publicité vidéo donne un sentiment de folie, de jeunesse et est assez recherchée.

 

C’est donc en faisant passer un signe, désiré par le destinataire, que celui-ci retient inconsciemment l’objet de la publicité.

 

 

Capter l’attention par l’image

Une des bases des différentes stratégies de communication est d’identifier ces trois éléments importants : la cible, le message délivré et sous quel support il sera transmis. L’étude du schéma de Roman Jakobson en communication permet de comprendre les différentes fonctions du langage permettant son application afin de réaliser une étude de marché pertinente. Il définit donc plusieurs fonctions :

  • la fonction poétique, elle délivre le message
  • la fonction expressive, elle est donnée au récepteur par l’émetteur, elle informe ce dernier sur ses opinions
  • la fonction conative, elle est utilisée par l’émetteur sur le récepteur, elle influence ce dernier
  • la fonction référentielle, elle s’occupe de ramener l’information dans son contexte
  • la fonction phatique, elle doit maintenir le contact entre émetteur et récepteur
  • la fonction méta-linguistique, elle permet de s’assurer que le message a bien été compris et qu’il est décodé.

Dans la publicité et la presse les différentes fonctions du langage ont une application directe. Par le biais d’une affiche par exemple le publiciste doit attirer l’attention du public par la fonction phatique puis convaincre ou informer par la fonction conative, il peut y remédier en utilisant la fonction référentielle qui utilisera des faits concrets ou la fonction expressive touchant la sphère de l’affect. Enfin le but étant le passage à l’action de la cible, il sera réalisé grâce à la fonction référentielle et conative.

Pour illustrer ces propos nous pouvons étudier une affiche utilisée pour la campagne de recrutement par l’armée de terre.

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Ici le but est de faire naitre une vocation ou de développer l’appel que peuvent ressentir des personnes face à la défense du territoire. La fonction référentielle rappelle le contexte de guerre, on voit des militaires en position de combat avec un hélicoptère en arrière plan. La deuxième partie de l’image pose seulement un texte écrit en blanc sur un fond au motif de camouflage. L’émetteur tente d’influencer le destinataire et de l’inclure dans son propos par l’utilisation de la première personne, cette affiche utilise aussi une part de l’affect en prônant des valeurs telles que le service pour les autres et la volonté de vaincre le mal. A travers ces images se transpose la symbolique du héros, laissant deviner la fonction expressive. Les jugements exprimés par ce texte traduisent la fonction qui est centrée sur l’émetteur. On retrouve donc ici facilement des fonctions conatives et expressives.

Les bienfaits de la publicité mensongère

Les applications de la rhétorique de l’image selon Barthes sont aujourd’hui nombreuses dans la publicité. Il différencie trois catégories de messages, le premier est le message dit linguistique, il s’agit du langage verbal, il peut être écrit ou oral. Il doit cependant répondre à une concision et des normes communes, son rôle étant purement descriptif. Le message dénoté quand à lui est le message littéral sans connotations, il est cependant rarement retrouvé dans la réalité, sa définition est donc purement théorique. Enfin le message connoté est le message qui renvoie à une symbolique, c’est l’ensemble des éléments de sens qui peuvent se rajouter au message littéral. C’est donc le système de signe qui va aider à interpréter l’image, le message nous renvoie donc l’image qu’on veut bien nous faire croire.

actimelDans des cas concrets comme la publicité il n’est pas rare de vendre la symbolique du produit avant le produit tel quel. On peut prendre par exemple des produits qui auraient des vertus soit disant amincissantes. On vent dès lors au consommateur l’image d’une personne complètement épanouie et s’acceptant avec un corps parfait. La publicité abuse donc du message connoté, puisque ce n’est plus le produit qui est décrit mais sa représentation, cependant  la frontière reste encore subtile. En revanche nous pouvons citer un cas moins nébuleux comme l’ancienne pub Actimel du groupe DANONE qui revendiquait des bienfaits prouvées par des études fictives, l’utilisation du message était frauduleuse afin de satisfaire le message connoté qui répondait à « la santé pour tous par l’alimentation », le but étant de vendre et faire des profits.
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Dans l’industrie agro-alimentaire et pharmaceutique ce qui se dit bon pour la santé joue une part très grande du marché. En restant relativement évasif sur le message linguistique les publicistes font l’apologie de leur produit souvent néfaste pour la santé, dans Cholestérol, mensonges et propagande du Dr Michel de Lorgeril, les statines sont dénoncées comme la plus grande machine à sous et escroquerie des groupes pharmaceutiques, le cholestérol y est traité comme une vraie chasse aux sorcières, permettant d’augmenter considérablement les bénéfices des entreprises en baissant son taux malgré ses méfaits sur la santé.

L’homme unidimensionnel / Faux besoins

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Herbert Marcuse, né en 1898 et mort en 1979, est un philosophe, sociologue marxiste, américain d’origine allemande, membre principal de l’École de Francfort. L’homme unidimensionnel, rédigé en 1967 en France est son deuxième grand ouvrage, Il nous montre comment la société contemporaine démocratique empêche tout changement social en contrôlant les besoins des individus.

Herbert Marcus explique que  notre société actuelle est un énorme piège, elle cherche à avoir la main sur nous, à nous abrutir. « Les faux besoins vont faire naitre de l’agressivité chez les gens ». On nous empâte dans un certain confort (avoir notre petite maison, voiture…). Il faut consommer pour faire marcher la machine économique, la publicité va pousser les consommateurs à acheter des objets dont ils n’ont pas besoin (la mode).

Le contrôle de ces mêmes besoins ont pour conséquence la disparition de la frontière vie privée / vie publique (seul le consommateur demeure). C’est cette unique condition que Marcuse nomme “unidimensionnelle“.