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poussé à la consommation

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Depuis quelque temps, un nouveau spot publicitaire audio est apparu sur les ondes. Ce spot publicitaire a été créé pour un fabriquant de cuisine, notamment une nouvelle gamme dans laquelle l’électroménager consomme moins et les matériaux utilisés sont recycler.

Dans ce spot audio, nous entendons un homme dire à une femme qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent pour changer un élément de leur cuisine actuelle. Le personnage féminin répond que cela n’est pas un problème puisque avec la nouvelle gamme de ce fabriquant de cuisine, l’électroménager consomme moins et donc qu’ils peuvent changer leur cuisine en entier.nouvelle-publicite-tv-cuisines-ixina

Nous pouvons relier cet exemple avec Herbert MARCUSE, notamment avec son concept de faux besoin. Les faux besoins sont des besoins qui permettent de faire marcher la machine économique. Ils reposent sur le système publicitaire de tout type qui pousse les consommateurs à acheter un bien ou service, dans notre exemple une cuisine, bien, qu’ils n’ont pas besoin en réalité. Les faux besoins sont rendu nécessaires par la société capitaliste, poussant à travailler toujours plus, à travailler au-delà de ce qui nous serait nécessaire pour vivre.

Dans notre exemple, les consommateurs n’ont pas besoin d’une cuisine entière et n’ont pas beaucoup de moyen mais pourtant le spot publicitaire explique, vante qu’ils doivent changer de cuisine. La nouvelle cuisine leurs permettra de faire des économies à l’avenir en terme de consommation électrique par exemple. Peut-être que l’électroménager de la cuisine permettra de faire des économies aux consommateurs sur le long terme, peut être qu’au moment où ils commenceront à en faire  il faudra changer de nouveau l’électroménager, mais pour le moment le consommateur va dépenser plus en renouvelant sa cuisine entièrement sans le besoin qu’il avait au départ. Cet exemple permet donc d’illustrer le concept de faux besoins développé par Herbert MARCUSE.

Manipulation publicitaire

Herbert Marcuse est un homme qui va axer sa réflexion sur la société contemporaine, sur la société de masse et la culture de masse. 

Il nous dit que la société occidental contemporaine empêche de manière volontaire tout changement social à l’échelle collective et individuelle (cf L’homme Unidimensionnel). Pour lui cette société va assimiler en elle-même toutes les forces contraires ; elle va donner l’illusion d’une liberté de pensée, d’action mais en fait fait taire la critique. 

Il part du principe que la société crée de faux besoin en uniformisant et en standardisant les pensées et les modes de vie véhiculés par la culture de masse. Ces faux besoin sont des besoins qui font marcher la machine économique (donc capitaliste), dont la pub en premier lieu va pousser les consommateurs à acheter des objets dont ils n’ont pas besoin.99-francs-3621032

L’art de la publicité l’a bien compris. Quand on parle de manipulation et de publicité en même temps, le livre 99 francs de F. Beigbeder me vient automatiquement à l’esprit. Ce livre dénonce totalement ce monde, il est cru, parfois violent dans ses propos mais il nous illustre cette société qui nous connait, qui nous manipule, comment nous allons nous faire tomber dans le panneau ? comment nous allons consommer ?

Le livre, adapté en 2007 est un gros impact également sur notre société. Après les mots qui nous confrontent à la réalité, nous sommes face à des images qui peuvent avoir plus de répercussions.

Ces deux oeuvres nous expliquent en fait l’art de nous manipuler, l’art de nous faire consommer, l’art de tout photoshoper, l’art de nous donner envie, de nous faire jalouser pour quelque chose que nous n’avons pas, que nous pouvons avoir, mais dans le but d’un idéal que nous n’atteindrons jamais.

La télévision un média sali

Pierre Bourdieu est une figure majeure française dans la sociologie. Son oeuvre sociologique s’intéresse particulièrement à la hiérarchie sociale et ses effets sur les individus. Pour maintenir une hiérarchie en place les médias sont l’outil idéal. Bourdieu critique notamment la télévision et par ce biais l’information qu’on nous véhicule.

Le média en lui même n’est pas un problème (au contraire utilisé à bonne escient il serait d’une grande richesse) mais c’est l’utilisation qu’on en fait qui l’est. Encore une fois la valorisation économique et  la logique capitaliste on tout sali sur leur passage.

Je vais prendre l’exemple des publicités pour illustrer la dégradation de ce média.

A  t-on vraiment besoin de la publicité ? Vous allez remarquer que tous ce qu’on nous expose à la télévision sont des produits ou  des objets superficiels. Par l’utilisation (très prononcée) de la publicité la télévision nous suggère tous ce que nous devons acheter pour vivre bien et être digne de cette société (par exemple acheter un beau 4×4, mais attention pour ça il faut se crever au travail !). Ainsi elle façonne notre mode de vie tout entier. On observe encore cette intention d’uniformiser la masse.

Malheureusement les chaines françaises qui tentent de limiter le temps de pub se comptent sur les doigt de la main. On peut citer Arte qui à vue le bon coté dans ce média devenu « poubelle ».

 

 

La publicité s’empare de notre culture !

Membre de l’école de Francfort, Herbert Marcuse est un philosophe et sociologue marxiste qui écrit un ouvrage majeur sur la société contemporaine L’Homme unidimensionnel publié en 1964.

Il aborde notamment de ce qu’il appelle la stérilisation de la culture par la société à travers les médias de masse, en particulier la publicité.

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Vous avez vraiment besoin de ça ?

Attendez…  Vous êtes un homme et vous ne vous brossez pas les dents avec le nouveau Signal White Now Men?  En 2014, la marque a sortie sa gamme de dentifrice men. Il paraît pourtant normal d’utiliser ce produit, s’il existe il y a bien une raison.

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Herbert Marcuse est un philosophe allemand du XX° siècle. Il est considéré comme un des piliers de l’école de Francfort (à l’origine de la théorie critique des médias). Ses deux ouvrages de renom sont : Heros et civilisation (1964) et  L’homme unidimensionnel (1955). Marcuse y critique  radicalement la société contemporaine. Il considère la société comme totalitaire et restrictive alors qu’elle se dit démocratique. Elle fait taire la critique et ne laisse pas vivre ceux qui ne s’adaptent pas à elle. Marcuse souligne trois phénomènes de cette société : la société impose la maîtrise des besoins, l’uniformisation de la société en une grande classe moyenne et pour finir la stérilisation de la culture. 

Le point sur lequel je vais m’attarder est la maîtrise des besoins. En effet, Marcuse explique que la société créé et standardise des besoins qui ne sont pas vitaux. Ces fausses envies nous poussent à acheter plus que le strict nécessaire pour avoir une qualité de vie dans la norme et par conséquent à travailler encore plus pour pouvoir se le payer. Cela alimente la machine économique qui par conséquent recommence. Lorsque les besoins primaires (manger, boire, dormir…) sont satisfaits, il nous paraît important de continuer à acheter des choses qui ne nous sont pourtant pas nécessaires. Le fait d’avoir un confort de vie est bien sûr important mais les marques vont maintenant trouver des alternatives inutiles pour nous faire payer plus cher un produit qui vous correspond soit disant plus ( c’est vrai que les dentifrices basiques ne conviennent pas aux belles dents des vrais hommes).

Un article qui regroupe des produits destinés aux hommes, ils ont tout compris !

Mr. Marketing se croit tout permis !

Comment créer une relation entre le consommateur et le vendeur afin d’optimiser les ventes à long-terme ?

C’est la question que se pose Mr. Capitalisme, qui souhaiterait augmenter ses apports et ses rendements.

Petites explications autour des démarches de diffusion marketing :

De manière populaire, la culture des entreprises, c’est-à-dire leurs démarches et productions, se répand communément dans la foule grâce au marketing physique (les magasins, les prospectus, les cartes de fidélité, etc.…), c’est une pratique avérée ancestrale que l’on voit tous les jours.

Sur internet, en revanche le marketing est immatériel et se propage par le biais de fichiers informatiques (photos, vidéos, texte). La publicité passe par les réseaux-sociaux (Facebook, etc…), par les sites internet informatifs (Konbini, Le Monde, etc…), par les plateformes de contenu vidéo (YouTube, Viméo, etc…), et enfin par les sites officiels sur les boutiques en ligne. Toutes ces communications étant potentialisées grâce aux systèmes de sauvegarde de données d’internet qui permettent de mieux cibler les produits en fonction des consommateurs référencés.

Mais pour nouer une relation producteur-consommateur, il est nécessaire d’obtenir un contact individualisé à long terme, comme dans les relations humaines. Les mails répondent à cette attente et constituent un moyen de marketing qui illustre parfaitement la notion de culture de masse.

La masse correspond à un ensemble d’individualité qui ne partage pas les mêmes préférences. C’est un agglomérat global d’individus potentiellement consommateurs considérés en dehors de leur appartenance professionnelle ou sociale. Dans l’idée du marketing, la culture de masse va chercher à obtenir le plaisir du public pour attirer à la consommation tout en prenant en considération son hétérogénéité.

Les mails permettent d’envoyer à une masse d’individus des informations individualisées selon des algorithmes travaillés pour que la communication ait un impact sur la vie privé du consommateur. On appelle cela le Marketing de Permission, c’est-à-dire que le consommateur et le producteur vont se lier dans une relation purement commerciale qui profite aux deux parties.

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Cette relation est artificielle car les mails envoyés par l’entreprise sont issus d’algorithmes mathématiques. Seulement le contenu de ces mails tend à montrer une certaine part d’humanité afin de saisir l’attention du consommateur. Les formules de politesse utilisées permettent de faire comme si une réelle interaction avait lieu et il arrive même parfois que des inexpérimentés d’internet répondent à ces mails pourtant diffusés en masse !

Cela reflète l’intérêt de la culture de masse, à opposer avec la culture populaire.

Seth Godin est un entrepreneur américain né en 1960 qui a travaillé de manière théorique sur le marketing et qui a notamment popularisé cette notion de marketing par permission.

 

“Before a marketer can build trust, it must breed familiarity. But there’s no familiarity without awareness. And awareness—the science of letting people know you exist and getting them to understand your message—can’t happen effectively in today’s environment without advertising.” 
― Seth Godin.

 

Sources et références :

Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marketing_par_courriel

Godin, S. (1999). Permission Marketing: turning Strangers into Friends and Friends into Customers. 

société du spectacle, bonheur inassouvi

Nous faire espérer atteindre l’inatteignable, tel est le crédo du monde de la pub. L’Homme subit sa course folle à la consommation.
Mais la question que Debord ne se pose pas, c’est que le bonheur réside peut être dans l’attente que le consommateur s’inflige avant d’acquérir son produit.

Guy Debord est un écrivain, essayiste, cinéaste et poète français. Il conceptualisa la notion sociopolitique de « spectacle » dans « la société du spectacle » (1967)

D’après lui, les médias tendent à uniformiser la manière de penser des individus afin de former une masse normo-pensante. Les médias s’adressent à la masse tout en persuadant le consommateur de son individualisme. En menant les individus à penser de la même manière que les autres individus au sein d’une même société, celle-ci acquiert le pouvoir de manipuler la masse. Les individus une fois pris au piège souhaitent se démarquer les uns des autres.

La publicité, conduisant à la consommation, peut être considérée comme la finalité de la société du spectacle. L’Homme se retrouve dépendant de la mode, et de manière intrinsèque, à la nouveauté.
Sa condition de vie étant impactée et influencée par l’individualisme auquel tend à atteindre la masse.

Quelques exemples aberrants poussant à la consommation :

Apple rend ses anciens produits obsolètes au gré des mises à jour. Mises à jour stipulant une amélioration de la fluidité des anciens modèles.
Tandis que du côté d’Activision, des jeux comme destiny sont vendus en kit (incomplets). Mais le vice ne s’arrête pas là, les extensions payantes viennent paralyser le jeu tel qu’il fut vendu à sa sortie au point qu’il soit obligatoire de passer à la caisse si l’on veut pouvoir continuer à jouer au jeu payé au prix fort (70 euros).

On veut que ça brille

Dans une société où tout se vend et tout s’achète, l’objectif est de réussir à vendre. Le problème ? Le pouvoir d’achat. Beaucoup d’individus ont un faible pouvoir d’achat et se préoccupent d’abord des produits de première nécessité avant de dépenser dans des activités ou des produits secondaires. Les publicitaires l’ont bien compris. C’est pour cela que nous retrouvons des publicités dans lesquelles, par exemple, manger un yaourt nature sans sucre est une chose fantastique. Pas besoin de sucre, le yaourt se suffit à lui-même.

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Beauté réelle et imaginaire

« L’hyperréalité » est, d’après Baudrillard, la façon dont la conscience perd toute notion de réel ou d’imaginaire. À cause de cela, elle s’engage dans l’imaginaire sans forcément avoir de recul sur ce qu’elle fait. C’est à ce moment là qu’elle s’inscrit dans l’hyperréel.

L’hyperréel est un fait une amélioration de la réalité opérée par la société de masse sur la population. L’exemple de la publicité est la plus flagrante. En effet, les images qu’elle emploi ne sont que des prototype de ce que la société veut que l’on soit.

Par exemple, les images présentes dans les publicités sont pratiquement toutes retouchées par photoshop. Les plus flagrantes sont celles reprenant le culte de la femme. Celles-ci montrent un portrait type de la femme séduisante de notre époque. Elle projette l’image d’une femme « parfaite » (selon les critères de la société), ce qui influence la pensée de la population. 

Voyant ces publicités au quotidien, le peuple se fie à ces images et ne fait pas la distinction entre la réelle beauté d’une femme qui n’est pas conditionnée par des critères, et la beauté que nous renvoie les médias de masse.

Publicité, perpétuelle innovation du médium

Les publicités sont parfois décevantes, parfois percutantes, parfois marquantes. Et c’est lorsqu’une publicité marque sa cible qu’elle est considérée comme réussie. Afin de marquer les esprits, il faut avant tout que celle-ci se démarque de la concurrence. Sachant que nous sommes exposés à près de 2000 publicités chaque jour cette tâche est très fastidieuse, car trouver de nouvelles idées devient chaque jour un peu plus compliqué. C’est pourquoi la réclame use de stratagèmes toujours plus recherchés.
Herbert Marshall McLuhan considérait le medium comme plus important que le message. Ou du moins, que le message avait la même importance que le médium employé et que ceux-ci se complétaient afin de former un message unique. Le sens d’une publicité est dépendant de son médium. Le message et le médium se complètent et influent l’un sur l’autre afin de former un message unique.
Les communicants ont su tirer profit de cet avantage (le médium) afin de produire des campagnes publicitaires originales. En voici quelques-unes :

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