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La musique que vous écoutez n’est pas originale

J’ose imaginer que vous avez, vous, lecteur, un quelconque moyen d’écouter de la musique, les exemples sont multiples : tourne-disque vinyl, radio, CD audio, MP3, ordinateur, smartphone, …
Les morceaux que vous écoutez, vous les connaissez par coeur, vous vous les êtes appropriés, pour vous, vous écoutez ces musiques tels quelles ont été crées, originellement. Et bien laissez moi vous dire que vous vous trompez. En effet, ce ne sont que des reproduction de ces dernières, sous la forme d’un enregistrement, ce qui, laissez moi vous le rappeler, n’est apparu qu’avec l’ère moderne et les premiers enregistrements sonores datent de la deuxième moitié du XIXème siècle.

Ainsi, nous nous retrouvons face à des reproductions de ces oeuvres, car nous n’allons pas voir le concert original, et cela rejoint la pensée de Walter Benjamin, penseur allemand du XXème siècle. Pour lui la possibilité de reproduire une oeuvre conduit à des copies qui n’ont ni l’aura ni la portée des originaux. Ainsi, toujours dans le domaine de la musique, nous pouvons prendre l’exemple des reprises et autres covers et peut être exposé un cas ou la reproduction d’une oeuvre permet d’apporter quelque chose de plus à cette dernière…

Collection de disques d'or d'un studio d'enregistrement.
Collection de disques d’or d’un studio d’enregistrement.

The Man Who Sold the World (Nirvana), Hallelujah (Jeff Buckley), Feeling Good (Muse), Somewhere Over the Rainbow (Iz), All by Myself (Céline Dion), I Will Always Love You (Whitney Houston), Can’t Take my Eyes Off You (Gloria Gaylor), Knocking on Heaven’s Door (Guns’n Roses), la liste est encore longue de morceau dont tout le monde pense connaitre le créateur, mais n’en connaissent en réalité qu’un interprète. En effet, ces morceaux ont été composés respectivement par David Bowie, Leonard Cohen, Nina Simone, Judy Garland, Eric Carmen, Dolly Parton, Franki Valli et enfin Bob Dylan.

En effet tous ces morceaux ne sont que des reprises, devenues plus connues que les originales, la question de l’aura de l’oeuvre se pose alors, est-il possible que ces oeuvres apportent quelque chose de plus que les originales, ou tout du moins quelque chose de différent ?