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Le cinéma, une déperdition de l’aura

« L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique » est un essai de Walter Benjamin rédigé en 1935 et sera publié plus tard en 1955. Dans cet ouvrage, l’auteur développera sa thèse sur le déperdition de l’aura qu’il définit comme : « l’unique apparition d’un lointain, quelle que soit sa proximité », une oeuvre inscrite dans l’histoire et à un lieu.

La reproductibilité technique a pour conséquence la perte de l’aura, parce que la copie acquiert une autonomie vis-à-vis de l’original par le fait que l’œuvre est placée dans de nouveaux contextes, qu’il devient possible de changer de point de vue, d’opérer des grossissements. En plus la copie va vers l’observateur, devient accessible dans des situations nouvelles et est sortie de tout contexte historique et spatial. Ainsi l’œuvre devient un objet commercial.

Benjamin s’intéresse à la façon dont le spectateur perçoit l’image cinématographique : pour lui, le spectateur est comme hypnotisé face à cette image qui lui offre une représentation du réel. En même temps cette image lui permet d’acquérir une nouvelle façon de percevoir le monde, un espace auquel l’homme n’avait pas conscience d’appartenir.

L’age d’or d’hollywood avec les films d’Hitchcock permettent de distingué cet effet d’aura reproduit au sein même du film. En effet, la dénonciation est produite grâce à la mise en abîme comme par exemple dans le film « fenêtre sur cour » . Dans le film, l’acteur est spectateur, comme au cinéma, de ce qui se passe dans le cadre de sa fenêtre. Hitchcock montre alors un cinéma dans son cinéma et par là montre la représentation du réel, caractéristique de l’âge d’or d’holywood où les film ne sont filmé qu’en studio, une reproduction du réel. Nous pouvons aussi faire une parallèle avec « The Truman Show » , réalisé par Peter Weir en 1998 qui montre de façon plus flagrante l’image du réel créé dans un studio.