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La sociopolitique de spectacle

Guy Debord est un homme qui aime à toucher à toutes les formes de l’art, quelles soient d’ordre littéraire, cinématographique etc…

Il est à l’origine du mouvement du situationnisme qui succède au dadaisme, au surréalisme ou même le lettrisme. Ce mouvement tente d’en finir avec le malheur que les époques précédentes ont subits et ainsi mène à une révolution politique, sociale etc.

Debord est alors le premier à mettre en place une définiton pour la notion de « sociopolitique de spectacle ».

D’après ce qu’il nous dit, à notre époque tout ce qui touche à la communication de masse ou à la culture de masse ont une emprise forte sur notre société, les commerçants, les industries façonnent notre pensée pour que nous pensions tous à l’identique.

« Le concept de spectacle se réfère à un mode de reproduction de la société fondé sur la reproduction des marchandises, toujours plus nombreuses et toujours plus semblables dans leur variété. »

C’est ainsi que nous avons une autre approche du mot de spectacle. N’a-t-on jamais voulu acheter quelque chose parce que l’objet était nouveau ? C’est ainsi que la société nous modèle, c’est ainsi qu’elle nous donne l’impression d’exister à travers nos envies, de nous montrer de part notre capacité à consommer ; ce qui est en fait une mauvaise chose ; il faut savoir prendre notre vie en main et ne pas succomber à ces tentations qui découlent de la manipulation.

 

Sources :  https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Soci%C3%A9t%C3%A9_du_spectacle_(livre)

« Ceci n’est pas une pipe »

L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique est un des textes majeurs de l’histoire de l’art, souvent utilisé comme référence. Dans son ouvrage, Walter Benjamin effectue sa réflexion autour de trois axes, dont la reproduction technique et ses conséquences sur l’art.

Ce qui se dégage de la réflexion de Benjamin, c’est que le développement des techniques de reproduction a modifié la perception du spectateur, qui paradoxalement a l’impression que l’art lui est plus accessible (il peut avoir accès à des images en permanence), alors qu’en même temps ces images lui révèlent leur absence. De plus, l’apparition de la photographie et du cinéma ont permis de révéler le sens politique et social de l’art, jusqu’alors négligé au profit d’une valeur cultuelle : c’est l’essor de l’exposition comme lien social et pouvoir politique.

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La Joconde, un bien culturel?

Walter Benjamin nait en 1982 à Berlin. Il est l’un des grands penseurs européens du XXIème siècle, spécialiste d’auteurs littéraires mais aussi grand connaisseur de la culture française. Il est l’un des premiers auteur à penser ce qu’est la modernité mais aussi les principes fondamentaux et les caractéristiques culturelles de notre société industrialisée.

Dans ses oeuvres, Benjamin cherche à questionner et à faire avancer la notion de l’oeuvre d’art et donc de création pour nous faire prendre conscience que dès les années 30, la notion d’oeuvre d’art à muté pour aller vers celle de « bien culturel ».

Il explique que ce qui caractérise l’oeuvre d’art est « l’authenticité », c’est à dire sont statut original d’oeuvre d’art. C’est à la fois un objet physique unique situé en un lieu (« hic ») et un temps (« nunc »), mais également un objet inscrit dans une culture spécifique reconnue et entretenue par cette dernière.

Du coup, la reproduction d’oeuvres d’art et donc ses conditions techniques  vont dévaluer son aura et « détacher l’objet reproduit du domaine de la tradition ».

Illustrons cela avec un exemple: La Joconde de Leonard de Vinci. Cette oeuvre est unique, elle n’est disponible qu’au Louvre à Paris et nulle part d’autre. De ce fait, l’aura de l’oeuvre reste alors intact et inscrit dans son époque. 

Malheureusement, la société d’aujourd’hui est devenue tellement consommatrice que cette oeuvre est reproduite pour être vendue à des milliers de personnes qui souhaitent pouvoir l’avoir chez eux. Le système de reproduction a alors détruit la notion d’aura et l’oeuvre d’art devient un objet de masse culture. Elle devient un bien culturel que toute personne peut avoir chez elle.

Cela nous amène à nous demander s’il reste des oeuvre d’art unique, et non reproduite? La culture de masse à-t-elle tout « détruit » sur son passage?

La musique que vous écoutez n’est pas originale

J’ose imaginer que vous avez, vous, lecteur, un quelconque moyen d’écouter de la musique, les exemples sont multiples : tourne-disque vinyl, radio, CD audio, MP3, ordinateur, smartphone, …
Les morceaux que vous écoutez, vous les connaissez par coeur, vous vous les êtes appropriés, pour vous, vous écoutez ces musiques tels quelles ont été crées, originellement. Et bien laissez moi vous dire que vous vous trompez. En effet, ce ne sont que des reproduction de ces dernières, sous la forme d’un enregistrement, ce qui, laissez moi vous le rappeler, n’est apparu qu’avec l’ère moderne et les premiers enregistrements sonores datent de la deuxième moitié du XIXème siècle.

Ainsi, nous nous retrouvons face à des reproductions de ces oeuvres, car nous n’allons pas voir le concert original, et cela rejoint la pensée de Walter Benjamin, penseur allemand du XXème siècle. Pour lui la possibilité de reproduire une oeuvre conduit à des copies qui n’ont ni l’aura ni la portée des originaux. Ainsi, toujours dans le domaine de la musique, nous pouvons prendre l’exemple des reprises et autres covers et peut être exposé un cas ou la reproduction d’une oeuvre permet d’apporter quelque chose de plus à cette dernière…

Collection de disques d'or d'un studio d'enregistrement.
Collection de disques d’or d’un studio d’enregistrement.

The Man Who Sold the World (Nirvana), Hallelujah (Jeff Buckley), Feeling Good (Muse), Somewhere Over the Rainbow (Iz), All by Myself (Céline Dion), I Will Always Love You (Whitney Houston), Can’t Take my Eyes Off You (Gloria Gaylor), Knocking on Heaven’s Door (Guns’n Roses), la liste est encore longue de morceau dont tout le monde pense connaitre le créateur, mais n’en connaissent en réalité qu’un interprète. En effet, ces morceaux ont été composés respectivement par David Bowie, Leonard Cohen, Nina Simone, Judy Garland, Eric Carmen, Dolly Parton, Franki Valli et enfin Bob Dylan.

En effet tous ces morceaux ne sont que des reprises, devenues plus connues que les originales, la question de l’aura de l’oeuvre se pose alors, est-il possible que ces oeuvres apportent quelque chose de plus que les originales, ou tout du moins quelque chose de différent ?

ArtMessage

Dans le cadre du cours de Création Graphique, il nous était demandé de reproduire une image. Les quelques contraintes consistaient à utiliser un fond fleuri pour une reproduction des plus fidèles, et ce en deux heures.

Réalisé sur Illustrator, j’ai d’abord utilisé la courbe de Bézier afin de dessiner les contours de la bombe et des lettres ; avant d’importer le fond fleuri sélectionné sur Internet, et de créer un masque d’écrêtage afin que l’image s’intègrent seulement aux formes.

api                 Capture d’écran 2015-12-14 à 17.12.30

        Modèle à reproduire.                             Résultat des deux heures.

 

Production et reproduction – Althusser

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La production s’offre sur toute l’humanité, dans chaque pays. Elle est différente suivant les cultures et les états, mais il n’y a pas de production possible sans que soit assuré la reproduction des moyens de production.

Marx reprend l’idéologie de la production et de sa reproduction (présentée dans le livre II de Capital) .  Il faut remplacé ce qui s’épuise dans la production : la matière première, les immobilisations qui permettent la production (bâtiments, outils de production comme les machines).  Il faut également prévoir la reproduction des forces productives. Celle-ci se présente par la motivation de cette force productive dont la principale est : le salaire (qui est la récompense du savoir-faire)

Quelle est la place d’Althusser dans la production ?

Tout d’abord, présentons Althusser : C’est un penseur lié au structuralisme, engagé dans la pensée communiste. Il fut notamment influencé par Marx et Lénine.

Dans son oeuvre sur les idéologies et appareils idéologiques d’état, il approfondit la notion de l’assurance de la production (surtout dans une entreprise) et fonde l’idéologie présente dans le système capitaliste.

En réalité, Althusser critique ce système capitaliste. En s’appuyant sur Marx, il dénonce la thèse de la lutte des classes qui opposent le prolétariat à la bourgeoisie.