Archives pour l'étiquette Saussure

Tais-toi! Je parle

Ferdinand de Saussure est un linguiste suisse de la fin du XIXème siècle, de part ses travaux il est reconnu comme étant le fondateur de la linguistique moderne et de la sémiologie.

Il définie distinctement les termes : langage, langue et parole.

Le langage est selon Saussure, est la capacité de s’exprimer grâce aux moyens des signes (quelqu’ils soient), la langue est un ensemble de signes auquel une société s’identifie, qu’elle utilise pour communiquer. La parole est quant à elle l’utilisation concrète des signes linguistiques dans un contexte précis.

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Par exemple, les odeurs, chaque jours des odeurs nouvelles ou quotidiennes viennent effleurer nos narines. La majeures parties des espèces y compris les hommes en échangent grâces à des signaux chimiques. Par ailleurs, dans la nature, dans le monde vivant la communication chimique est le mode de communication le plus récurrent. Le langage chimique est présent dans l’alimentation, la reproduction, la défense, etc. Ce sont des interactions entre des organismes et leur environnement.

La langue, est caractériser par des signes propres à une société, ceux-ci peuvent être vocaux, graphiques ou gestuels et permettent la communication entre les membres de cette même société. Chez les fourmis, cet insecte vivant en société hiérarchisée de manière naturelle, celles-ci communique via des communications sonores grâce à un mince grattoir transversal situé sous le thorax propageant des ondes sonores à travers le sol, leur permettant ainsi de communiquer. Une communication tactile faisant donc référence à une langue gestuel, cellex-ci sont en mesures de se connecter grâce à leurs antennes pour échanger de manière directe l’information qu’elle souhaite faire parvenir. hqdefault

La parole quant à elle est un langage humain permettant de nous communiquer nos pensées, de nous exprimer, elle est singulière et s’adresse directement à un interlocuteur qui parfois peut-être soi même. Elle est directe.

Le motion design ou l’art de simplifier la compréhension

Aujourd’hui encore pour de nombreuses personnes le digital provoque un sentiment anxiogène. Selon Axelle Lemaire durant l’intervention aux Assises nationales de la médiation numérique à Caen le 30 septembre dernier, il n’existe « Pas de numérique sans accompagnement », seulement à l’heure de cette nouvelle ère, le numérique se veut le plus limpide possible. Les photos, illustrations et les schémas ne sont pas simplement des artifices pour embellir des supports de communication, le visuel a bien son propre langage, il permet de compléter voir de remplacer les mots. Les stratégies de communication actuelles reposent donc sur des principes énoncés par Ferdinand de Saussure un éminent linguiste qui étudia la sémiologie où l’art de décrypter la vie des signes au sein de la vie sociale.

Le motion design est un outil de communication consistant à animer des éléments graphiques, il existe cependant différentes stratégies et différents signes d’approches pour le mettre en œuvre. Afin d’avoir une réponse pertinente à la demande, le style graphique devra s’orienter vers un style en adéquation avec le contexte et le public visé. Il pourra prendre un genre iconographique pour une apparence neutre, infographique pour une approche plus factuelle comme des chiffres et des statistiques, ils servent à informer la cible. Les pictogrammes quand à eux ont un style universel, ils sont utiles pour expliquer quelque chose enfin les illustrations animées sont davantage dédiées pour raconter une histoire, traitant l’ordre de l’affect et usant des techniques du storytelling, elles sont utiles pour décrire quelque chose.

Cette «communication par le social » sait s’adapter à son public, le problème de communication d’information se transforme en problème de linguistique puis en problème de sémiologie. Afin de se faire comprendre l’émetteur devra utiliser des signes adaptés à son auditoire. Par cette approche créative le numérique se veut plus ludique, les formes des visuels sont simples et les couleurs attractives captivant l’œil du destinataire.

La langue dicte-t-elle le type d’humour d’un individu ?

Il est admis qu’il existe aujourd’hui entre 3000 et 7000 langues différentes. Cet écart s’explique par la difficulté qu’il y a à définir des frontières précises entre les langues, notamment au niveau des nombreux dialectes présents en ce monde.

Chacune de ces langues influent, selon moi, sur la façon de penser, étant donné que la façon de s’exprimer est différente d’une langue à l’autre. La question est maintenant de savoir qui de la langue ou de la culture (façon de pensée) est à l’origine de l’autre.

Ferdinand de Saussure, linguiste Russe, est reconnu comme étant le fondateur de la linguistique moderne sur des bases sémiologiques (étude de la langue et des signes).

Le but ultime de Saussure est de proposer une théorie cohérente du langage. Celle-ci doit être à même de saisir son objet avec la plus grande rigueur, et netteté, tout en distinguant phénomène linguistique et phénomène connexe. Cela amène Saussure à distinguer le langage des langues. C’est cette interaction entre les langues naturelles que je souhaite aborder, le langage en découlant pouvant être interprété de manière différente.calvin-langage2

Après deux années passées à étudier en Belgique en région flamande, je suis frappé par la difficulté, voir l’impossibilité, de m’exprimer de la même manière qu’en français. La traduction littérale d’une phrase d’une langue à l’autre induit une compréhension différente voir altérée par l’interlocuteur.

Les jeux de mots en français font souvent usage des syllabes, bien définie étant de racines latines voir grecques. Les langues germaniques, en revanche, sont moins propices aux jeux de mots. L’humour est d’avantage tourné vers le comique de situation. Dans une perspective sociolinguistique, de grands comiques flamand tel que Philippe Goebels, emploient un humour radicalement différent de ce qui se fait en France. Ce qui porte à rire seront plus sa manière de s’exprimer, lente et d’origine nasale, ainsi que ce dont il parlera.

Il se permet d’aborder des sujets indécents avec indifférence, la neutralité de sa voix ne permettant pas de distinguer s’il est sérieux, ou non ; l’instar de la langue française, elle-même monotone. L’humour de cet artiste serait sans doute mal compris ou interprété en France.

Le français est une langue pointilleuse, qui demande beaucoup de rigueur et d’efforts, ce qui explique son importance au siège de l’ONU. Le flamand en revanche, est une langue facilement abordable mais donc moins modulable. Par exemple, la description d’un coucher de soleil en français prendra une page pour quelques lignes en flamand.

Quelque part, le fond exprimé dans une langue est facilement traduisible par un dictionnaire, tandis que la forme, elle, sera quasiment impossible à retranscrire. Il est donc important de s’appuyer sur la culture, elle-même « dictionnaire » de cette forme.

La langue comme système

La langue comme système

Il existe environ 6000 langues dans le monde, chaque année entre 10 et 20 disparaissent. Une langue est un système de signes linguistiques, vocaux, graphiques ou gestuels, qui permet la communication entre les individus.

De quoi dépend le sens, la valeur, de nos mots quand nous parlons ?  Dans la langue, il n’existe que des différences, l’idée de matière phonique importe moins que les mots qui l’entourent. Le sens d’un mot dépend de l’ensemble du champs lexical auquel il appartient. Par exemple,  un mot peut être modifié sans que l’on touche à son sens ni son son, mais seulement en modifiant le terme voisin.

Les synonymes « aimer ou apprécier » n’existe que l’un à côté de l’autre. Apprécier s’enrichira de tout le contenu de aimer tant que aimer n’existera pas. Même, allons plus loin : chien désignera le loup tant que le mot loup n’existera pas. Le mot, donc, dépend du système.  Il n’y a pas de signe isolé.

Le mot veau en français, s’oppose à poulain éléphanteau, girafon ect, mais en anglais, il n’y a pas de mot spécifique pour désigner les petits de chaque espèce. La signification du mot calf est donc plus riche en anglais que celle que sa traduction française veau.

Si on ajoute des mots à une langue, on diminue d’autant la signification des autres.