Archives pour l'étiquette science

Black Mirror, concrétisation de la pensée de McLuhan

Marshall McLuhan (1911-1980) est un intellectuel canadien qui s’est consacré à l’étude des médias de masse et de leur puissance. Il développe l’idée suivante : les médias nous renseignent sur l’homme social en ce que ces médias contribuent à le déterminer. Les médias sont une extension de l’individu. Une idée dont la série télévisée Black Mirror s’empare.

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S’il n’y en avait que 5 à retenir…

Du 5 au 13 Février se déroule le 38e Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand. L’occasion pour la classe de Communication et Création Numérique de l’Institut Marc Perrot de s’y rendre du 9 au 10. Voici mon top 5 des films vus lors de cet événement.

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Apollo 11 : repousser les limites de la science

Aujourd’hui nous allons étudier un axe d’analyse en lien avec les idées de Hannah Arendt, la conquête spatiale avec la réussite de la mission Apollo 11 comme marqueur d’une écrasante avancée scientifique sur l’époque moderne.

Hannah Arendt philosophe allemande du XXème siècle connue pour ses travaux sur la politique et la modernité sort en 1961 un ouvrage intitulé « la crise de la culture ». Dans son oeuvre, la philosophe allemande va s’interroger sur la modernité et l’impact de l’avancée de la science voulant traverser l’infini (notion de voyage spatial) et découvrir l’infiniment petit. En effet elle met en opposition des classes gouvernés par les hommes de savoir voulant repousser les limites du connu pour voir plus grand et avides de pouvoir intellectuel (connaissance).

En 1969 de Cap Canaveral est lancé la mission spatiale Apollo 11, à bord 3 astronautes ayant pour but de marcher sur la lune. Auparavant  en pleine période de guerre froide l’URSS et les Etats Unis sont entrés dans une guerre de l’espace. A la fin de la seconde guerre mondiale des scientifiques allemands sont recrutés par les deux camps et se lancent dans le projet fou de partir conquérir l’espace. Commence alors une course effrénée entre 1957 et 1969 entre les deux grands, le but étant de montrer sa suprématie aussi sur ce domaine mais aussi de repousser les limites humaines et partir à la conquête de l’univers. De nombreuses missions américaines comme soviétiques sont menées, en 1957 Laika une chienne russe est envoyée dans l’espace, puis en 61 le premier chimpanzé est envoyé suivi du premier homme russe Youri Gargarine. Le président Kennedy annonce le 25 mai 1961 qu’un homme posera le pied sur la lune avant la fin de cette décennie. La machine est lancée, pour les scientifiques il est question de repousser encore plus loin et aider par des budgets faramineux, la mission est menée à terme le 21 juillet 1969 par les deux astronautes Neil Armstrong et Buzz Aldrin. Les Etats Unis s’imposent en maître sur le domaine spatial.
Depuis quelques années maintenant la question que se posent les scientifiques est bien plus avancée, en effet ceux ci explorent davantage à la recherche d’exoplanète (on peut penser aux planètes de la fiction Star Wars qui sont toutes des exoplanètes répertoriées.), d’autres formes de vies, d’implantations sur Mars… L’homme scientifique dans son évolution est avide de connaissance, il repoussera les limites afin de s’imposer mais ne vas t’il pas trop loin dans sa soif de savoir, le cinéma n’est’il pas un bon exemple des catastrophes possibles ou de retournement de situations avec aussi les avancées technologiques (robots, intelligence artificielle…), l’homme veut malheureusement créer un univers à son image sans prendre conscience qu’il s’autodétruit. L’univers est la création mais aussi la destruction.

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l’amour contre la science

La science, très bonne et très mauvaise, fait perdre toute la magie de l’humanité. En effet, s’il parait que fait un bac scientifique ouvre toutes les portes, il en ferme d’autres inconsciemment : les portes de la magie.

La science est un domaine fondé par l’homme, qui mènerait presque à sa propre perte. C’est la philosophe Hannah Arendt qui affirme ces propos dans un passage de La Crise de La Culture : La conquête de l’Espace et La Dimension de l’Homme. Ici, elle différencie l’homme « ordinateur » et celui qui va contre celui-ci. L’homme ordinateur cherche toujours plus loin, tandis que l’autre cherche simplement à vivre avec la vie qu’on lui a donné.

Vivre aujourd’hui ne signifie pas atteindre des nouveaux objectifs pour l’humanité, mais profiter de la vie qu’on nous a offert. On doit tous mourir un jour, et certains humains ne profitent pas de cette vie pour chercher à la rallonger plus et plus. L’humain a perdu son aspect anthropomorphique : on perd l’être humain et ce qu’il est.

La science fait perdre cette magie de l’inconnu. La magie de la naissance et de tout ce système est perdu à cause des recherches profondes effectuées dessus et dévoilées.

L’amour est l’exemple parfait de ces propos : l’amour est magique, car la plupart des gens ignorent sa provenance, ce qui le rend extraordinaire et magnifique. L’amour incarne l’humanité en profondeur. Un être qui n’éprouve pas d’amour est rare et ne semble normal pour personne.

Comme morale, on retient qu’il faut arrêter de sans cesse vouloir aller plus loin, et vivre la vie comme elle est.

6. L’ouvrage à ne pas manquer

Cliquez c’est gratuit:  Introduction – TDM Le Corps nerveux Berton

Cette riche introduction sur la question du psychisme au cinéma m’a semblé pertinente aux yeux du contenu très scientifique et à la fois intéressant pour son approche concernant les début du cinéma. En effet, je préférais avoir un aperçu des spectateurs du début du cinéma qui se trouvaient comme “vierge” de la culture cinématographique qui pèse de nos jours. C’est une large introduction sur la question du spectateur qui m’a servit dans mon chapitre II. Mais aussi sur leur corps nerveux qui fera l’objet du chapitre VI. Dans son introduction Mireille Berton traite aussi bien de la société du 20° face au cinéma qui m’a inspiré quant à l’ouverture du chapitre III. En outre, je ne trouvais pas assez précis, son introduction sur le cinéma et la science du psychisme dans laquelle elle tenait des propos trop vaste ne m’ont pas permis de poursuivre mon analyse du chapitre VI. C’est pourquoi j’attends avec impatience la sortie de son ouvrage en 2015.

Berton, M. (2009 – 2012). Introduction : Cinéma et sciences du psychisme autour de 1900. Cinéma et sciences du psychisme, À la recherche des spectateurs, Crise du sujet et nervosisme, Modernité, urbanité et cinéma, Le corps nerveux des spectateurs (p 1 – 16). Université de Lausanne, Faculté des Lettres : Editions L’Âge d’Homme (sortie prévu début 2015. Introduction postée en ligne sur (pour ceux qui possèdent un abonnement Academia :

https://www.academia.edu/7388958/Le_Corps_nerveux_des_spectateurs._Cin%C3%A9ma_et_sciences_du_psychisme_autour_de_1900_%C3%A0_para%C3%AEtre_