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Le poids des mots sur la conscience

J’ai choisi de faire ce billet sur Pierre Bourdieu car cela à un rapport avec un travail sur Ferdinand de Saussure et la sémiologie.

En effet, son emploi d’un grand jargon et de néologismes, Pierre Bourdieu, dans « Questions de sociologie », défend l’utilisation d’un vocabulaire et d’une syntaxe complexes : un langage spécifique et approprié est nécessaire pour être distinct, et rompre avec les « automatismes de la pensée ».

Les sciences sociales utilisent la langue ordinaire comme un outil : elles doivent donc modifier cette langue, en ce qu’elle transmet, dans son vocabulaire, des représentations et des visions non scientifiques de la société. Il note également que cette exigence d’accessibilité n’est demandée qu’à la sociologie, et non à d’autres disciplines comme la philosophie ou la physique.

Pierre Bourdieu insiste sur le poids des mots et leur signification, sans leur bonne utilisation nous vivons dans un monde approximatif. Si nous n’utilisons pas la bonne syntaxe où le bon vocabulaire, nous faisons passer un mauvais message que le conscience seul pourra regretter.

La sémiologie et la signification

« La sémiologie c’est la science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale » selon Ferdinand de Saussure dans l’ouvrage « Cour de la linguistique générale de 1906 à 1911 ». Autrement dit c’est un système de signe destiné à la communication.

La sémiologie se trouve partout. Au cinéma par exemple, cette discipline est utilisée dans l’analyse de film. Cependant il ne faut pas se tenir à la définition de base car « la signification », objet même du cinéma, déborde le domaine du signe et de la communication. Cette discipline est encore jeune et elle doit à la linguistique autant ses notions que ses méthodes. Cependant la sémiologie cinématographique a des limites, et ces limites sont d’autant plus gênante qu’elles sont liées à « la signification » : perçue comme un des fondements même du cinéma.

Le sémiologue cinématographique le plus important est Christian Metz avec « Essais sur la signification au cinéma » dans lequel on peut trouver l’article « Trucage et cinéma » qui nous permet de saisir les racines linguistiques et les développements psychanalytiques au cinéma.

 

Voici une vidéo qui reprend cet article présenté par Marc Vernet :

Christian Metz, “Trucage et cinéma”, 1973… par forumdesimages

 

De Saussure : Du structuralisme à la sémiologie

Linguiste suisse, Ferdinand De Saussure est reconnu comme le fondateur d’un courant transdisciplinaire et majoritaire en sciences sociales : le structuralisme. Comme son nom l’indique, le structuralisme analyse ses objets d’études comme des structures, des systèmes, il s’intéresse davantage aux relations qu’ont les unités constituantes de cette structure qu’aux unités elles-mêmes.

De Saussure analyse la langue comme unité d’un système qui est le langage. Ce dernier est à entendre comme toute forme de communication humaine, qu’elle soit verbale ou non verbale. C’est à l’intérieur de la structure du langage que se trouve la langue, unité de signes permettant de communiquer verbalement tel que la langue française, anglaise ou arabe. Cette langue est mise en avant vis à vis de l’écriture par De Saussure dans sa structure du langage, en effet il estime que nous sommes davantage dans une société du parlé qu’une société de l’écrit.

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De Saussure sera également un précurseur dans une discipline encore récente, la sémiologie. Dans une même logique structuraliste, la sémiologie est vu en tant qu’étude du système des signes. En effet, le langage que ce soient les langues, les écrits ou les images est remplis de signes interprétable qui apporte à la communication. Ces divers signes rassemblés forment un système dont on peut analyser la structure ainsi que les liens y existant.

Ainsi, nous pouvons voir l’importance de Ferdinand De Saussure pour les sciences sociales, il est à la fois à l’origine d’un grand courant de pensée, le structuralisme, et précurseur d’une nouvelle discipline, la sémiologie. Ces travaux influenceront nombre d’auteurs tels que Claude Lévi-Strauss, Michel Foucault ou Roland Barthes.

Langue vs Langage

La lange et le langage semblent être synonymes mais ont en fait une signification bien différente. De Saussure s’applique à différencier les deux termes.

Ferdinand de Saussure (1857-1913) consacre une grande partie de son oeuvre certes, mais également de sa vie à la sémiologie, la science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale. Structuraliste dans l’âme , il oriente son oeuvre vers la nécessité de comprendre l’importance de la communication par le langage. Nous prenons ainsi conscience que langue et language sont deux faits tout à fait différents, bien que voisins. La langue est une unité de langage, un produit social de la faculté du langage ; tandis que le langage représente l’élocution, l’articulation, la façon générale de s’exprimer. La linguistique de De Saussure est une description de l’art de communiquer.

Aujourd’hui et plus que jamais, l’homme est dans une perpétuelle logique de recherche de nouveauté dans la communication. Fondée en 2004 par Mark Zuckerberg, le réseau social en ligne Facebook permet à ses utilisateurs de publier du contenu et d’échanger des messages. Le fondateur revisite donc l’idée de langage. Rappelons nous néanmoins que Zuckerberg  était initialement quelqu’un de très introverti, incapable d’établir une relation avec quelqu’un dans la vie réelle. Se cacher derrière un écran est actuellement la meilleure des façons pour l’être humain de s’exprimer.

Aujourd’hui, certains révisent l’impact qu’a la technologie dans notre quotidien et tentent de faire passer un message par différents médias. C’est notamment le cas de Gary Turk qui dénonce dans une vidéo, l’utilisation massive des nouvelles technologies, enfermant l’utilisateur dans une bulle individualiste, ne profitant plus de l’instant présent.

https://www.youtube.com/watch?v=Z7dLU6fk9QY

Nous constatons ainsi que la communication de nos jours est plus indirecte que direct, et perd un peu plus chaque jour de sa profondeur.

L’image sans son sens

Par la sémiologie Roland Barthes décomposes les traits complexes de notre monde afin de le rendre plus compréhensible. Professeur de son état Barthes développa son œuvre dans ses mythes. Celui qui nous intéresse est strip-tease. Dans ce mythes Roland Barthes expose les rudiment de cette pratique, puis dans un second temps il en décompose les composants, puis il en arrive a la conclusion que c’est un acte dans le quel le caractère sexuel est remis au second plan.

Dans son analyse Barthes présente le strip-tease comme un sport dans lequel les petits bourgeois pourront venir domestiquer la femme.

C’est ce point que nous allons développer. De nos jours l’image de la femme est offert comme un objet qui fait avancer l’homme. Dans les publicités contemporaines la femme est sensuelle, faible, peu habille de ses mains excepté pour la cuisine, elle est dépensières… bien que certaines femmes répondent à ces critères il serait pure calomnie de l’imputer a tout l’agente féminine.

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Le coté épuré, lointain, que l’on retrouve dans l’analyse du strip-tease de Barthes est encore présent de nos jours. Les femmes dans les films par exemple ne sont des concentré de cliché issues des fantasmes des hommes. C’est ce qui pourrait s’apparenter au « fan service » qui consiste a donner aux spectateurs exactement ce qu’il veulent. L’image de la femme qui est donné dans les médias de nos jours est à des années lumières de ce qu’est réellement les femme. C’est une chimère entre les traditions hérités d’une société patriarcale et les fantasmes des hommes, mais ce n’est en aucun cas représentatif du sens particulier qu’a la femme de nos jour. hewmcfr7#sémiologie   #Barthes  #lafemme