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La théorie du complot ou la liberté de se sentir illusionné

 

)Il est courant dans l’esprit de l’homme de se demander s’il est pris au piège quand il ne semble pas l’être. Si une quelconque forme de pouvoir le nuit en lui faisant croire des choses qui sont fausses, en l’immergeant dans une illusion.

Descartes s’est lui-même tellement demandé cela qu’il s’est mis à douter de sa propre conscience, de sa propre existence et s’est enfermé seul dans sa maison pour y réfléchir pendant de longs moments. Sa pensée logique en a conclu que même si une quelconque forme d’esprit « diabolique » pouvait le plonger dans l’illusion la plus totale, le simple fait qu’il essaie de le faire prouve que Descartes existe car on cherche à le nuire en tant que personne.

La question que je me pose est : si l’on fait le postulat qu’on est trompé, doit-on se sentir malmené ou ne peut-on pas l’appréhender en fonction du bonheur que l’on a et du bonheur qu’on donne : la seule finalité qui compte vraiment.

Baudrillard est un écrivain qui fut en vogue dans la créativité des artistes aux Etats-Unis car il émit de nombreuses théories en rapport avec l’illusion dans la société de manière assez provocatrice. Selon lui, nous vivons dans des simulacres, c’est-à-dire dans des simulations que nous nous faisons qui sont bien réelles et modélisés par l’homme mais qui remettent en cause la différence entre le vrai et le faux.

Le monde est élargi à une vision abstraite hyperréaliste où tout est signes, pertes de repère s et modèles orchestrés dans une disposition gigantesque à la simulation, c’est-à-dire à la « substitution » du réel par des signes du réel.

On peut voir cela dans le célèbre Matrix : la matrice est un programme informatique modélisés de signes qui illusionne des humains afin qu’ils croient vivre une vraie existence dans les années 90 alors qu’ils sont en réalité utilisés en pâture dans un monde post-apocalyptique où règnent des machines.

Dans l’idée, Néo et sa bande se batte pour leur liberté, pour la vérité mais surtout pour sauver la véritable humanité du contrôle des machines.

Mais un personnage n’a pas les mêmes préoccupations. Cypher connait tout de la matrice et sait que c’est un leurre mais préfère y rester afin de vivre sur une terre enrichie de plaisir plutôt que de vivre dans son monde actuel en désolation. Cela est moral, mais ce qui ne l’est pas, cher Cypher, c’est de dénoncer ses amis afin de pouvoir devenir riche sur Terre dans la matrice.

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Je pense qu’il ne faut pas voir le monde partout, et que toute illusion n’est pas forcément un mal en soi, que l’on peut l’accepter. La recherche de la vérité est un idéal pour tout homme qui croit en la justice. Mais la quête du bonheur est une nécessité pour tous.

 

 

Sources et  références :

Wachowski, L. Wachowski, L. (1999). Matrix. USA : Warner Bros,
Village Roadshow Pictures, Groucho II Film Partnership, Silver Pictures.

spectacle de girafes

On assiste ici à un énorme simulacre qu’est le spectacle. Guy Debord présente en 1967 un ouvrage : La Société du Spectacle. Il y met en avant la lutte de la société post industrielle, en guerre contre la société capitaliste et ce qu’il estime être des simulacre.

On voit donc ici que les girafes font un spectacle, mais le spectacle en lui-même est un simulacre : des girafes ne peuvent pas plonger comme ça, ce qui induit de la fiction.

C’est en continuant dans ces pensées que l’on constate que le spectacle, c’est l’emprise et l’objet de la marchandisation, et du capitalisme. Le mouvement du Situationisme est alors crée : il nait dans les années 50 et suit d’autres mouvements tels le dadaïsme, le surréalisme, ou encore le lettrisme. Il cherche donc à provoquer une lutte contre l’emprise du capitalisme et la marchandisation.

Dans ce court-métrage, il n’y a pas d’intrigue, pas de personnage principal, pas d’action, il s’agit juste de montrer la beauté (de l’animation 3D), et c’est ainsi que l’on remarque que le spectacle a pour unique but d’impressionner.

#instasouvenir

Je suis tombée tout à l’heure sur cet article de Vice sur “l’art” de la photo, et sur ce phénomène grandissant où tous les détenteurs de smartphone avec un appareil photo digne de ce nom s’improvisent plus ou moins artistes à travers le réseau social aux 400 millions d’utilisateurs qu’est Instagram.

L’article en question : http://www.vice.com/fr/read/je-ne-pige-rien-a-instagram

Je ne partage pas forcément la vision de l’auteur sur la critique qu’il fait du réseau, mais une phrase en particulier a retenu mon attention, quand le journaliste dit “C’est comme si on nous disait de ne pas nous fier à nos propres souvenirs.” lorsqu’il pointe du doigt le besoin qu’on les  gens en général de tout prendre en photo. Par là, on peut entendre que l’individu est perdu dans sa propre réalité.

Entrée

On peut lier cette idée à la pensée de Jean Baudrillard qui écrit Simulacres et Simulation en 1981. Dans cet ouvrage, il introduit et définit le terme de “simulacre” en expliquant qu’il remplace le sujet auquel il se rapporte. En ce sens, il est possible de relier ce point de vue avec le lien photo/souvenir qui se mélangent. Lequel représente la réalité, lequel est vrai ? Un souvenir il n’y a rien de plus réel, mais il peut s’oublier, et dès lors il est impossible à rattraper, une photo, c’est immortel.

Je finirais en citant un passage du chapitre “La précession des simulacres” qui traite donc de l’image :

“Telles seraient les phases successives de l’image:

    1. elle est le reflet d’une réalité profonde
    2. elle masque et dénature une réalité profonde
    3. elle marque l’absence de réalité profonde
    4. elle est sans rapport à quelque réalité que ce soit : elle est son propre simulacre pur.

Dans le premier cas, l’image est une bonne apparence – la représentation est de l’ordre du sacrement. Dans le second, elle est une mauvaise apparence – de l’ordre du maléfice. Dans le troisième, elle joue à être une apparence – elle est de l’ordre du sortilège. Dans le quatrième, elle n’est plus du tout de l’ordre de l’apparence, mais de la simulation.”

Pour imager, on peut associer ces quatre étapes à ce qu’il se passe quand on prend une photo pour immortaliser un moment jusqu’à celui où on va la poster sur un réseau après l’avoir modifiée, arrangée. Pour ceux qui vont la voir, elle est effectivement de l’ordre de l’apparence et ne représente rien.

La pornographie biaise notre perception

Le mot pornographie est apparu au siècle des lumières, il désignait les études concernant la prostitution. Une immense industrie de consommation de pornographie a vue le jour grâce à l’apparition des cassettes vidéos, des DVD et d’internet. Les films pornographiques  sont aujourd’hui très populaires sur internet et sont définis comme étant des objets de divertissements qui ont pour finalité la masturbation.

Jean Baudrillard est un philosophe, poète et sociologue Français né en 1929 et mort en 2007. Il est à l’origine de la French Théorie appropriée par les USA dans les années 1970.  Il publie en 1981 «  simulacres et simulation  » dans lequel il émet des hypothèses saugrenues pour faire réfléchir.

Avec la métaphore de la carte  » Le territoire ne précède plus la carte ni ne lui survit. C’est désormais la carte qui précède le territoire – précession des simulacres –, c’est elle qui engendre le territoire « , Il explique que l’imaginaire a prit le pas sur le réel avec la simulation et de ce fait l’homme ne parvient plus à faire la distinction entre les deux. Tout est mis sur le même plan, l’homme vit désormais dans « L’hyperéel. »

Pour en revenir à la pornographie, des études scientifiques actuelles ont démontrées que l’utilisation excessive de cette pratique modifie la perception du spectateur dans ses relations sexuelles. Lors d’une relation sexuelle, la personne va faire appel à une imagerie « pornographique » lors de l’acte. Par conséquent cela lui rend plus difficile d’être pleinement présent avec son/sa partenaire, comme si la personne faisait l’amour tout en regardant  la télévision.

La pornographie étant un média comme un autre, modifie notre perception du monde et influence notre comportement.

Pour reprendre l’analyse de Jean Baudrillard de l’hyperréel, nous pourrions formuler les choses ainsi : La pornographie produit une vision hyperéelle des relations sexuelles.

La représentation hyperéelle/pornographique aurait donc une influence plus importante que la réalité par l’expérience.

 

Pop it real

« Les artistes pop faisaient des images que tous les passants Broadway pouvaient reconnaitre en un quart de seconde : des bandes dessinées, des tables de pique-nique, des pantalons, des personnages célèbres, des rideaux de douche, des réfrigérateurs, des bouteilles de coca. » C’est ce qu’Andy Warhol, célèbre artiste et leader du mouvement pop-art, nous dit de ce courant. Apparut au Etat Unis dans les années 60, le pop-art s’intéresse aux objets de consommation tel que le Coca-Cola, ou bien des images médiatiques AndyWarhol1tel que des star de cinéma ou des publicités. On les reprends, les contourne, les déforme, les agrandi, les décolore, et les multiplie, offrant ainsi un tout nouveau sens. Andy Warhol reproduisait ses oeuvres par centaines, parfois même par milliers d’exemplaires, ce qui heurtait les idées classiques attribuant à une oeuvre sa valeur car elle est unique. Dans son oeuvre les stars sont souvent profanées. Il les traite comme n’importe quelle autre image mettant ainsi en avant le fait que la répétition d’une même image, lui fait perdre une partie de son impact émotionnel. L’art devient ansi un produit de consommation comme l’est l’image de Marilyn Monroe, un produit médiatique et industriel à l’image de la société américaine des années 1960. Ce movement artistique est une parfaite illustration des propos de Jean Baudrillard, philosophe français, sur notre société.

En effet, dans son œuvre Simulacres et simulation, pour lui la simulation se veut être l’expérience du réel à travers ce qui nous en est rapporté, le simulacre en étant la représentation figurée (l’objet, l’image). Selon Baudrillard, les sociétés se sont à ce point reposées sur ces simulations, se sont à ce point constituées sur la base de ces signes, qu’elles en ont perdu le contact avec le monde jean_baudrillardréel. Le simulacre, d’abord reconnu comme représentation du réel, s’est vu multiplié, systématisé par l’avènement industriel, contribuant à brouiller les repères entre l’image et ce qu’elle représente, jusqu’à ce que, dans la société post-moderne, le simulacre ne finisse par
précéder et déterminer le réel. 

Les objets de consommation ont donc une valeur-signe, ce qui signifie qu’ils indiquent quelque chose au sujet du propriétaire, dans le contexte d’un système social. Alors que les valeurs-signes deviennent plus nombreuses, l’interaction devient de plus en plus basée sur des choses sans signification intrinsèque. Ainsi, la réalité devient de moins en moins importante, alors que l’échange des signes prend l’ascendant. De la même façon, quand la valeur-signe devient plus complexe, la réalité se transforme en hyperréalité et il devient alors de plus en plus difficile de distinguer ce qui est « réel ». L’hyperréalité est significative comme paradigme éclairant la condition culturelle américaine. Elle trompe la conscience en la détachant de tout engagement émotionnel réel. A la place, elle opte pour des simulations artificielles et des reproductions sans fin d’apparences fondamentalement vides, c’est d’ailleurs ce qu’on peut observer dans les oeuvres de Warhol.

Wake up Student, the Mattéi has you

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La décontraction du langage et du monde par le simulacre brouille les frontières du réel. Jean Baudrillard se retrouve au milieu d’oeuvre cinématographiques comme Matrix. Cette trilogie décline de façon originale le thème de la dévastation de l’homme par la technique, ou du moins celui de sa soumission aux simulacres. Pour traduire le lyrisme de Baudrillard, Mattéi décrit l’emprise du virtuel sur le réel, provoqué par l’importance des nouvelles technologies. L’existence de l’homme se compare donc à un amas de pixels. Le jeux vidéo créerait des univers virtuels menant à des questionnements ontologiques. Le règne de la simulation et la préférence de l’image à la chose réelle conduisent à l’abandon de notre monde pour un codage numérique.

Baudrillard, l’hyper réel remplace le réel

Baudrillard est une personnalité très controversé. Star aux Etats-Unis mais peu étudié en France il a développé le concept d’hyperréalité. L’hyperréalité serait la simulation de notre réalité. Cette simulation viendrait remplacer notre réalité. Ainsi les référentiels n’auraient plus une valeur fonctionnelle mais désormais fictionnelle. Ces écrits, qu’il assume lui-même comme hypothétiques sont souvent empreint de paradoxes.

Malgré la complexité de ses écrits sa pensée prend tout son sens avec des exemples concrets, ce qui se révèle très intéressant et soulève de nombreuses questions quant à l’authenticité de notre monde.

Lorsque le carte couvre tout le territoire…

Baudrillard est un sociologue, et philosophe français de notre siècle, il est décédé récemment en 2007.Contemporain de Guy Debord, Jacques Lacan, Roland Barthes, Gilles Deleuze et autres penseurs des années 1970, il s’éloigne, du moins en apparence, de la psychanalyse et du marxisme  en insistant en particulier sur la sémiotique, c’est-à-dire la réflexion sur les signes (linguistiques, économiques, etc.).  Son oeuvre est en filiation avec celle de Mc Luhan de part la radicalité de son propos qui tend à repenser complètement nos sociétés à travers les médias et il approfondit sa thèse principale « le médium est le message », pour Baudrillard le médium se diffuse dans la réalité de manière insaisissable. Son travail qui cherche  à théoriser et analyser les modes de médiations et de communication de notre société de manière nihiliste. Dans l’ouvrage « Simulacres et simulations » en 1981,il développe l’une des thèses centrales, ce qu’il nomme être  :  la disparition du réel au profit des simulacres.

Baudrillard nous livre ici des pistes importantes et novatrices de réflexion sur notre environnement médiatique ainsi que notre propension a vouloir recréer notre réalité. Sa manière de penser est très intéressante car elle va a contre courant de l’académisme intellectuelle que ce soit dans le style ou dans ses observations. Beaucoup de ses analyses sont très intéressante par rapport à notre réel actuel et l’analyse de Baudrillard s’applique sur des sujets aussi varié que la politique que des objets de notre vie de tous les jours. Par exemple un sapin de noêl en plastique ou encore l’évolution grandissante des technologies dites de réalité augmenté . Le mot réalité augmenté aussi lorsque l’on y réfléchit semble dénué de tout sens, comment peut-on augmenter la réalité ?  On pense aussi à tout ce qui est du ressort de Disneyland, Las Vegas. Le fait aussi que  l’on fasse désormais des films sur des événements très récent, sans recul pour l’analyser comme le film sur DSK, Welcome to NY de Abel Ferrara, on dirait que l’on cherche a saisir chaque histoire dans son immédiat, sans comprendre son sens, elle devient juste un signe.

 

Coupe du monde : simulacre de la guerre

Jean Baudrillard explique dans Simulacres et simulation que notre société de consommation se repose sur des simulations. Aujourd’hui, dans notre société post industrielle ces simulacres (copie du réel) précèdent et déterminent le réel.

Intéressons nous au sport et tout particulièrement au football.

Notre société de consommation à crée ce genre de compétition pour substituer la guerre à réalité. Les sociétés démocratiques européennes ne peuvent plus s’affronter physiquement. Elles s’affrontent sur un terrain de football à la place par exemple. Les supporters ne vont plus admirer « l’art du football » mais ils viennent pour gagner, anéantir l’adversaire.

France – Allemagne ou deux peuples qui s’affrontent.

Les joueurs vont suer, se battre pour leur pays.  Nous croyons alors que c’est du football mais ceci n’est qu’un simulacre. En réalité la France part en « guerre contre l’Allemagne ». (voir article ci-dessous)

http://www.blogmorlino.com/index.php/2014/07/04/title_829