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Les Etats-Unis, maître de l’illusion et des faux semblants

En 1974, le président Richard Nixon démissionne de ses fonctions en raison de son implication dans l’affaire du Watergate. En effet des journalistes du Washington post et un indic mystérieux font tomber le voile de la vérité sur une affaire d’espionnage des plus douteuses.
Impliqué dans le scandale, Nixon quitte la présidence après sa réélection de 1972, 2 ans plus tard.

En 1947, est créée la plus grosse agence de renseignements au monde :  la CIA.
Celle ci va jouer un rôle dès sa création dans les affaires internationales, notamment en Amérique du Sud.
En plaçant des hommes de confiance à la tête de certains pays comme Cuba avec Baptista ou encore Noriega au Panama, qui sera jugé dans les années 90 pour traffic de drogues et meurtres.

cia

A la base double agent de la CIA, Manuel Noriega se retrouve piégé par les serres de l’aigle impérialiste Américain, lorsque celui ci fait importer illégalement des tonnes de cocaïne sur les côtes floridiennes. Cet exemple montre bien à quel point les Etats Unis sont maîtres de l’illusion et dresse un portrait de la première puissance économique aujourd’hui, tandis qu’ils sont aussi en partie responsable de certains problèmes politiques, religieux (CIA en Afghanistan dans les années 80, formant les premiers talibans) mais aussi sociaux (réouverture du blocus Cubain détruisant d’ici peu la culture de l’île au profit de la marchandise et du rapport bénéfique qu’ils vont pouvoir à nouveau en tirer).

L’exemple dernier est bien entendu la première visite d’un président américain Barack Obama au Japon, à Hiroshima pour la commémoration des attaques à la bombe nucléaire 71 ans auparavant. Première visite en 71 ans dans une ville encore bien meurtrie par les actes perpétués.
« La mort est tombé du ciel », annonce-t-il. Les japonais attendant cet évènement avec impatience, sont heureux de la prise de décision mais reste marqué surtout lorsque Barack Obama n’apporte aucun éclairement sur l’utilisation du nucléaire durant son mandat.

Exploration urbaine

« Derrière la plupart des images, quelque chose disparaît, quelque chose d’unique. » écrit Baudrillard. Selon le philosophe, sociologue et photographe, les images contrôlent notre vision en nous donnant l’impression d’une réalité. Elles reflètent l’absence de ce qui est montré. Par le biais de la photographie, le monde réel disparaît. Il n’a plus d’odeur, plus de relief, plus de poids. Plus d’espace ni de temps, il est figé dans une sorte de souvenir qui est faux.

Baudrillard tout comme Roland Barthes, dans La Chambre Claire, évoque la photographie comme étant, d’une certaine manière, la mort du réel. Par le biais de cet art, la réalité disparaît, elle est transformé, l’instant photographié est déjà passé. Par la photographie mais aussi, par le cinéma, nous sommes entrer dans l’air de l’hyper réalité. L’individu confond aujourd’hui le réel avec sa représentation, c’est à dire le simulacre. (photographie, vidéo, film etc)

« Il ne s’agit plus d’imitation, ni de redoublement, ni même de parodie, mais d’une substitution au réel des signes du réel.  »Jean Baudrillard, Simulacres et Simulations (1981)

 

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Disneyland : une réalité illusionniste

Caption=Baudrillard. Liberation columnist among those accused of obscure jargon Description=A picture file of Jean Baudrillard, philosopher and journalist. Exact date not known. Description=Used for his obituary 08.03.2007

Sociologue et philosophe français, Jean Baudrillard (1929-2006) acquiert un rayonnement international grâce à la publication de son oeuvre intitulée Pour une critique de l’économie politique du signe (1972). Pourtant, il ne se place ni dans la lignée du marxisme orthodoxe ni dans celle de l’Ecole de Francfort. Il considère les idéologies comme étant des modes se limitant à des systèmes de signes, considérés eux-mêmes comme étant des simulacres. Il stipule ainsi que nous sommes voués à manquer l’essence ultime de la réalité ; tout ce sur quoi nous fondons une nouvelle politique ou une nouvelle théorie du social n’est qu’en fait illusion.

A cet égard, Disneyland incarne parfaitement cette idée de théorie du social qui n’est en fait qu’illusion. En effet, lorsque nous franchissons le portail de cet autre monde, les soucis sont comme inexistants, laisés à l’entrée pour n’être récupérés que quelques jours après avoir baigné au coeur de ce microcosme social. De nombreuses publicités papier, télévisées, murales promeuvent ce nouveau monde, photo10un monde où tout n’est que féérie, où toutes les contraintes n’existent plus pour ne laisser place qu’aux joies quelqu’elles soient. Mais Disneyland n’est ainsi qu’une illusion dans le sens où cet autre monde fait seulement oublié les problèmes, les faits concrets de la vie pour ne laisser place qu’à l’abstrait. Si les enfants en sont si friands, c’est que ce monde leur offre tout ce dont ils ont toujours rêvé : féérie, magie, imagination prenant vie. Ceci est ainsi véhiculé de base par les médias et le publicités mensongères qui prônent une réalité illusionniste.