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Un travail, une société de consommation : le chien se mort la queue

Aujourd’hui, l’idéologie de la société est d’avoir un travail qui permet de ramener assez d’argent pour s’acheter ce qui est “courant”. C’est ce qu’appelle Herbert Marcuse « société industrielle avancée ». Celle-ci crée des besoins illusoires qui permettent d’intégrer la population au système de production et de consommation par l’intermédiaire des mass media, de la publicité et de la morale.

C’est alors que le placement de produit ou la propagande publicitaire apparaissent. La société est tout simplement manipulée pour se créer des besoin dont elle n’a pas réellement besoin.

Une fois qu’elle s’est fait tromper, elle va redoubler d’effort dans son travail pour en fait travailler indirectement pour l’économie, l’économie elle qui lui dis de consommer. C’est une boucle sans fin.

Et avant les perches, c’était comment ?

Marcuse est un pilosophe, sociologue marxiste. Américain il est né en Allemagne. Il est l’un des trois membres de l’école de Francfort.

Il pense que la société occidental contemporaine empêche de manière volontaire tout changement social car elle veut assurer la pérennité de sa logique capitaliste. La société crée de faux besoins en uniformisant les pensées et les modes de vie qui vont être véhiculé par la culture de masse. Ses besoins font marcher la machine économique capitaliste.  La pub et les phénomènes de sociétés vont pousser les consommateurs à acheter des services, des produits dont ils n’ont pas besoin.

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Je vais prendre l’exemple des perches à selfies. Ils en existent de toutes sortes (perches wifi, bluetueeth, à bouton télécommandé etc…)  alors qu’elles servent toutes exactement à la même chose. Se prendre en photo. Dans une société où la population est de plus en plus individualiste, où l’image de soi est primordial ce gadget a réussi à faire le tour du monde.

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Les Stars aussi s’y mettent, le selfie le plus célèbre est celui pris par Bradley Cooper pendant la cérémonie des Oscars.. Le mot selfie est même rentré dans le dictionnaire. Les compagnies ont profité de cette mode pour créer des perches. La population mondiale arrivaient à faire des selfies avant l’arriver des perches, alors pourquoi en acheter ?

L’art du « spectacle » par Debord

Le situationnisme est un mouvement d’avant garde né dans les années 1950. Il suit la lignée d’autres mouvements avant-gardistes tel que le dadaïsme, le surréalisme ou encore le lettrisme. Il représente une révolte contre l’empire capitaliste et la marchandisation.

Guy Debord est à l’origine de ce mouvement et incarne la lutte « à mort » contre la société post-industrielle, mais aussi la guerre contre la société capitaliste et ce qu’il estime être des simulacre ou autrement dit « le spectacle ». Le spectacle est pour lui le rapport social entre des individus médiatisés par des images données par la société capitaliste.

Son oeuvre La Société du spectacle (1967) est une critique radicale de la domination de la marchandise sur la vie de la population qu’il voit sous forme d’aliénation de la société de consommation. Il prône alors une mise en acte de la conscience que nous avons de notre propre vie contre une vie illusoire que nous impose la société capitaliste apparu notamment après guerre.

À la suite de cela, le street art se développe et devient un moyen efficace de dénoncer les lieux où s’exerce le contrôle de l’empire capitaliste. De nos jours, le street art est devenu un des moyens les plus employé pour se rebeller contre la société. Banksy par exemple est un artiste peintre revendicateur portant intérêt pour tout phénomène social. Il allie pochoirs et texte afin de scander haut et fort son opposition à certains faits sociaux ou certaines situations politiques pour  ainsi marquer l’esprit des passants.

Malheureusement interdit en France, le street art reste un des médium (si on peut l’appeler comme cela) les plus utilisés pour faire passer un message, qu’il soit pour ou contre les idées de la société dans laquelle il s’inscrit.

Le cinéma et ses faces cachées selon KRACAUER

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Le cinéma est né dans les année 1890 et n’a cessé d’évoluer au fil des siècles ; en effet on retrouve une histoire longue qui reflète l’évolution de son utilisation. Kracauer étudie le cinéma comme moyen de communication de la masse culture. Il étudie plus particulièrement le cinéma allemand dont il prend l’exemple pour expliquer les symptômes du nazisme à travers les films au cinéma ; pour lui  le cinéma porte en lui les structures et superstructures du nazisme. Des films comme Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene ou Metropolis de Fritz Lang explorent les zones d’ombre de la psyché d’une nation traumatisée qui cherche par le cinéma un support à sa volonté de puissance.

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Pour lui le cinéma est un média et donc est à même d’attirer et d’intéresser le public ; le cinéma est une forme d’art ou l’on peut avoir une prise sur l’horreur qui n’est que le reflet d’une réalité. Finalement le cinéma joue un rôle majeur dans la société d’aujourd’hui car il permet de transmettre des images pour choquer ou encore faire réfléchir, il peut être utilisé pour défendre une cause ou transmettre des idéaux. De plus avec les nouvelles technologie mises en place les individus sont comme plongés dans le film et dans cette fausse réalité qui les enfermes encore plus dans ce monde de manipulations.Aujourd’hui le cinéma entre dans la société de consommation, il fait attendre et crée un besoin psychologique de voir des films (concept des film en plusieurs épisodes) ; le cinéma est devenu un objet de manipulation des idées et tente à travers certain films à marquer et faire réfléchir sur la société actuelle.

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Kracauer évoque le « réalisme fantastique » du cinéma qui échappe au matérialisme historique ; seulement on retrouve également là un moyen de montrer la société différemment et d’aveugler les regards des individus pour structurer une image différente de ce qui forme cette société.

Le cinéma entre finalement dans la catégorie de culture de masse, en effet le cinéma à évoluer et les idéaux ont changer également avec le temps, on retrouve l’empreinte de la société de masse qui tente de produire des films sur une base de société consommatrice et manipuler. Les images sont l’un des meilleurs moyens de transmettre un message et de rallier des individus à une cause ou

La société de consommation sous la critique de Marcuse

Aujourd’hui la consommation des biens et services de la société sont contrôler par les médias de masse, en effet il y a une grande influence des médias dans nos consommation en fonction de notre mode de vie et de penser ; ils vont jouer sur nos habitudes pour créer de faux besoins qui nous semble à nous nécessaire.

marcuse_1Herbert MARCUSE à identifier le problème, il en a déduit que la société cherche une maîtrise des besoins, en effet la société crée des faux besoins en uniformisant les pensées et modes de vie. C’est pour lui ces faux besoin qui fait marcher l’économie. On retrouve comme exemple de ces médias qui rendent la consommation de biens faussement nécessaires, la publicité qui est l’élément majeur de cette propagande de consommation. Elle utilise les produits du quotidien pour toucher le besoin naturel en le manipulant pour l’exagérer ; la publicité est un moyen de partager et d’idéaliser un produit, elle a tout d’abord été utilisé pour présenter des produits alimentaires puis utilisé pour présenter d’autres types de produits notamment matériel ou pour le soins quotidien. Marcuse dénonce cette propagande de faux besoins pour justifier le travail et notamment les métiers difficiles ; en effet ils nous poussent à travailler toujours plus c’est à dire au delà de ce que nous avons besoins. La publicité est un moyen pour les entreprises de faire rêver les consommateurs avec des produits qui devraient améliorer leur quotidien, apporter du bonheur, permettre d’être encore plus inclus dans la société etc. Seulement ces publicité crée une nécessités qui n’est pas réelle, en effet les entreprises créent des produits utilitaires qui non aucune utilité réelles car ils sont là pour nous divertir et nous poster dans une position de confort créer par la société. Pour Herbert MARCUSE il faut changer cette société unidimensionnelle et accepter les risques, la menace de perte de confort et si l’on continue dans cette sur consommation nous continuerons de vivre dans le bonheur triste.

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Nous retrouvons également l’intelligence internet qui est permet au réseaux de publicités d’identifier nos consommation récentes et de nous proposer de nouveaux produits afin de créer une nouvelle envie qui peut par la suite se transformer en besoins. Chaque publicités sur internet sont calculées afin de proposer des produits qui sont sensiblement des produits qui nous intéressent chacun personnellement afin de toucher le plus grand public possible. La société de nos jour est entraînée par la consommation de biens et services qui poussent la machine économique et nous poussent à travailler toujours plus pour nous acheter un plaisir matériel mais irréel. En effet nous achetons des biens matériels ou immatériels et des services pour combler nos besoins, nos désirs, seulement ils ne sont pas réellement des besoins et désirw car ils ne sont pas naturel, c’est la société de consommation qui les créent, ils n’existent finalement pas réellement. 

Où est la frontière entre objet de culture et objet de consommation?

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Hannah Arendt  née à Hanovre le 14 octobre 1906 est une philosophe allemande naturalisée américaine. Elle est connue pour ses travaux sur l’activité politique, letotalitarisme et la modernité.

Prenons l’exemple du cinéma. On peut aujourd’hui parler de l’industrie du cinéma. Ce qui été à la base un objet culturel devient un objet de consommation. Il doit être renouvelé sans cesse comme le montre la trilogie le Hobbit. Les producteurs ont décidé de produire trois films au lieu de deux ce qui aurait été largement suffisant narrativement. Seulement même si cela nuit aux films ils ont décidé d’en produire trois pour augmenter leurs chiffre d’affaire. En se renouvelant constamment ils détruisent leurs caractères durables et symboliques d’une époque. (Pirate des Caraïbes, pas besoin d’en faire un quatrième et cinquième de mon point de vue)

Annah Arendt critique cela dans son livre intitulé “La crise de la culture” Elle dit que les hommes dans la société moderne, libérés du travail ont plus de temps pour les loisirs. Or avant il était utilisé pour acquérir une meilleur position sociale par exemple.

L’art a pour simple but d’apparaître alors que les loisirs doivent satisfaire un besoin. On ne verra jamais dans la rue autant de publicités pour la nouvelle exposition d’art moderne que le dernier Avengers par exemple. Les moyens dégagé ne sont pas proportionnels. Les œuvres ne sont pas fabriqués pour être utile à la société, ainsi elles le peuvent êtres consommées.

La consommation au pouvoir

La nouvelle idéologie de notre société de consommation exploite en l’Homme, cette profonde sensation de manque, pour toujours tendre vers quelque chose de mieux. Mais ce mieux ne concerne que des biens de consommation, censés assurer notre bonheur.

Nous n’arrivons pas à nous auto-suffire de ce que nous possédons déjà, et cela nous conduit par la production de nouveaux produits incitant à la dépense. Cette idéologie oblige à travailler encore plus pour encore plus consommer. Nous devons alors nous saigner au quatre veines afin de pouvoir vivre “dans un cocon“, mais cela est plus superficiel que réel.

On nous donne l’illusion d’un paradis par une consommation toujours plus effrénée qui serait censé améliorer notre condition qui nous ne nous parait jamais satisfaisante. Par la puissance d’évocation des images de la publicité, nous rentrons dans un état de manque perpétuelle pour courir sans cesse vers l’obtention de nouveaux produits parfois même in-atteignables. C’est alors que dépression et jalousie sont déclenchées, déstabilisant alors les citoyens et pouvant de ce fait être influencés encore plus facilement. C’est un cercle infernal.

Les loups au quotidien

Guy Debord écrivain et cinéaste (court métrage) rédige en 1967 La société du spectacle.

Selon lui l’emprise de la marchandise sur les masses est omniprésente dans nôtre société de consommation, sur tous les aspects de la vie. Les commerciaux utilisent les médias de masse pour que toute la société pense la même chose . Un produit est montré de façon extraordinaire dans les média mais lorsque la masse obtient cet objet, il devient vulgaire car un nouvel objet est présenté.

NO SPOIL

Dans le dernier Martin Scorcese (Le Loup de Wallstreet) Jordan Belfor, trader, est addict à l’argent. Il nous raconte au fil de l’histoire (biographie) ses sensations (achat des derniers modèle de voiture…), ses désirs (la mode), ses motivations dans la vie (toujours acheter,  dépenser). Tout ce que dit Guy Debord sur l’emprise de la société sur les individus est illustré dans ce film.

Comme l’explique Guy Debords : « le spectacle est une idéologie économique ». Il font leur réunion pendant les soirées.

Enfin, le travail de Jordan Belfor le déshumanise. Il se perd dans les drogues, les femmes… Le spectacle des marchandises fait aussi parti du processus de son aliénation. On pourrait même dire qu’il devient  le spectacle à la fin…

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Un cercle vicieux

Guy Debord est un écrivain, essayiste, cinéaste, poète et révolutionnaire français. En 1967, l’auteur publie son principal ouvrage, la « Société du spectacle » qui est essentiellement une critique radicale de la marchandise et de sa domination sur la vie.

Voici une étude du paragraphe soixante-neuf du livre  » La société du spectacle « , à 28min50 dans le film. 

Ce passage dénonce la publicité mensongère et les faux besoins crées par celle- ci. En effet, “ l’objet dont on attend un pouvoir singulier n’a pu être proposé à la dévotion des masses que parce qu’il avait été tiré à un assez grand nombre d’exemplaires pour être consommé massivement”. Cet objet présenté comme extraordinairement singulier par la publicité devient vulgaire à l’instant où il entre chez le consommateur, c’est à dire, sans grande utilité, sans aucune élévation, prosaïque, bas et commun. Celui-ci révélant alors sa pauvreté au consommateur, ce dernier n’a pourtant même pas le temps de s’en rendre compte puisqu’un autre objet attire immédiatement son attention.

C’est à la thèse de Shoppenhaeur qu’il faut se référer. En effet, le philosophe présentait déjà au 19ème siècle une thèse -bien pessimiste- donnant l’explication de cette surconsommation produite par l’homme. En effet, l’être humain était aliéné à cette consommation dans le sens ou il subit une oscillation permanente entre la souffrance et l’ennui : soit il souffrait de ne pas posséder quelque chose, soit il s’ennuyait de ce qu’il possedait déjà.

En liant ces deux théories ayant pourtant un siècle d’écart, nous pouvons tirer une conclusion à propos de cette surconsommation : c’est alors ce bonheur impossible qui aurait poussé l’homme, puis la société tout entière à donner ce spectacle économique.

ND

L’ obsolescence programmée.

La société essaye de nous uniformiser et de nous abrutir. Un citoyen normal passe 1/3 de son « temps domestique » à consommer (voir lien ci-dessous). Notre système « manipule nos besoin », c’est ce que  Herbert Marcuse explique dans sa thèse.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1533

Marcuse est encore d’actualité. En effet, une loi a été adopté interdisant l’obsolescence programmée (voir les détails dans le lien ci-dessous). Le gouvernement l’a fait dans le cadre d’un « projet de loi sur la transition énergétique ».

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/10/15/l-obsolescence-programmee-des-produits-desormais-sanctionnee_4506580_3244.html

Apple-Planned-Obsolescence

Marcuse avait raison, nous sommes dans un énorme piège. Nos besoin primaire (se nourrir, se loger et s’habiller) sont mis de coté. Les faux besoins (consommation) font naître une certaine agressivité chez nous (la mode des vêtements). Ce confort empêche de nous faire réagir.

Cette loi peut nous aider à mieux comprendre le problème. Elle permet de freiner cette abrutissement.