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Une réalité spectacle

Depuis 2001, la téléréalité est en pleine ascension. De la nouveauté dans les scénarios , on en demande toujours plus. Ces émissions télévisées consistent à filmer la vie quotidienne de personnes précédemment sélectionnées pour y participer, mais pourquoi ont-elles une telle popularité ? En effet, le but de la production étant de faire monter l’audimat, elle influence les participants pour créer des situations, souvent tendu afin de capter l’attention du spectateur, sans oublier le montage qui joue un rôle important dans la retranscription de cette « réalité ».

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Avec le temps, la société évolue et finit par demander de plus en plus de provocation. Entre  nudité, tromperie et violence, il s’agit avant tout de créer de buzz. « L’ile de la tentation » en est un exemple parfait, il y a quelques années ce phénomène était déjà présent avec « Love Story », la première téléréalité française, mais il ne fait que
s’accroitre tendant à faire disparaitre la perception de ce fossé entre réel et téléréalité. La téléréalité s’adapte à son temps,  techniquement et sociologiquement parlant, dans le but de produire plus d’argent.

Ici les médias renforcent les effets du spectaculaire en rendant futile et stérile tous les débats, fondés uniquement sur le divertissement. Assujettis au pouvoir, ils constituent, pour Debord, écrivain théoricien marxiste et cinéaste, les meilleurs pGuy Debordropagandistes de la société du spectacle, via la pratique de la rumeur et de la désinformation en manipulant les individus, les maintenant ainsi dans l’ignorance.

Selon Debord, le spectacle est le stade achevé du capitalisme, il est un pendant concret de l’organisation de la marchandise. Plus précisément le spectacle est une idéologie économique. Elle légitime la pratique d’une vision unique de la vie. A travers les sens et à la conscience de tous, ou encore via une sphère de manifestations audio-visuelles tel que la téléréalité, par exemple. Le « spectacle » est à la fois l’appareil de propagande de l’emprise du capital sur les vies, aussi bien qu’un « rapport social entre des personnes médiatisé par des images ». Ceci, afin de maintenir la reproduction du pouvoir et de l’aliénation : la perte du vivant de la vie.

La société du spectacle : la coupe du monde au Qatar

Guy Debord nous expliquait comment le capitalisme nous divertit pour cacher les vrais problèmes. Je vais vous expliquer en quoi la futur coupe du monde au Qatar en 2022 en est le parfait exemple.

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En effet, cette futur coupe du monde fait déjà coulé beaucoup d’encre alors qu’elle ne commence que dans 6 ans. En premier lieu, c’est l’attribution au Qatar qui fît scandale. Ce pays, dont le seul rattachement au football est le rachat du PSG, ne disposait pas de stade adapté. Ils ont donc décidé de faire construire 9 nouveaux stades… Et oui ! On voit les choses en grand dans le petit pays pétrolier.

Mais l’histoire est loin de s’arrêter ici puisque dans les travaux pharaonique, pour atteindre les exigences de la FIFA, 1800 ouvriers vont mourir. Ces ouvriers, qui travaillait dans des conditions quasi esclavagistes, sont morts pour le plaisir de notre divertissement occidental qu’est la coupe du monde de football.

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L’exemple est donc ici flagrant pour montrer comment la société capitaliste et ses institutions, comme la FIFA, se servent de spectacle, comme la coupe du monde, pour cacher les vrais problèmes, tel les conditions de travail ouvrière. A ce jour, aucune sanction n’a été prise et les ouvriers continuent de mourir pour construire des stades de foot dans un pays où les femmes n’ont aucun droit, les homosexuels sont exécutés, les opposants politiques enfermés. On pourrait attendre le chiffre de 4000 morts en 2022 selon certaines estimations.

La matrice, eldorado de la société du plaisir

The Matrix (2002) est une oeuvre cinématographique réalisé par Lana et Lilly Wachowski et se distinguant par ses prouesses techniques et philosophiques par le biais de nombreuses références et allusions. Elle se complète par Matrix Reloaded (2003) et Matrix Revolutions (2003). Elle relate le chemin de Thomas Anderson, un jeune informaticien familier de l’univers du hacking, découvrant et appréhendant l’univers fictif de la « matrice ».

Une des grandes forces de Matrix n’est pas le fait d’avoir imaginé un monde où nous sommes contrôlés par les machines mais plutôt de donner corps et d’illustrer ce contrôle avec le concept de la Matrice. L’idée n’étant pas de créer un monde virtuel, mais d’utiliser le principe du virtuel pour mettre en avant certains aspects du monde réel. La morale qui émerge du parcours de l’élu et la clé pour appréhender son monde et le comprendre est la connaissance. C’est cette connaissance du système et des règles qui permet à chacun de choisir son propre chemin, de manière critique et autonome. En analysant l’environnement de la matrice et ses entités de contrôle, nous pouvons faire un lien avec les modèles théoriques de la communication de masse.

Le Luxe, l’érotisme et la superficialité que l’ont peut associer à “La société de spectacle” décrite par Guy Debord sont très présents dans la Matrice et en particulier lors de la scène où l’on rencontre le Mérovingien et sa femme Perséphone (référence mythologique Grecque à la femme d’Hadès et dotée d’une rare beauté).

Ce penseur fait paraitre avant mai 68, La société du spectacle, un livre qui préfigure le mouvement de révolte. Véritable réquisitoire sur la société, il décrit l’emprise du capitalisme sur tous les aspects de la vie humaine. En pointant du doigts les failles du système afin que chacun puisse faire tomber le système, il critique les médias qui sont la source. On passe de l’être à l’avoir ou le paraître semble nous définir : le spectacle est le sujet mais aussi l’objet. Il reste cependant assez évasif sur ses thermes pour qu’on ne puisse pas le reprendre. En définitif, nos rapports sociaux seraient médiatisés par l’image, ce texte parle donc de l’allienation proposé par nos différents médias et joue le rôle de guide qui cherche à désaveugler la société de son époque. Cette vision de la société de Debord peut prendre écho dans la scène suivante de Matrix Reloaded

Dans cette dernière, on voit le seul autre humain non libéré visible à l’écran. Il s’agit d’une femme à laquelle le Mérovingien fait manger un dessert, le luxe du lieu et du gâteau évoque tous les subterfuges que la société crée pour faire oublier la matrice (le système) là où l’orgasme est atteint dans la vie réelle avec labeur. Le gâteau généré par la Matrice le fait en quelque seconde. Ce désir de divertir, de faire “ressentir” des “trip” est retrouvé à travers les night club présents à l’écran, la musique Trans et la drogue évoquée au début du premier film (la mescaline).

Vous pouvez visionner ci-dessous l’extrait avec Le Mérovingien et la scène illustrant les propos de l’écrivain, Guy Debord sur la société du spectacle.

Condamnation de la télévision par Guy DEBORD

g_Cote13Court12aDebordNous retrouvons dans notre société une médiatisation de nos rapport sociaux et nous sommes comme spectateur de nos propres vies et de ce qui nous entour. Guy DEBORD est une figure française qui dénonce la société post-industrielle et capitaliste ; en effet il a écrit un livre « la société du spectacle », dans lequel il dénonce cette société qui nous fait passé « d’être » à « avoir et paraître ». Le principal média qui plonge la société dans cette ère post-industrielle est la télévision ; en effet ce média est utiliser pour diffuser des informations sur les événements qui se produisent autour de nous, on retrouve à travers, une médiatisation de la vie de la société et c’est un des critères qui poussent les individus à se donner une image, à changer leurs opinions et leur choix en fonction des valeurs que la société tentent de mettre en place. Mais on retrouve également les publicités ou émissions pour soutenir la société de consommation, c’est un critère qui pousse les individus qui composent la société de se référer à des produits et finalement à se coller à l’image de ce qu’il voient, ont retrouve ainsi une manipulation de l’individu et de ses choix.

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Guy DEBORD parle d’une volonté de crypter la pensée, il dénonce et rejette totalement la volonté de la société de transformer les individus en spectateur de leur propre vie. Il rejoint la pensée de Marx sur la structure en dénonçant l’activité humaine comme un moyen de produire matériellement la solution à des besoin créer de toute pièce par la société de consommation ; Marx dénonce aussi comme Guy DEBORD la société où les individus deviennent étranger à eux-même car ils sont guider par la société et prennent l’image que l’on leur fait passer et pas leur propre image réelle.

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Guy DEBORD cherche à désaveugler la société de son époque, en effet il aimerait faire passer se massage que la société n’est qu’une manipulation constante de nos idées et de notre consommation. Cette manipulation de la société est finalement diriger et contrôler en grande partie par les médias qui permettent de transmettre des information ou de pousser les individus à créer des besoins ou a changer leur idées. Finalement la télévision est le média le plus utiliser pour cette manipulation mais pas le seul, internet est un autre média qui touche énormément tout les individus de tout les ages.

En conclusion les médias permettent le développement quotidien de la société post-industrielle et Guy DEBORD est l’une des figures qui tentent de montrer cette manipulation des individus et de lutter contre cette influence sociétale.

Les loups au quotidien

Guy Debord écrivain et cinéaste (court métrage) rédige en 1967 La société du spectacle.

Selon lui l’emprise de la marchandise sur les masses est omniprésente dans nôtre société de consommation, sur tous les aspects de la vie. Les commerciaux utilisent les médias de masse pour que toute la société pense la même chose . Un produit est montré de façon extraordinaire dans les média mais lorsque la masse obtient cet objet, il devient vulgaire car un nouvel objet est présenté.

NO SPOIL

Dans le dernier Martin Scorcese (Le Loup de Wallstreet) Jordan Belfor, trader, est addict à l’argent. Il nous raconte au fil de l’histoire (biographie) ses sensations (achat des derniers modèle de voiture…), ses désirs (la mode), ses motivations dans la vie (toujours acheter,  dépenser). Tout ce que dit Guy Debord sur l’emprise de la société sur les individus est illustré dans ce film.

Comme l’explique Guy Debords : « le spectacle est une idéologie économique ». Il font leur réunion pendant les soirées.

Enfin, le travail de Jordan Belfor le déshumanise. Il se perd dans les drogues, les femmes… Le spectacle des marchandises fait aussi parti du processus de son aliénation. On pourrait même dire qu’il devient  le spectacle à la fin…

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NE TRAVAILLEZ JAMAIS

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Dans la société du spectacle décrite par Guy Debord, la société capitaliste mettrait en place un système aliénant pour la nature humaine.  Debord rejoint ici Marcuse dans le sens où il soutient que le capitalisme crée de faux besoins basés sur l’apparence, et où la satisfaction desquels justifieraient de considérer l’Homme en tant que simple consommateur.

Le point le plus flagrant serait la marchandisation de la culture. Ainsi, la puissance de l’art diminuerait à mesure qu’augmenterait sa valeur marchande. Il acquerrait ainsi une légitimité basée sur sa valeur au sein d’un système établi, et plus une légitimité historique et culturelle. La contestation doit alors passer par une réappropriation et un détournement de cette culture, elle pourra ainsi retrouver un sens qui lui est propre, et qui n’est plus relié à la sa valeur économique.