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L’information est une marchandise

Guy Debord est un penseur français née dans les années 1930 (1931-1994). Il incarne la lutte contre cette société industrielle, capitaliste qu’il considère comme simulacre. Il est l’auteur de « la société du spectacle » un essai publié en 1967 dans lequel il conceptualise la notion sociopolitique du spectacle.

La société du spectacle est une critique radicale de la marchandise et de sa domination sur la vie et de l’aliénation de la société de consommation. Selon Debord le spectacle est une idéologie économique qui permet à la société contemporaine de légitimer une vision  unique de la vie. Cette vision est notamment imposée  grâce aux médias. Le spectacle s’inscrit donc donc la logique du mode de production capitaliste.

Selon l’auteur la notion de spectacle est le rapport social entre des individus médiatiser par des images.

On peut illustrer son propos avec les informations données au journal télévisé. Les informations sont en fait des marchandises produites et achetés par les chaines de télévision. Elles sont mises en scène de façon à ce que le spectateur se sente réellement concerné, ce dernier va donc considérer qu’elles ont un impact direct sur sa vie.  Aucun spectateur ne vit directement ces informations et pourtant tous concerné,  vivent leur vie derrière leur écran.

L’accumulation de ce phénomène créer une bulle médiatique qui n’est finalement pas la vrai vie mais simplement un simulacre.

Pour s’émanciper le spectateur ne doit plus se référer à cette bulle qui n’est que spectacle.

 

La plaie d’exposition

Michel Foucault, né Paul Michel Foucault. Était un professeur de psychologie et philosophe très marquant de son siècle. Dans son œuvre il parle des châtiments, et aujourd’hui nous allons nous intéresser a cette notion.

Chez les Hommes le spectacle a toujours eu une place privilégiée. Des grecs aux romains, jusqu’aux boxers dans les années 60 et le catche de nos jours. Voir des hommes qui  se battent fait toujours frissonner les foules.

Ce besoin nous viens de nos instincts primaires bestiaux. Voir des exécutions publiques, des gladiateurs s’entre-tuer, ou des catcheurs sur le ring répond à des pulsions enfouies dans le cœurs des Hommes.

Les loups au quotidien

Guy Debord écrivain et cinéaste (court métrage) rédige en 1967 La société du spectacle.

Selon lui l’emprise de la marchandise sur les masses est omniprésente dans nôtre société de consommation, sur tous les aspects de la vie. Les commerciaux utilisent les médias de masse pour que toute la société pense la même chose . Un produit est montré de façon extraordinaire dans les média mais lorsque la masse obtient cet objet, il devient vulgaire car un nouvel objet est présenté.

NO SPOIL

Dans le dernier Martin Scorcese (Le Loup de Wallstreet) Jordan Belfor, trader, est addict à l’argent. Il nous raconte au fil de l’histoire (biographie) ses sensations (achat des derniers modèle de voiture…), ses désirs (la mode), ses motivations dans la vie (toujours acheter,  dépenser). Tout ce que dit Guy Debord sur l’emprise de la société sur les individus est illustré dans ce film.

Comme l’explique Guy Debords : « le spectacle est une idéologie économique ». Il font leur réunion pendant les soirées.

Enfin, le travail de Jordan Belfor le déshumanise. Il se perd dans les drogues, les femmes… Le spectacle des marchandises fait aussi parti du processus de son aliénation. On pourrait même dire qu’il devient  le spectacle à la fin…

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« Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n’exprime finalement que son désir de dormir. »

Guy Debord at flour mill

Son ouvrage phare, « la société du spectacle » parle de l’importance que les divertissements ont prit dans notre système politique, dont l’image, par un biais sociologique. Très critique à l’égard de tout ce qui concerne le “spectacle”, l’auteur définit ce mot comme un bien marchand qui a perdut tout son sens, il est divertissement pour divertissement. Ces distractions nous rapprochent physiquement mais nous isolent mentalement ce qui est plus important. Tout ce qui attrait à la société de spectacle est un prolongement de la
doctrine capitaliste, qui n’a pour objectif que la possession, imposture de satisfaction. Ce jugement très acèrbe
Que ce soit par la publicité ou en érigant des vedettes, fausses idoles de notre temps,les nouveaux médias sont acteurs de cette dissimulation du vrai et ainsi d’une certaine forme de négation de la vie. C’est ce qu’essaye de dénoncer Guy Debord dans la plupart dans ses ouvrages qui sont des manifestes engagés, ils suivent tous un courant de pensée révolutionnaire dont il était l’un des grand acteurs : L’International situationniste. Son combat contre notre aveuglement médiatique était acharné et on peut regretter aujourd’hui que notre monde ressemble de plus en plus à  1984 de G.Orwell  malgré son abnégation.

La société du spectacle, Guy Debord

Hola hola,

La Société du Spectacle, cela vous évoque-t’il quelque chose? C’est ce cher Guy Debord qui nous en parle en 1967. Tout au long de cette oeuvre, il ouvre nos yeux sur la société de consommation, qu’il qualifie de société de spectacle. Il s’agit d’une critique radicale : la marchandise est dominante et atteint la vie de chacun.

Cette critique avait déjà été appréhendée par Boris Vian. Dans sa chanson La Complainte du Progrès évoquait déjà un panel de produits imposant à travers une énumération de produits éléctroménagers, de produits tout simplement commercialisés, montrant ainsi l’omniprésence de ces derniers. Il dénonce le système par le biais d’une plainte de la complexité de ce dernier, avant tout était plus simple en amour, maintenant il est question de cadeaux, et de produits dont le besoin a été crée dans l’esprit des gens.  Cette chanson est sortie en 1956, elle précède donc celle de Debord.

Bien à vous amigos,

CD

Un cercle vicieux

Guy Debord est un écrivain, essayiste, cinéaste, poète et révolutionnaire français. En 1967, l’auteur publie son principal ouvrage, la « Société du spectacle » qui est essentiellement une critique radicale de la marchandise et de sa domination sur la vie.

Voici une étude du paragraphe soixante-neuf du livre  » La société du spectacle « , à 28min50 dans le film. 

Ce passage dénonce la publicité mensongère et les faux besoins crées par celle- ci. En effet, “ l’objet dont on attend un pouvoir singulier n’a pu être proposé à la dévotion des masses que parce qu’il avait été tiré à un assez grand nombre d’exemplaires pour être consommé massivement”. Cet objet présenté comme extraordinairement singulier par la publicité devient vulgaire à l’instant où il entre chez le consommateur, c’est à dire, sans grande utilité, sans aucune élévation, prosaïque, bas et commun. Celui-ci révélant alors sa pauvreté au consommateur, ce dernier n’a pourtant même pas le temps de s’en rendre compte puisqu’un autre objet attire immédiatement son attention.

C’est à la thèse de Shoppenhaeur qu’il faut se référer. En effet, le philosophe présentait déjà au 19ème siècle une thèse -bien pessimiste- donnant l’explication de cette surconsommation produite par l’homme. En effet, l’être humain était aliéné à cette consommation dans le sens ou il subit une oscillation permanente entre la souffrance et l’ennui : soit il souffrait de ne pas posséder quelque chose, soit il s’ennuyait de ce qu’il possedait déjà.

En liant ces deux théories ayant pourtant un siècle d’écart, nous pouvons tirer une conclusion à propos de cette surconsommation : c’est alors ce bonheur impossible qui aurait poussé l’homme, puis la société tout entière à donner ce spectacle économique.

ND