Archives pour l'étiquette sublimation

sublimation répressive, forcément péjorative ?

La sublimation est un mécanisme psychologique qui vise à transcender le réel, en d’autre mots, à prendre distance de la réalité tout en la dépassant. Par exemple, le sport peut être une forme de sublimation de la violence qu’on porte en soi. C’est une forme d’extériorisation positive d’une pensée négative. De même, l’art peut être la sublimation d’une émotion non verbale néfaste. Son extériorisation apaise et ne nécessite pas de discussion. Le sublimation est donc considérée comme positive

De l’autre côté on a la sublimation répressive, celle-ci est exactement l’inverse de la sublimation, c’est à dire que, plutôt que de prendre distance avec la réalité, on y adhère de manière totale. Plutôt que de transformer une pulsion nous l’extériorisons sous sa forme brute. la vision qu’Herbert Marcuse a de elle-ci est négative. Néanmoins il s’est réapproprié ce concept freudien afin de penser la sublimation non répressive.

Mais la sublimation répressive des désirs est-elle vraiment si péjorative ? Et ci c’était l’inverse…
la sublimation impose un refoulement et un refus de confrontation direct avec la pulsion. Nous la transformons sans chercher son origine. Cela s’apparente à la reconstruction d’une maison sur les mêmes fondations instables ?
La sublimation non répressive serait une sorte de stase qui apaise mais qui ne résout pas.
D’un autre côté, la sublimation non répressive permet à un individu colérique de se canaliser et donc de pouvoir vivre plus sereinement avec son entourage. Sa colère peut dans ce cas également servir de moteur à la concrétisation de projets.

Afin d’amorcer un débat houleux : La religion peut elle être considérée comme la sublimation d’émotions tel que la colère, la tristesse, le désespoir… ?

Procrastination, que faites vous là ?

ob_51fe10_1377030-10202321809909105-2081554205-n-jpgMarcuse Herbert, philosophe et sociologue marxiste, est connu pour les complétions qu’il a apporté aux différentes œuvres de Freud, notamment concernant la sublimation répressive des désirs. Celle-ci peut-être définie comme étant un mécanisme de défense psychologique, basée sur le refoulement de pulsions sexuelles dont l’énergie serait extraite dans le but d’alimenter une activité artistique, intellectuelle ou littéraire. C’est un phénomène typiquement humain.

Il vous est tous déjà arrivé d’avoir quelque chose d’important à faire, quelque chose d’ennuyant au possible à tel point que vous auriez préféré baisser les bras afin de vous réorienter vers une tâche que vous qualifieriez d’utile ou du moins plus amusante à faire sur le moment, alors que quelque part vous savez très bien que ladite tâche ne prime clairement pas sur la seconde. On appelle cela la procrastination, repousser ce qui est important dans le temps afin de nous engager dans une activité différente et moins pénible. Certains y font plus appel que d’autres. Avez vous déjà fais attention à toutes les choses que vous trouvez très amusantes à faire au travail mais qui perdent tout leur intérêt une fois votre doux foyer rejoins ? Oui, oui vous me comprenez très bien, je parle de ce fameux stylo avec lequel vous faites les majorettes, ou encore de facebook que vous consultez en moyenne 10 fois plus au travail que chez vous. Il vous arrive également de prendre goût au ménage lors de vos partiels ? Alors vous faites parti du lot !

La sublimation entre en jeu lorsque la procrastination s’oriente au service de projets créatifs. Il est dit que la sublimation a lieu lorsqu’elle sert « un but plus important culturellement parlant ou socialement utile, comme dans la création d’œuvres d’art ou l’inventions ». Au lieu de fixer l’évier de la cuisine, je peux choisir de peindre mon chef-d’œuvre, ou commencer à écrire mon roman. Cette action peut également être employé en sens inverse si, par exemple, ce que je déteste vraiment est l’idée de commencer à travailler sur mon roman ou mon projet artistique. Dans ce cas, je peux me retrouver à fixer mon évier qui a été dans l’attente d’être fixé pendant des semaines.

La procrastination peut s’exprimer sous diverses formes : regarder la télévision, faire du sport, jouer aux jeux vidéo, etc… Ces formes de relaxation sont acceptables et peuvent être efficace si notre souhait est de réduire notre niveau de stress à un moment difficile et stressant. Cette redirection de l’énergie est généralement un processus inconscient; beaucoup de personnes ne s’aperçoivent pas qu’elles procrastinent. Mon questionnement est le suivant : ne serait-il pas préférable et possible d’utiliser ces atermoiements dans l’objectif d’accomplir les tâches les plus importantes en redirigeant la procrastination sur les tâches secondaires ?