Archives pour l'étiquette technique

Nous autres, héritiers de la reproduction

Aujourd’hui, grâce aux nanobiotechnologies il est possible d’envoyer un message à nos proches seulement par le biais de notre pensée. L’application Smartstones née en 2013 et originaire de Santa Barbara en Californie permet de pallier certains handicaps comme l’impossibilité de communiquer. En portant un casque développé par la société Emotiv, il est possible de traduire les ondes cérébrales et de les retranscrire sur un smartphone.

Selon Wikipédia… Medicina, ou « l’art de guérir » en latin est la science et la pratique (l’art) étudiant l’organisation du corps humain (anatomie humaine), son fonctionnement normal (physiologie), et cherchant à restaurer la santé (physique et/ou mentale) par le traitement (thérapie) et la prévention (prophylaxie) des pathologies.

19104711957592orcaduceemedicaldesymboleisolesurunfondblancLe maniement de cet art, souvent réservé à une élite, a longtemps gardé un caractère particulier puisqu’il touche à la vie et historiquement à la question de la théologie. Deux visions s’opposent entre les origines (Asclépios/Esculape) mais ces dernières trouvent un consensus dans le caractère divin de ce pouvoir, le caducée des médecins en étant témoin.

Un des premiers textes qui propose une réflexion sur l’art et la technique est « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée » écrit en 1936 par le penseur Walter BENJAMIN. Il fut aussi l’un des premiers à traiter la question de la modernité.

Dans ses écrits, il aborde la notion de l’aura, ce qu’il définit par l’émanation d’un objet physique et unique, situé à un temps (nunc) et lieu précis (hic). Cet objet doit être inscrit dans une culture spécifique, reconnue et entretenue au fil du temps. La reproductibilité joue aussi sur la qualité de l’objet unique.

Ainsi, les produits de la médecine conservent leurs propriétés métaphysiques puisqu’elles répondent bien à un temps et un lieu donné. De plus cet art à part entière n’a plus besoin de faire ses preuves tant il est omniprésent et depuis tout temps.

Seulement, l’apport de la modernité amène BENJAMIN à se questionner sur l’aura et l’idée de tradition au quel il se rattache. En reproduisant l’objet, il se détache de la tradition en détériorant son aura et son unicité. 

On peut s’interroger sur les interactions qu’ils existent entreune médecine religieuse et la modernité. Si l’aura perdait de son authenticité lors de la reproductibilité alors cela un-coeur-artificiel-de-la-societe-carmat-a-velizy-le-24-septembre-2009_4646612signifierait qu’un patient ayant subit une transplantation cardiaque venant d’un coeur créé artificiellement serait impure?

                                                                    coeur artificiel de la société Carmat

Le transhumanisme se développe de jours en jours afin de pouvoir allonger l’espérance de vie et sa qualité. L’élaboration de « Bébés sur mesure » n’est plus une fiction puisqu’elle techniquement praticable en modifiant le code génétique. Cet eugénisme se permettant de manier la vie nous conduirait il vers un monde plus « sain » ou simplement dépourvu de différences entres les individus?

Sources :

http://futurism.com/think-speak-headset-lets-people-communicate-using-brainwaves/

La musique que vous écoutez n’est pas originale

J’ose imaginer que vous avez, vous, lecteur, un quelconque moyen d’écouter de la musique, les exemples sont multiples : tourne-disque vinyl, radio, CD audio, MP3, ordinateur, smartphone, …
Les morceaux que vous écoutez, vous les connaissez par coeur, vous vous les êtes appropriés, pour vous, vous écoutez ces musiques tels quelles ont été crées, originellement. Et bien laissez moi vous dire que vous vous trompez. En effet, ce ne sont que des reproduction de ces dernières, sous la forme d’un enregistrement, ce qui, laissez moi vous le rappeler, n’est apparu qu’avec l’ère moderne et les premiers enregistrements sonores datent de la deuxième moitié du XIXème siècle.

Ainsi, nous nous retrouvons face à des reproductions de ces oeuvres, car nous n’allons pas voir le concert original, et cela rejoint la pensée de Walter Benjamin, penseur allemand du XXème siècle. Pour lui la possibilité de reproduire une oeuvre conduit à des copies qui n’ont ni l’aura ni la portée des originaux. Ainsi, toujours dans le domaine de la musique, nous pouvons prendre l’exemple des reprises et autres covers et peut être exposé un cas ou la reproduction d’une oeuvre permet d’apporter quelque chose de plus à cette dernière…

Collection de disques d'or d'un studio d'enregistrement.
Collection de disques d’or d’un studio d’enregistrement.

The Man Who Sold the World (Nirvana), Hallelujah (Jeff Buckley), Feeling Good (Muse), Somewhere Over the Rainbow (Iz), All by Myself (Céline Dion), I Will Always Love You (Whitney Houston), Can’t Take my Eyes Off You (Gloria Gaylor), Knocking on Heaven’s Door (Guns’n Roses), la liste est encore longue de morceau dont tout le monde pense connaitre le créateur, mais n’en connaissent en réalité qu’un interprète. En effet, ces morceaux ont été composés respectivement par David Bowie, Leonard Cohen, Nina Simone, Judy Garland, Eric Carmen, Dolly Parton, Franki Valli et enfin Bob Dylan.

En effet tous ces morceaux ne sont que des reprises, devenues plus connues que les originales, la question de l’aura de l’oeuvre se pose alors, est-il possible que ces oeuvres apportent quelque chose de plus que les originales, ou tout du moins quelque chose de différent ?

Game of Thrones, un succès à double tranchant ?

Ce Lundi 25 Avril 2016, à 3 heures du matin (heures de Paris), Game of Thrones entamait son retour pour une sixième saison. Un événement attendu par des millions de fans à travers le monde. Un phénomène à double tranchant pour la série télévisée ?

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