Archives pour l'étiquette Télé-réalité

La télé réalité

Bourdieu dit que la télévision est un danger pour le champ culturel mais aussi pour la politique. A la télévision, c’est le règne de l’ego  qui prime, dans le cas où la plupart des intervenants viennent pour être vu. On retrouve beaucoup ça dans la télé réalité.

On pourrait se poser la question de quel est l’intérêt à se montrer à la télévision juste pour exposer notre vie, pour se faire voir en train de manger, en train de dormir, en pleine crise ou tombant amoureux ? Le m’as-tu-vu est tellement présent de nos jours qu’il est difficile de faire la liste de toutes les télés réalités qui inondent notre marché visuel.

Alors qu’est-ce qui fait leur popularité ? qu’est-ce qui fait que ces télés-réalités marchent-elles tant ?

Nous sommes dans une société où tout est visible, où tout peut être montré, ou plus rien ne choque vraiment. C’est internet qui nous plonge dans ce système là, et c’est ainsi que les télés réalités trouvent autant de succès auprès du public. Les candidats sont dans la provocation.

Ils se montrent en spectacle, c’est un danger pour le champ culturel, les télés-réalités prennent place sur les chaines principales pour montrer du prosaïque vulgaire q ne sert qu’à assouvir le côté « voyeurisme » des téléspectateurs.

Les démons de la télé réalité

Depuis les années 2000 un nouveau genre télévisuelle venu des Etats Unis à débarqué en France, la télé réalité. Le concept est de prendre des gens inconnus du grand public, à priori comme monsieur et madame tout le monde. Le but est de permettre au spectateur de s’identifier plus facilement aux personnes. En effet selon les programme de télé réalité, le noeud central du jeu reste l’interaction entre les différents protagonistes. Cette proximité avec le spectateur rend le concept d’émission populaire, souvent décrié par les intellectuels, qui dénonce une télé poubelle. 

Ici la pensé d’Adorno prend tout son sens, ce grand sociologue voyait la culture de masse d’un mauvais oeil. En effet prenons l’exemple d’une personne participant à un programme de télé réalité, il se sent donc comme un producteur de cette culture de masse. Mais selon Adorno celui-ci est une victime. Victime d’un système, qui l’utilise à des fins commerciales. C’est d’ailleurs ce que l’on voit, pendant le temps de l’émission ces inconnus sont érigés en star mais il est très difficile de faire perdurer cette célébrité éphémère. Il se retrouve très vite victime du système qui les à rendu star, certain le décrivent comme une descente en enfer. 

Adorno était en ce sens un grand précurseur des problématiques de notre génération.

Le Panoptique, un système de surveillance sans faille

Michel Foucault est un grand intellectuel qui s’est intéressé notamment à la psychologie et qui a proposé un nouveau regard sur différents sujets de la philosophie. Il est notamment connu pour être un acteur du structuralisme. Dans son ouvrage « surveiller et punir » paru en 1975 Foucault s’intéresse aux questions de contrôle et de discipline en s’appuyant notamment sur le domaine carcéral. Dans cet ouvrage il consacre un chapitre au panoptique, une invention de Jeremy Bentham. L'intérieur de la prison Presidio Modelo, à Cuba, construite sur le modèle du panoptique

Le panoptique est une tour placée au centre de la salle principale ou se trouvent les cellules disposées en cercle. Ce système de sécurité permet aux surveillants de contrôler toutes les cellules systématiquement.

Cette technique de surveillance peut nous faire penser à celle utilisée durant les émissions de télé-réalités. Je prends l’exemple de Secret Story pour illustrer mon rapprochement.

Dans cette émission  les « Acteurs » sont surveillés constamment et dans toutes les pièces de la maison dans laquelle ils sont enfermés. Tous les faits et gestes sont enregistrés et les séquences les plus « intéressantes » pour le spectateur sont transmises à la télévision. Dans ce cadre les personnes sont surveillées mais pas pour la même raison. Cependant on peut rapprocher Secret Story de la prison car dans les deux cas l’individu perd toute intimité.