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La télévision un média sali

Pierre Bourdieu est une figure majeure française dans la sociologie. Son oeuvre sociologique s’intéresse particulièrement à la hiérarchie sociale et ses effets sur les individus. Pour maintenir une hiérarchie en place les médias sont l’outil idéal. Bourdieu critique notamment la télévision et par ce biais l’information qu’on nous véhicule.

Le média en lui même n’est pas un problème (au contraire utilisé à bonne escient il serait d’une grande richesse) mais c’est l’utilisation qu’on en fait qui l’est. Encore une fois la valorisation économique et  la logique capitaliste on tout sali sur leur passage.

Je vais prendre l’exemple des publicités pour illustrer la dégradation de ce média.

A  t-on vraiment besoin de la publicité ? Vous allez remarquer que tous ce qu’on nous expose à la télévision sont des produits ou  des objets superficiels. Par l’utilisation (très prononcée) de la publicité la télévision nous suggère tous ce que nous devons acheter pour vivre bien et être digne de cette société (par exemple acheter un beau 4×4, mais attention pour ça il faut se crever au travail !). Ainsi elle façonne notre mode de vie tout entier. On observe encore cette intention d’uniformiser la masse.

Malheureusement les chaines françaises qui tentent de limiter le temps de pub se comptent sur les doigt de la main. On peut citer Arte qui à vue le bon coté dans ce média devenu « poubelle ».

 

 

Fast-thinking, le fléau des médias ?

Pierre Bourdieu (1930 – 2002) est un sociologue français dénonçant la façon dont l’informulation circule dans notre société contemporaine. Et ce, au travers de ce qu’il nomme le fast-thinking. Bourdieu définit ce dernier comme un contre-la-montre. Les équipes rédactionnelles des journaux, qu’ils soient télévisés ou radiophonique, trient les informations qui seront présentées au spectateur ou à l’auditeur au cours de la journée et, principalement, aux informations données à certaines heures en particulier où l’audimat grimpe « naturellement »: le matin et la fin d’après-midi pour saisir les travailleurs qui sont sur la route, le midi ou le soir à l’heure des repas. Mais n’est-ce pas qu’une façade ?

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La peur cultivée par la télévision

Dans son ouvrage Sur la télévision, Bourdieu fait une critique des médias en considérant que la télévision elle-même est soumise à la loi du marché. Si on s’intéresse aux journaux télévisés, on peut retrouver cette idée dans le sens ou c’est un domaine concurrentiel, avec de multiples chaînes qui diffusent un journal à la même heure.

Les chaînes cherchent l’audience, alors elles font tout pour capturer l’attention des téléspectateurs, et c’est ainsi que la télévision accorde une grand part à des sujets bien spécifiques, qui font souvent scandales majoritairement les affaire politico-médiatiques et les faits divers.

Un autre moyen de tenir les téléspectateurs en haleine, c’est de jouer sur le sensationnel. Les journaux télévisés misent sur l’angoisse, le suspense pour garder l’attention.

A ce propos, un reportage traite de l’exploitation de la peur par les médias, et en particulier par les journaux télévisés.

Pour résumer, ce reportage explique comment les journaux abusent parfois de la vérité en déformant la réalité dans l’objectif d’être plus impressionnant afin d’avoir plus d’impact, et cela en alimentant la peur (jusque dans les publicités choisies). Ce qui nous est dit n’est finalement pas représentatif de ce qu’il se passe vraiment, et nous avons ainsi tendance a sur-évaluer le danger.

Il n’y a qu’à voir le générique du JT de TF1 :

Et si vous créiez une guerre pour faire diversion?  

C’est le speech de Wag the dog (1997), un film de Barry Levinson qui débute deux semaines avec les réélections du président des Etats-Unis. Afin de cacher un scandale sexuel qui le met un péril, un président aidé de ses conseillers et spin-doctors cherche à détourner l’attention des médias et la presse afin de ne pas entacher ses élections présidentielles. 

Pierre Bourdieu, une figsite_28_rand_403431947_wag_the_dog_maxed_627ure majeure dans la sociologie française évoque dans « Sur la télévision suivie de l’emprise du journalisme », le danger que représente la télévision pour le champ culturel mais aussi pour la politique. La télévision devrait être un outil démocratique alors qu’elle est en vérité complètement son inverse. Il pose seulement ce constat mais ce dernier cherche une logique plus humaniste et culture
lle. Selon lui, la seule logique est capitaliste et elle se recherc
he par l’audimate. A la télévision règnerait une forme de censure invisible. C’est le règne de l’égo dans le cas ou la plupart des intervenant viennent pour être vu
Ensuite, un terme qu’il évoque est La pensée en kit ou fast-thinking, elle renvoie à la pensée rapide (kit) qui fait le deuil de toute subtilité, recherches et analyses. De plus, la télévision montrerait en cachant. Enfin son cinquième principe traite de la circulation de l’information qui est dite « circulaire », ce qui veut dire qu’elle fait ressortir toujours les mêmes informations par le fond et la forme. La banalisation de l’information télévisuelle par le biais des mêmes codes visuels et  sonores ne laisse plus de singularité. On semble sans cesse entamer l’information avec le spectaculaire et enfin le suivi.

Dans Wag the dog, ces principes sont très bien compris puisque l’information est crée de toute pièce. Ce film fut d’autant plus étonnant car ce dernier est sortit moins d’un mois avant les retentis médiatiques de Bill Clinton et de Monica Lewinsky.

Ne bourdons plus

Vous connaissez tous les débats politiques télévisés, notamment lors des présidentiels française ou américaine. Il est devenu habituel pour les principaux candidats de s’engager dans un débat télévisé. Il est souvent questions d’aborder des sujets d’actualité. Ils ont généralement lieu vers la fin de la campagne électorale, une fois que les deux partis ont désigné leurs candidats. Retransmis en direct à la télévision et à la radio c’est un évènement politique et médiatique à la fois récurent et important des élections. En effet les politique ont pour cible les indécis, afin de les convaincre à quelques semaines des élections. La télévision y joue ici un rôle important, censé être un outil démocratique, elle se doit de retranscrire d’importante promesse dans l’espoir d’un futur meilleur.

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Cependant selon Pierre Bourdieu, sociologue et philosophe, la
télévision est complètement l’inverse. Sa logique capitaliste cherche l’audimat. A la télévision, on retrouve le règne de l’ego qui prime sur le reste. Les intervenant viennent généralement pour être vu et reconnu. Dans le cadre des élections les candidats sont à la recherche de ces quelques voix qui feront la différence. Il est courant que les débats change le cours des élections. Les informations se chevauchent, nous empêchant ainsi de les assimiler proprement. On se fit alors à notre instinct et à celui qui nous semble le plus sympathique, ou bien dans le meilleur des cas, celui qui aura des idées qui semblent pertinente, pour peu qu’ils aillent lire leur programme. Et si on confiait nos pays à n’importe qui ?

Prit à leur propre jeux

De nos jours, le nombre de chaine de télévision ne cesse d’augmenter, tout comme les émissions qui y sont présentes. En effet, si l’on fait attention au programmes télévisés, on remarque qu’ils se ressemblent à peu près tous et proposent les mêmes sujets. Que ce soit sur les chaines d’informations ou de divertissement, les journalistes abordent les mêmes thèmes en pensant se démarquer de leurs concurrents.

Pierre Boudrieu, l’un des sociologues français les plus important de la seconde moitié du XXème siècle, nous explique qu’à la télévision, la concurrence est tellement présente qu’elle tend à uniformiser les émissions.

En effet, à force de brasser les informations que l’on nous dévoile, mais aussi à force de vouloir tout le temps être le premier à divulguer l’information croustillante du moment, les chaines ne cessent de répéter ce qui se dit tous les jours.

À force de vouloir uniformiser la population, les médias de masse finissent par s’uniformiser eux-même, c’est triste!

La diffusion et l’instauration de la peur à travers les média

Chercheur Canadien, Marshall McLUHAN était un visionnaire de la mondialisation et d’internet. Il va bouleverser fortement l’étude des média et des médias de masse par ses expérimentations et a été le premier à prédire les médias de masses liés à la technologie, et l’asservissement médiatique d’aujourd’hui.

Dans l’émission de France 5 «Violences, les écrans en accusation» on peut voir Michael Moore, lanceur d’alerte et réalisateur -notamment de Fahrenheit 9/11 (palme d’or 2004)- tenir les propos suivant lors d’une interview : «Vous commencez à devenir comme des Américains. Vous commencez à opprimer vos pauvres, à accabler les immigrés. Maintenant votre journal télévisé commence comme ainsi : «Cette nuit dans un quartier de Paris, trois arabes ont agressés une vieille dame» et cela apporte la peur dans le cœur du publique français. Alors pourquoi en est-on arrivé là ?»

Effectivement, pourquoi en sommes-nous arrivé là ? Pour faire grimper les audiences, au journal télévisé, rien de tel que des faits divers atroces. Alors que selon une étude dans l’émission «Salut les Terriens» diffusée sur Canal +, ces dix dernières années, le nombre de meurtres commis en France a baissé de près de 40%, alors que le nombre de sujets consacrés à des faits divers sordides dans les journaux télévisés ont augmentés de 70%.

Mais attention : ces informations que je vous relate sont, vous l’aurez remarqué, divulguées par la télévision elle-même, qui nous dit de nous méfier de la télévision. «Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien», disait Socrate. C’est pourquoi je ne peux que vous prodiguer ce conseil : efforcez vous de savoir par vous même les informations, et surtout, multipliez les sources, en ayant un regard critique sur leurs émetteurs.

Condamnation de la télévision par Guy DEBORD

g_Cote13Court12aDebordNous retrouvons dans notre société une médiatisation de nos rapport sociaux et nous sommes comme spectateur de nos propres vies et de ce qui nous entour. Guy DEBORD est une figure française qui dénonce la société post-industrielle et capitaliste ; en effet il a écrit un livre « la société du spectacle », dans lequel il dénonce cette société qui nous fait passé « d’être » à « avoir et paraître ». Le principal média qui plonge la société dans cette ère post-industrielle est la télévision ; en effet ce média est utiliser pour diffuser des informations sur les événements qui se produisent autour de nous, on retrouve à travers, une médiatisation de la vie de la société et c’est un des critères qui poussent les individus à se donner une image, à changer leurs opinions et leur choix en fonction des valeurs que la société tentent de mettre en place. Mais on retrouve également les publicités ou émissions pour soutenir la société de consommation, c’est un critère qui pousse les individus qui composent la société de se référer à des produits et finalement à se coller à l’image de ce qu’il voient, ont retrouve ainsi une manipulation de l’individu et de ses choix.

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Guy DEBORD parle d’une volonté de crypter la pensée, il dénonce et rejette totalement la volonté de la société de transformer les individus en spectateur de leur propre vie. Il rejoint la pensée de Marx sur la structure en dénonçant l’activité humaine comme un moyen de produire matériellement la solution à des besoin créer de toute pièce par la société de consommation ; Marx dénonce aussi comme Guy DEBORD la société où les individus deviennent étranger à eux-même car ils sont guider par la société et prennent l’image que l’on leur fait passer et pas leur propre image réelle.

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Guy DEBORD cherche à désaveugler la société de son époque, en effet il aimerait faire passer se massage que la société n’est qu’une manipulation constante de nos idées et de notre consommation. Cette manipulation de la société est finalement diriger et contrôler en grande partie par les médias qui permettent de transmettre des information ou de pousser les individus à créer des besoins ou a changer leur idées. Finalement la télévision est le média le plus utiliser pour cette manipulation mais pas le seul, internet est un autre média qui touche énormément tout les individus de tout les ages.

En conclusion les médias permettent le développement quotidien de la société post-industrielle et Guy DEBORD est l’une des figures qui tentent de montrer cette manipulation des individus et de lutter contre cette influence sociétale.

Culture de masse et télévision

Qu’est ce que la culture de masse? À quoi correspond-t-elle vraiment? Edgar Morin, un sociologue et philosophe français nous en donne une définition simple mais efficace. Pour lui, la culture de masse est une culture produite en fonction de sa diffusion massive, s’adressant à une masse humaine, c’est à dire à une agglomération d’individus considérés en dehors de leur appartenance professionnelle ou sociale.

Malheureusement, cette culture est influencée et diffusée grâce aux médias omniprésents dans notre société actuelle. En effet, à cause du développement de la télé, la population est principalement renseignée par ce médium et par les chaines d’informations qui leur sont proposées. De ce fait, la société est informée par des courants de pensées catégorisées par les différentes chaines présentes à la télévision.

Edgar Morin soulève alors un point intéressant: la culture n’émane pas seulement des médias de masse, mais aussi des inter-influences des cultures. Pourtant, les médias de masses sont, généralement, les principaux canaux de cette culture de masse, elle relève ainsi d’une massification de l’ensemble des maillons de la chaine culturelle: production, diffusion et réception.

À cause de cela, beaucoup de personnes ne se créent pas leur propre culture et se contentent d’écouter et de gober ce que la télévision peut leur raconter. Pour moi une culture est personnelle, elle vient d’ouvrages lus, de films visionnés, de voyages réalisés, de rencontres faites… Chaque experience vécue apporte une valeur ajoutée à notre culture qui nous est propre. Malheureusement, au cours de notre siècle, on assiste à un aveuglement de la population, dirigé par les personnes à la tête de la société.

La dernière fois je regardais la télévision, ce qui m’arrive rarement, et je suis tombée sur une chaine d’information. J’avoue avoir eu envie de pleurer en la regardant: toutes les informations données sont à propos de catastrophes naturelles ou humaines. Tout est vu d’un aspect négatif, et presque rien de jovial ne nous est communiqué. En l’éteignant je me suis dis que cette société était plongée dans le négatif, on y brasse des informations effrayantes ou on nous vend du rêve avec la publicité. Même les programmes fait pour nous divertir et certifiés « réalistes » sont écrits et organisés en amont.

Pour moi, on nous manipule, tout simplement.