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Le petit blouson en daim d’Herbert Marcuse

Herbert Marcuse (1898-1979) est un philosophe américain et allemand. Il a théorisé l’idée de l’homme unidimensionnel et dénonce la « société industrielle avancée » qui crée le besoin chez l’individu pour l’intégrer à la société de consommation. Dénonciation bien ancrée dans l’univers du groupe Stupeflip.

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L’homme euphorique dans son malheur

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Dans son ouvrage L’homme unidimensionnel, Herbert Marcuse interprète la société capitaliste (la « société industrielle avancée ») comme une société totalitaire, dans le sens ou elle absorbe toutes formes d’opposition et ne laisse rien en dehors d’elle. Cette absorption créerait une société unidimensionnelle parce qu’elle ne permettrait pas à l’homme d’accéder à une existence autre que celle qu’on lui propose.
Marcuse donne pour exemple la large distribution des ouvrages classiques, qui certes permet leur accessibilité au plus grand nombre, mais leur ferait perdre leur singularité et leur force d’opposition.
Il est alors intéressant de s’intéresser à la réinterprétation de certains ouvrages classiques. J’ai choisi de prendre pour exemple L’amour de Phèdre de Sarah Kane. Dans cette pièce, Hippolyte est mis en scène comme un enfant gâté qui passe ses journées devant la télévision et n’a plus d’intérêt pour sa propre existence. On pourrait voir ici une critique des médias de masse et de la société industrielle avancée décrite par Marcuse. Cependant, il me semble que Sarah Kane nous invite à voir plus loin : ce malaise vient du personnage, pas de la télévision. Il est inhérent à la nature humaine, et le personnage d’Hippolyte qu’elle met en scène n’est pas différent de celui de Racine.
Il me semble que lorsque Marcuse qualifie d’ »euphorique dans son malheur » l’homme contemporain, il accuse la société industrielle avancée d’un comportement inhérent à la nature humaine. Il ne ferait que réitérer les tentatives de tous les artistes et auteurs avant lui : trouver une cause « aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair » (acte III scène 1,Hamlet, Shakespeare).

Il me semblerait plus juste d’accuser cette société de fournir une distraction qui lui permettrait d’être seulement d’être euphorique.

Herbert Marcuse, l’Homme unidimensionnel

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vous parle de Herbert Marcuse et de son livre « L’homme unidimensionnel ».

La société industrielle avancée est, pour lui, une société totalitaire. « Elle manipule les besoins au nom d’un faux intérêt général ».

Marcuse traite des différents/nouvelles formes de contrôle de la masse dans la première partie de son livre. Pour lui, la société contemporaine est un énorme piège qui tente de nous uniformiser. Elle cherche également à nous abrutir pour avoir la main sur nous. Elle nous créée de nouveaux besoin pour que l’on consomme plus.

Pour lui les faux besoins (produire, consommer, par exemple : la mode, les loisirs) vont justifier un travail pénible, qui fait naître l’agressivité des gens.

L’art crée une société bidimensionnelle, puisqu’elle parle d’un autre monde, d’une autre réalité. Mais aujourd’hui la réalité dépasse la culture. L’idéal est devenu accessible et nous n’avons plus besoin de l’art pour y parvenir, l’art est aujourd’hui « classique ».

CD

 

Herbert Marcuse l’unidimensionnel

Bonjour à tous, aujourd’hui nous allons parler de Herbert Marcuse.

Herbert Marcuse est né à BerlMarcusein le 19 juillet 1898 dans une famille juive, et est mort le 29 juillet 1979 à l’âge de 81 ans. C’est un philosophe et sociologue marxiste membre de l’École de Francfort.

 

Sa pensée est fortement inspirée de 9782707303738la Marx et de Freud sur plusieurs aspects. En 1964, il publie son ouvrage « L’homme unidimensionnel » qui est une critique dénonçant le caractère inégalitaire et totalitariste du capitalisme durant « Les Trentes Glorieuses ».

A la différence de Freud, il dénonce l’inhumanité sur le principe de la réalité de la société en place. Il ne remet pas en cause les théories Freudiennes mais les adaptent à son époque. En revanche,  il critique le révisionnisme néo-freudien qui consiste à revoir l’ensemble des théories développées par Freud.

Merci et bonne lecture !

A la semaine prochaine !