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Ce moment divin

Walter Benjamin est un historien d’art, philosophe ainsi que critique d’art et littéraire allemand attaché à l’école de Francfort. Il introduisit le terme d’aura dans les années 1931 dans un essai “Petite histoire de la photographie”. Selon lui, l’aspect fondamental de l’oeuvre d’art est son authenticité, il parle alors de Hic et Nunc.

Pour illustrer ses propos je vais prendre l’exemple d’une photographie que j’ai prises lors de mon voyage au Vietnam l’été dernier. Le sentiment que j’ai ressenti au moment précis où j’ai pris cette photo ne pourra pas être reproduit parce qu’il est impossible de reproduire cet instant. L’inaccessibilité de cette photographie s’explique pour moi parce qu’une histoire en découle. La reproductibilité technique a pour conséquence la perte de l’aura parce que la copie de cette photo par une tierce personne perdrait l’histoire qui va avec. Elle la désacraliserait.

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Le fait qu’une oeuvre d’art soit reproductible affaiblirai le rapport qu’on l’on peut avoir avec l’original. “Une trame singulière d’espace de de temps : l’unique apparition d’un lointain si proche soit t-il” W.Benjamin

Je suis entièrement les propos de Benjamin en disant que la rareté d’une oeuvre lui confère un aura, de la valeur marchande et sentimental.

Marcuse et les Hippie

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Les hippies étaient principalement des jeunes du « baby boom » d’après-guerre. Ces derniers souhaitaient s’opposer à certaines normes et valeurs de la société occidentale, en contestant et refusant l’ordre établi. C’est dans le but d’aller à l’encontre de la société de consommation, le système capitaliste et le conformisme, que les communautés hippies se sont formées, urbaines ou rurales, et vivaient ainsi en marge de la société. Marcuse définissait les hippies de rebelles politiques et sociaux. Il désapprouvait le comportement excentrique les rendant peu crédibles aux yeux de l’opinion publique. En revanche, il restait convaincu que certains hippies pouvaient créer une société meilleure. Selon lui, les valeurs qu’ils défendaient, et en lesquelles Marcuse croyait, s’opposaient nettement à celles de l’ordre établi. De plus, l’individu et la liberté avaient une place de choix dans le vocabulaire hippie, ce qui ne pouvait que le satisfaire.

Voici un extrait de son ouvrage : Herbert Marcuse, Raison et révolution, Paris, Éditions de Minuit, 1969