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Mon portrait sonore, premier du nom : l’aventure de Nicolas Maurel

Pour nous préparer à la création de contenu, pour le webdoc. Nous avions pour exercice de faire un portrait sonore.

Pour ma part j’ai choisi Nicolas Maurel, un jeune graphiste indépendant de 23 ans qui parcourt la France en échange de ses compétences graphiques.

Lors du tournage, le point le plus problématique a été la direction de mon sujet. En effet son enthousiasme le dissipait, et souvent il s’écartait de la ligne directrice que je m’étais donné. Il n’est pas évident de diriger quelqu’un. Par chance le contact passait entre nous, l’atmosphère sur le tournage était bonne, nous étions à l’aise vis-à-vis de l’autre. Ce qui est frappant quand on fait un portait sonore, c’est la réflexion autour de la conception. En effet, on ne pense plus en terme de visuel, mais en son. C’est passionnant la façon dont on découvre une nouvelle façon de communiquer. C’était une première expérience pour moi, et elle a eu le mérite d’enrichir mon écriture.

Ma vision des choses a évolué tout du long, j’ai produit un document qui n’est pas parfait, si je devais lui citer un défaut principal, ce serait son paysage sonore. Au moment du tournage, et du montage je n’ai pas eu les bonnes idées, ce n’est qu’a posteriori qu’elles me sont venues. A l’inverse la qualité principale serait sa fluidité et son sujet marquant. En effet j’ai eu de la chance d’avoir eu sous la main une personne de la qualité de Nicolas. La lucidité d’aller au but m’a aussi bien aidé.

J’en garde un bon souvenir mais aussi, une expérience qui me sera utile dans les prochains projets, comme l’audace de recadrer une personne, la technique de prise de son, une certaine sensibilité, pour le paysage sonore…

Interview avec Jean, sourcier.

J’ai eu la chance de faire mon interview sonore avec une personne qui n’était pas timide, ouverte, intéressante et « docile » dans les questions que je lui posais. L’interview s’est très bien déroulée, j’ai réussi à mener le dialogue là ou je voulais qu’il aille. Jean n’était pas intimidé par le micro, il était heureux de parler de son talent, toujours avec le sourire aux lèvres, j’ai passé une heure agréable en sa compagnie.

Si la prise son était à la hauteur de mes espérances à première vue, c’est au montage que tout s’est compliqué. Que choisir ? Dans quel ordre ? Quel est le plus important ?  Il m’en avait beaucoup dit, en passant par la technique à des anecdotes toutes aussi drôles les unes que les autres. J’ai alors décidé de baser mon interview sonore sur ce que c’était qu’être sourcier. Comment cela marchait-il ? Mais ce qui est ressorti lors de l’écoute en classe c’est que le personnage n’était pas assez dessiné dans ce que j’avais choisir. Mon erreur a été de ne pas mettre l’une de ses histoires personnelles, bien présente dans les 25 minutes de rush que j’avais.

Lorsque nous aurons la ligne directrice pour notre webdocumentaire portant sur la musique électronique à Lyon, je veillerai à ce que la qualité sonore reste la même que mon interview sonore. Cependant, je ferai particulièrement attention à mettre la personne interviewée en situation en fonction de l’angle de l’interview que nous aurons mis en place. Aussi, ce travail m’a aidé à comprendre ce qu’était un vrai paysage sonore, quels étaient les pièges et quelles étaient les réussites. C’est maintenant à moi à m’entrainer de nouveau pour fournir un travail digne d’être posté sur un projet de formation important.