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Trois courts métrages à voir (absolument)

C’est dans la capitale arvene que j’ai passé trois jours à visionner des courts métrages à l’occasion du festival de Clermont-Ferrand. Ce festival annuel s’est déroulé du 5 au 13 février 2016. Parmi les nombreux courts métrages que j’ai eu l’occasion de découvrir, trois d’entre eux m’ont vraiment marqués.

Tout d’abord Son in the baber shop réalisé par Nathan Douglas en 2015. Un plan séquence bluffant  de sept minutes dans lequel deux conversations se croisent. J’ai adoré la manière dont le réalisateur à pensé son court métrage pour mettre en évidence la souffrance d’un adolescent en mal de son père. Un court métrage touchant avec un jeu d’acteur remarquable.

Ensuite Mademoiselle remarquable et sa carrière  réalisé par Joanna Rubin Dranger en 2010. Une animation presque enfantine qui témoigne du mal être d’une jeune femme rongée par son passé. L’angoisse du personnage face à sa vie est très bien illustrée. L’histoire est très réaliste et bien ficelée. Ce court métrage suscite en nous une réflexion personnelle concernant notre propre vie.

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Enfin Son du serpent réalisé par Tami Ravid en 2015. Une chorégraphie tant poétique qu’époustouflante ne permettant pas au silence de s’installer. L’association de la musique et de l’image dans ce court métrage nous plonge dans des traditions africaines aussi incompréhensibles qu’émouvantes. De belles images, un beau pays, beaucoup d’émotions, un court métrage réussi.Afficher l'image d'origine

Kubrick, couleurs, et quelques mots.

On utilise massivement le mot « image », hors, ses significations sont multiples : phénomène optique ou graphique, métaphore purement verbale…

Mitchell est l’intellectuel qui a su poser des différenciations claires, théorisées en bonne et due forme, et il a précisé les études de ces domaines par le Visual Studies, l’étude des médiums visuels (du cinéma aux jeux-vidéos).

Dans ce supercut, réalisé par Rishi Kaneria, on peut observer l’utilisation que fait le méticuleux réalisateur Stalney Kubrick des couleurs dans la composition de ses plans.
Le rouge, couleur récurrente de la filmographie du réalisateur, apparaît pour des scènes de violences, de passions, alors que le bleu, couleur plus froide, est liée à des scènes plus planantes ou résolument tristes, comme les discussions de lit du couple Kidman-Cruise dans Eyes Wide Shut.

Ces analyses peuvent sembler évidentes, parfaitement claires, mais il faut remarquer que leur existence résulte aussi des théories de Mitchell. Le cinéma Kubrick est un exemple parfait pour matérialiser le Pictural Turn, cet expression qui désigne l’idée que le langage visuel a un rôle prédominant face au langage verbale.

De Kubrick, on retient l’esthétique, pas les dialogues. Il existe très peu de répliques fortes, employées comme citations, et pour cause : ce qui est le plus parlant chez ce réalisateur, c’est le cadre, les couleurs, les images. Elles résument à elles seules les émotions, l’action, les pensées des personnages.

L’image porte donc une force de signe bien supérieure à ce qu’on pourrait imaginer de prime abord, et elle a cela d’insidieux que son impact est, très souvent, inconscient.